Entrepreneur dans l’âme et infatigable défenseur de la liberté d’entreprendre, Jean-Philippe Cartier vient d’ajouter une corde à son arc en s’engageant dans le débat public. Le Président de H8 Invest, la holding d’investissement qu’il a fondée il y a bientôt quinze ans et qui détient des participations dans une quarantaine d’entreprises issues de tous les secteurs, lance le mois prochain Le Pouvoir de l’action. Grâce à ce mouvement associatif visant à libérer l’entrepreneuriat et à réhabiliter ses acteurs, il veut donner la parole à cette France «qui bosse et crée de l’emploi» et dont les politiques, regrette-t-il, ignorent la valeur.

A quand remontent vos premiers pas dans le monde de l’entrepreneuriat ?

J’avais 14 ans : j’achetais des nappes au téléachat pour les revendre, avec une plus-value, aux mères de mes copains. Quatre ans plus tard, je vendais des jeux vidéo à l’école, puis j’ai monté une société de petites annonces automobiles, Autoreflex, que j’ai revendue en 2012.

C’est à ce moment-là que vous créez H8 Invest, votre holding d’investissement ?

Exactement. Le concept de holding est très mal compris en France. Dans la bouche des politiques, c’est un mot vulgaire, désignant une structure qui permettrait de cacher de l’argent, alors que son principe est à l’opposé même. Plutôt que de toucher les fruits de sa vente, il consiste en effet à les réinjecter dans l’économie en investissant dans des entreprises, ce qui crée de la valeur et de l’emploi.

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