
Des billets à partir de neuf euros chez Volotea pour le mois de juillet, des offres «tout compris» à partir de 435 euros pour quatre nuits chez EasyJet ou encore des vols Paris-New York chez Air France KLM et Transavia dès 499 euros… à l’approche des vacances d’été, les compagnies multiplient les offres promotionnelles. A cause de la guerre en Iran, elles doivent en effet remplir leurs avions, dans un contexte où le pouvoir d’achat est en berne et où les prix des billets ont globalement augmenté. Dans les faits, les tarifs sont donc très alléchants. Mais est-ce réellement le cas ?
A y regarder de plus près, ces tarifs affichés bas sont des prix d’appel, souligne RMC. Les usagers en sont conscients, ils doivent passer à la caisse s’ils souhaitent ajouter des bagages en soute. Idem pour le choix des sièges. Mais ce n’est pas tout. Depuis quelques mois, de nombreuses compagnies font payer les bagages cabine. Or, les compagnies aériennes font tout pour vous inciter à souscrire à ces options et faire grimper la note finale. Ainsi, un billet affiché à 99 euros peut rapidement se transformer en 159 ou 179 euros.
Assurances inutiles, packages plus chers…
Nos confrères citent également une enquête du magazine 60 Millions de consommateurs qui déplore le fait que les compagnies mettent trop souvent en avant les billets les plus chers. Un simple billet peut donc varier du simple au double en quelques clics, et en réalité, vous ne paierez jamais les prix affichés à l’origine. Rappelez-vous que chez les enseignes low cost, il faut tout le temps rajouter le prix du siège, celui des bagages et parfois rajouter des frais annexes pour des erreurs au moment de l’inscription ou encore de l’enregistrement.
Il faut également bien vérifier toutes les informations et les conditions de vente au moment de la réservation des billets pour éviter de souscrire à des services que vous ne souhaitez pas. C’est le cas notamment pour les assurances, proposées en option, et décrites comme utiles, voire nécessaires à l’usager, alors que très souvent, via les cartes bancaires, les passagers sont déjà couverts. Enfin, il est conseillé de se méfier des offres ou des «packages» tout compris, avec vol et hôtel. Souvent, réserver les deux séparément coûte moins cher.
Dernier point à surveiller en cas d’annulation ou de retard de votre vol : le remboursement. En théorie, au départ de la France, un vol ayant trois heures de retard ou plus donne droit à une compensation forfaitaire comprise entre 250 euros et 600 euros. Mais depuis le mois de février, alors que les compagnies rechignent déjà à vous rembourser automatiquement, la réglementation s‘est durcie puisqu’il faut désormais passer par un médiateur avant de possiblement saisir la justice par assignation. A noter que des plateformes comme AirHelp peuvent vous aider dans vos démarches si vous vous sentez perdu.
>> Notre service - vol annulé / retardé, êtes-vous éligible à une indemnisation ?



















