
Mauvaise nouvelle pour les gourmands : savourer du chocolat risque bientôt de coûter encore plus cher. Le Ghana a annoncé ce lundi 4 août une forte revalorisation du prix du cacao payé aux cultivateurs, afin de soutenir leur revenu, rapporte TF1. Pour la campagne 2025-2026, le pays prévoit une hausse de 62,6% : la tonne passera de 3 100 dollars (environ 2 678 euros) à 5 040 dollars (4 353 euros). Objectif affiché : garantir une rémunération décente aux producteurs, jugés essentiels à l’économie nationale, selon le ministre des Finances Cassiel Ato Forson.
Cette décision intervient dans un contexte où les chaînes d’approvisionnement sont déjà fragilisées par les aléas climatiques et le vieillissement des exploitations. Elle pourrait accentuer la pression sur les cours mondiaux du cacao, avec des répercussions attendues sur le prix des tablettes et autres confiseries. Deuxième producteur mondial derrière la Côte d’Ivoire, le Ghana fixe généralement ses tarifs en premier, poussant son voisin à s’aligner pour rester compétitif.
Un décalage avec les prix du marché
Actuellement, la Côte d’Ivoire rémunère ses producteurs autour de 2 440 dollars la tonne (environ 2 073 euros). Le prix FOB (franco à bord) du cacao, lui, s’est déjà envolé, atteignant en moyenne 7 200 dollars la tonne, un chiffre situé entre les contrats passés à 2 600 dollars en 2023-2024 et les prévisions pour 2025-2026.
Si cette politique vise à protéger les revenus des producteurs lors des baisses de prix, certains experts jugent qu’elle arrive tardivement : les mécanismes de contrôle n’ont pas suivi l’envolée récente des cours mondiaux.


















