La crise politique commence à coûter cher. Déjà, la dissolution en 2024 avait été chiffrée par l'OCDE à environ 0,3% de PIB, soit plusieurs milliards d'euros, d'après l'OFCE rapporté par Franceinfo. Un peu plus d'un an plus tard, les chiffres de Trendeo confirment l'enlisement de l'industrie française. L'instabilité politique provoque un ralentissement de l'activité économique, notamment dans le secteur de l'industrie. À la fin du premier semestre 2025, seules 65 usines ont été ouvertes et 80 ont mis la clef sous la porte. Un bilan préoccupant.

Selon le domaine précis, les conséquences ne sont pas identiques. Les plus touchées sont en réalité les petites structures, PME ou ETI par exemple, surtout dans l'agroalimentaire. Peu solides face aux aléas, ces sociétés prennent de plein fouet la crise à cause de la perte d'investisseurs notamment. À l'inverse, l'industrie pharmaceutique, l'aéronautique ou le spatial tirent plutôt bien leur épingle du jeu. À titre d'exemple, quatre nouveaux sites industriels ont été créés dans le secteur de la santé en 2025.

Moins d'impôts, plus d'usines ?

Le 22 septembre dernier, la Cour des comptes avait publié des idées de solutions pour accompagner davantage le secteur industriel français. Elle avait proposé d'«alléger les impôts de production en fonction des marges de manœuvre financière». Le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO) avait estimé que le domaine est «affecté par des prélèvements obligatoires de natures diverses». Parmi eux, les prélèvements sur la masse salariale, les impôts sur la production, les impôts sur les bénéfices ou encore sur les produits.

Une question importante car même de grands groupes tels que Capgemini battaient récemment de l'aile en raison des «conditions de marché ont été très défavorables dans le secteur de l'industrie et en France» avait souligné le directeur général Aiman Ezzat. L'idée d'une exonération fiscale pour ces sociétés avait également été avancée par le CPO.