Nelly enrage de devoir travailler plus longtemps. Cette Grenobloise de 60 ans, salariée chez une fleuriste du centre-ville, était pourtant tout près du but ! «Il me restait deux ans à faire, mais avec la réforme Macron, j’en prends pour neuf mois supplémentaires», regrette-t-elle. Comme beaucoup de Français, elle garde un souvenir ému des années Mitterrand et de la retraite à 60 ans. Qui se souvient en revanche que le Conseil national de la résistance, à la sortie de la Seconde Guerre mondiale, a construit notre système de retraite avec un âge légal de départ à… 65 ans ? «En 1981, j’avais 18 ans et j’ai voté pour Mitterrand parce qu’il avait promis les radios libres, pas pour la retraite à 60 ans. Malgré tout, c’est devenu un acquis social auquel j’étais attachée et qui me paraissait intangible», poursuit Nelly.

Sa conscience politique est une première fois ébranlée en 2010 avec la réforme Woerth, qui recule l’âge légal à 62 ans. «J’ai beaucoup battu le pavé à ce moment-là. La réforme est passée, nous avons perdu, mais je pensais qu’après l’effort consenti, on n’y reviendrait plus», regrette la fleuriste. Las, avec la réforme Dussopt-Macron, nous entrons dans l’ère nouvelle de la retraite à 64 ans !

Avant la réforme, beaucoup de personnes quittaient déjà la vie active après 62 ans

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