Une tendance largement à la baisse. D’après les données publiées dimanche par la Plateforme automobile (PFA), les ventes de voitures neuves en France ont chuté de 14,7 % en février sur un an, ce qui montre que le début de 2026 est très difficile pour le marché automobile. Durant ce deuxième mois de l’année, plus de 120 000 voitures particulières neuves ont été immatriculées à travers la France. «On est sur du -30% par rapport à 2019», confie un porte-parole de la PFA à l’AFP, et ce, alors que le marché avait déjà baissé en janvier.

Par rapport à 2025, les ventes ont considérablement baissé de 23,5 % chez Renault, et de 19,2 % du côté de Toyota. Si l’on excepte la crise des semi-conducteurs en 2022 lors de laquelle les constructeurs automobiles ne pouvaient plus fabriquer suffisamment de voitures pour répondre à la demande, «on atteint un plus bas historique pour un mois de février, comme on en n'avait pas vu depuis 15 ans», explique cette source. Les Français, peut-être sur la retenue en 2025 en raison du prix et des incertitudes politiques, n’ont pas vu leur comportement évoluer cette année pour l’instant.

La bonne tenue de l’électrique, un trompe-l’oeil

En effet, depuis le début du mois de janvier, les ventes ont baissé de 11,1 %. Quant aux véhicules électriques, leur part de marché était de 27 %, après avoir atteint en janvier un plus haut historique à 28 %. Toutefois, selon le porte-parole de la PFA, en ce qui concerne l’électrique, cette bonne tenue est surtout un «effet d’optique» qui s’explique par deux facteurs : l'obligation pour les professionnels de passer à l'électrificaiton de leurs véhicules et le leasing social, dispositif d'aide à l'achat de voitures électriques. «On est loin d'une vraie dynamique», avoue-t-il, alors que cette tendance devrait rapidement prendre fin dans les mois à venir.

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