
La France est en retard sur la transparence salariale. La directive européenne, votée en 2023, visant à renforcer la transparence des salaires et l’égalité femmes-hommes ne sera finalement pas transposée en droit français avant l’échéance du 7 juin, rapporte Le Parisien. «Le projet de loi sera transmis au Conseil d’État au plus tard pour dimanche prochain, 7 juin», a assuré le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, sur France 2. Mais il reste encore de nombreux obstacles. Les syndicats et le patronat sont en désaccord Pourtant, le gouvernement souhaite que la loi soit votée «avant la fin de l’année».
Il va donc falloir se mettre d’accord. D’un côté, les organisations syndicales comme la CFDT, la CGT et FO souhaitent que le texte européen soit transposé dans la loi française rapidement. Le but est de favoriser l’égalité salariale entre les hommes et les femmes. Il faut dire que, selon l’Insee (2024), le revenu salarial moyen des femmes dans le secteur privé est inférieur de 21,8 % à celui des hommes. À temps de travail égal, l’écart est de 14 %. Pour un emploi dans la même entreprise, il est de 3,6 %. Mais les organisations patronales font traîner les choses, argumentant que le texte est un «monstre de compléxité». Hubert Mongon, négociateur du Medef, assure que le texte européen «a des contradictions et n’est pas opérationnel».
Ce que ça change pour les entreprises en France
Il reste donc encore du temps aux entreprises françaises pour s’adapter. Mais elles devront bien finir par le faire. Une fois la loi adoptée en France, elles devront déclarer les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes à travail égal. En cas d’écart trop important sans raison, elles devront prendre des mesures pour y remédier sous peine de sanctions. Les entreprises ne pourront également plus demander aux candidats quelle était leur rémunération à leur ancien poste. De quoi changer des habitudes prises depuis des années.



















