
Les auto-écoles touchées de plein fouet. Déjà impactées par la fin du CPF pour financer le permis de conduire, elles sont aussi touchées par la hausse des prix du carburant, liée à la guerre au Moyen-Orient. «Tous les matins, c’est la première chose que je regarde. Puisque ça m’impacte directement», explique, à France 3 Occitanie, Mohamed Sam, le gérant d’une auto-école toulousaine qui a vu son budget carburant augmenter d’environ 30 %, soit plus de 3 000 euros supplémentaires sur un mois.
Et pour cause, les tarifs à la pompe n’ont jamais été aussi élevés depuis le début du conflit. Le prix moyen du diesel s’élevait, mercredi 1er avril, à 2,25 euros pour un litre, une première depuis plus de quarante ans. De leur côté, le Super 98 a atteint 2,07 euros le litre et le Sans Plomb 95 - E10 se rapproche dangereusement de la barre des 2 euros, avec une moyenne à 1,991 euros par litre.
60 euros supplémentaires pour 20 heures de conduite
Pour combler les pertes, les auto-écoles ont déjà commencé à augmenter le prix du permis de conduire. Certains élèves doivent payer des frais liés au carburant. Patrice Bessone, représentant de la branche auto-écoles du syndicat Mobilians, a évoqué publiquement une hausse possible comprise entre 1 et 3 euros supplémentaires par heure de conduite.
Pour un candidat qui réalise 20 heures d’apprentissage, la facture augmenterait de 60 euros et pourrait atteindre 90 euros en plus pour un candidat qui fait 30 heures. Pour rappel, obtenir le permis B dépasse régulièrement 1 800 euros dans de nombreuses régions, selon plusieurs estimations.
Des aides prévues par l’État ?
Une question se pose désormais : les auto-écoles bénéficieront-elles d’une aide de l’État pour absorber le choc ? Le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, a évoqué mardi 26 mars de nouvelles mesures ciblées pouvant arriver prochainement pour les «gros rouleurs». «On est des gros rouleurs, mais est-ce qu’on va faire partie de ce bloc de personnes concernées ?», s’interroge Marie Martinez, monitrice d’auto-école et vice-présidente de l’Union nationale des indépendants de la conduite au micro de LCI. Ce qui n’était pas le cas lors de précédentes demandes d’aides. «Ce n’est pas gagné, nous avions eu la même chose il y a quelques années et les écoles de conduite n’étaient pas incluses sur la liste», se remémore-t-elle.
Certaines auto-écoles réfléchissent à changer de modèle en passant à l’électrique afin de réduire la dépendance au carburant, explique Le HuffPost. Mais un problème se pose : l’investissement de départ qui peut être très lourd financièrement, surtout pour les petites structures.
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