Voilà plus d’un an que la loi Descrozaille limite les promotions sur les produits d'hygiène à 34%. Mais mi-février, les députés Stéphane Travert (Ensemble) et Julien Dive (LR) ont déposé une proposition de loi pour autoriser de nouveau ces super-promos afin de «permettre de soutenir les ménages dans un contexte d’inflation élevé sur les produits de consommation courante». Mais un mois plus tard, les députés de la commission des Affaires économiques se sont montrés beaucoup moins enthousiastes, laissant entendre qu’elles ne seraient pas de retour.

Une décision qui ne plaît pas du tout à Michel-Edouard Leclerc. Invité de RTL ce mercredi 19 mars, il a torpillé les hommes politiques français qu’il a avoué «ne pas comprendre». «J’avais bien vu que pendant la crise du Covid-19, ils n’étaient pas allés acheter de masques que la grande distribution avait achetés…», a rappelé dans un premier temps le patron du groupement Leclerc.

Donald Trump «stresse le marché»

Mais surtout, il ne les «comprend pas» sur leur décision de refuser le retour des super-promos. «Si la politique veut renouer avec son peuple, si elle veut être populaire (…) On n'interdit pas les super-promos sur les couches, les protections menstruelles, ou les lessives», a-t-il fustigé. Faut-il par ailleurs s’attendre à une hausse de prix en rayons ? Sur ce point, Michel-Édouard Leclerc a tenu à être rassurant. «Non, on a bien négocié.»

Si «de grandes baisses de prix» n’ont pas été obtenues, une «inflation inférieure à 1% jusqu'à la fin de l'année» a été sanctuarisée. Michel-Edouard Leclerc a enfin reconnu que Donald Trump était en train de «stresser le marché» avec ses annonces sur les droits de douane, mais qu’il n’y avait «pas encore le feu au niveau des hyper et des magasins». Quant aux œufs, il n’y «pas de pénurie» en magasin.