
Sera-t-il ou ne sera-t-il pas candidat à la prochaine élection présidentielle ? Il ne s’agit pas de l’avenir d’un des leaders politiques français qui est en question, mais bien de celui de Michel-Edouard Leclerc. Depuis quelques mois, l’idée d’une potentielle candidature du patron du groupement Leclerc a été évoquée, notamment après ses déclarations sur BFMTV au mois de février où il disait, tout sourire, être «disponible pour la nation» et prêt à «nourrir le débat». De nouveau sur la chaîne d’information, Michel-Edouard Leclerc était interrogé sur le sujet mardi 20 mai.
Mais comme à son habitude, il bottait en touche rappelant seulement que, s’il allait «un jour en politique, ce (ne serait) pas pour jouer les seconds rôles, mais pour faire avancer les choses.» Toutefois, quelques minutes plus tôt, il nuançait : «Je pense que je peux être utile, mais je n'ai vraiment pas de rêve présidentiel.» C’est sur son site internet que le patron de grande distribution a tenu à mettre les choses au clair, ont repéré nos confrères. En reprenant la photographie d’un kiosque et une Une de Challenges où il est inscrit «Et si c’était lui…» (pour la présidentielle 2027), le patron se dit «surpris».
Le pouvoir n’est «pas sa came»
En effet, selon Challenges, sa candidature ne serait pas vue d’un mauvais œil par les Français, à l’image d’autres patrons français. Mais là encore, Michel-Edouard Leclerc préfère s’en amuser dans un billet : «Moi, Président de la République ? Ma réaction». Il explique d’abord qu’il n’a «jamais eu la prétention de briguer à la magistrature suprême» ni d’ailleurs «d’avoir un rôle institutionnel». En outre, il «ne souhaite pas rentrer dans un parti». Le patron confirme tout de même qu’on lui a proposé, mais qu’il préfère rester «indépendant».
Ce statut, il compte le conserver, lui qui «peste contre l'actuelle paralysie française et un discours inaudible pour la plupart de nos concitoyens». D’ailleurs, il n’est «ni fasciné, ni attiré par le pouvoir», ce n’est pas «sa came» et il préfère «l'action» et «faire avancer des projets». Incarnant une marque, il lui serait compliqué d’exercer le pouvoir dans ces conditions, rappelle-t-il. Soulignant qu’il n’y a «pas de monopole à la prise de parole politique», il se demande pourquoi il est cité dans de tels sondages.
Un appel aux réformes
«Est-ce pour nourrir l'idée de dégagisme en politique ou discréditer d'autres prétendants ?», questionne le patron de Leclerc. Dénonçant une nouvelle fois les mesures envisagées pour équilibrer les comptes publics ou encore le manque de «travail collectif» face aux menaces américaines, il appelle à réformer face aux normes trop présentes et à une «relance de l'ascenseur social par la rémunération du travail». Il cite enfin Malraux : «Ce qui compte, ce n'est pas d'être Roi, mais de bâtir le Royaume.»




















