
Comme chaque année à Pâques, le chocolat devient la star des rayons de supermarché. Mais en 2026, ce ne sera peut-être pas le cas en raison de la hausse des prix du produit. La campagne de chocolat, c’est «-15% de volume à l'approche de Pâques : le chocolat est devenu un produit trop cher », déplore Dominique Schelcher, PDG de Coopérative U, sur RTL, ce vendredi 3 avril. Selon UFC-Que Choisir, les lapins, poules et autres friandises chocolatées coûteront en moyenne 4% plus cher que l’an dernier. Et si on l’ajoute à celles enregistrées les années précédentes (9% en 2023, 5% en 2024, 14% en 2025), les tarifs ont augmenté de 36% sur les quatre dernières années.
Une évolution qui peut paraître incompréhensible alors que l’inflation n’est que de 14% sur la même période et que le prix du cacao a été divisé par trois depuis un an. Il est même revenu au même niveau qu’en août 2023 (3 100 dollars la tonne) après avoir atteint des sommets en 2024 à plus de 12 000 dollars la tonne, ce qui résulte de mauvaises récoltes en Afrique de l’Ouest début 2024. «Les prix sont revenus à la normale», précise le dirigeant du quatrième groupe alimentaire français.
«Les plus gros fournisseurs sont allés trop loin»
Mais alors comment expliquer cette hausse ? Selon Dominique Schelcher, certains fournisseurs pratiquent des abus. «Lors des négociations commerciales, il y avait des demandes de hausse à deux chiffres. Nous sommes parvenus à les réduire à moins de 10% mais ça reste trop élevé. Les plus gros fournisseurs sont allés trop loin en pensant que les Français pouvaient payer le chocolat qu’il aime. Mais les Français disent stop et ils ont raison», détaille-t-il au micro de Thomas Sotto. Les grandes marques nationales affichent 5% de hausse en moyenne, quand les chocolats de marque distributeur présentent des prix stables, explique UFC-Que Choisir.
"-15% de volume à l'approche de Pâques : le chocolat est devenu un produit trop cher. Les Français disent stop et ils ont raison"
— RTL France (@RTLFrance) April 2, 2026
Dominique @schelcher, PDG de Coopérative U, face à @ThomasSotto dans #RTLMatin pic.twitter.com/7aLW4PcCd1
De son côté, le Syndicat du chocolat se justifie par un délai parfois très long entre l’achat des fèves de cacao et la mise en rayon des produits : «Le cacao destiné à Pâques 2026 a été acheté il y a de nombreux mois voire, pour certaines entreprises, au moment du pic du cours.» Ainsi, beaucoup de chocolatiers n’ont pas eu le temps de répercuter la baisse sur les tarifs du chocolat de Pâques.
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