
Habitué des avions ou non, vous le savez donc peut-être, mais en cas de retard important ou d’annulation de votre vol, vous avez des droits. Par exemple, si votre vol est arrivé avec trois heures de retard ou plus, vous avez droit à une compensation forfaitaire comprise entre 250 euros et 600 euros. Des indemnisations qui ne comprennent pas cependant certaines circonstances «extraordinaires». Mais rien n’est automatique et il faut faire la réclamation auprès de la compagnie. Or, depuis le 7 février, la règle a changé.
Si vous n’avez pas reçu de réponse ou que la réponse est négative, vous devez désormais obligatoirement saisir le Médiateur Tourisme et Voyage (MTV) avant d’engager une action en justice. Une démarche gratuite. Toutefois, si aucune solution amiable n’est trouvée, vous devez alors saisir la justice par assignation et donc avoir recours à un avocat (donc, engager des frais). Alors, pour éviter les problèmes, mieux vaut bien choisir sa compagnie, indique Le Parisien. Car à ce petit jeu-là, toutes n'offrent pas les mêmes garanties.
Vueling, Iberia, American Airlines à éviter ?
Si 60 000 requêtes ont été déposées par les passagers en 2024, le médiateur du tourisme et des voyages a été saisi 15 000 fois. Avec ces nouvelles dispositions, les saisines devraient bondir. «Nous nous sommes organisés pour absorber le mieux possible cette nouvelle activité», assure auprès du Parisien René-Marc Chikli, président de la Médiation du tourisme et des voyages. Problème, seuls les dossiers touchant les compagnies membres de cette médiation seront recevables.
Or, comme le soulignent nos confrères, c’est loin d’être le cas de toutes les compagnies, à commencer par certaines bien connues des Français. C’est le cas de celle à bas coûts espagnole Vueling, tout comme de sa maison-mère Iberia. De très grandes compagnies aériennes sont également absentes, à l’image de Delta Airlines et American Airlines (Etats-Unis) ou encore de la Grecque Aegean Airlines. A contrario, EasyJet et Ryanair en font partie, tout comme Air France évidemment. Mais également Turkish Airlines et Air Algérie.
Toutefois, le président de la Médiation du tourisme et des voyages tient à rappeler que les compagnies non-membres «sont directement soumises à une amende de 15 000 euros en cas de contestation». Or, comme cela devrait être le cas avec la nouvelle réglementation européenne, cela sera «difficilement tenable si les dossiers se multiplient». Selon René-Marc Chikli, «la situation devrait donc rapidement s’éclaircir.»
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