
Et si les économies demandées par le gouvernement pour l’assurance chômage se trouvaient du côté des ruptures conventionnelles ? Le Medef, la CPME et l’U2P ont dressé une liste de propositions pour parvenir à 1 milliard d’Euros d’économies, contre les 400 millions demandés par le gouvernement. Une réunion à ce sujet doit se tenir le 19 février entre les partenaires sociaux, avec des conclusions attendues le 25 février par le gouvernement. Pour le patronat, il faut aller chercher ces économies du côté des ruptures conventionnelles, qui ont coûté 9,4 milliards d’Euros en 2024.
Les organisations patronales proposent que les allocataires ayant signé une rupture conventionnelle voient leur durée d’indemnisation réduite : 20 mois au lieu de 24 pour les moins de 55 ans, et 30 mois au lieu de 36 pour les plus de 55 ans, rapporte BMFTV. L’indemnisation serait réduite de 25% passé cette durée. Le Medef, la CPME et l’U2P souhaitent aussi voir étendre la dégressivité des allocations en abaissant le plafond actuel. Celui-ci est placé à 4 500 Euros bruts mensuels aujourd’hui.
D’autres postes d’économies
Le patronat envisage aussi des économies du côté des intermittents. Alors qu’ils doivent cumuler 507 heures de travail sur les 12 derniers mois pour être indemnisés, ce quota passerait à 557 heures. Ils sont aussi allés regarder du côté des transfrontaliers, ce qui devrait faire plus consensus avec les syndicats. Aujourd’hui, un Français qui travaillait en Suisse ou au Luxembourg avant de perdre son emploi reçoit ses indemnisations de la France. Le patronat propose qu’ils la reçoivent du pays dans lequel ils ont cotisé.



















