
Les cadeaux ont été ouverts et, pas de chance, il y en a un qui ne vous va pas du tout. Que ce soit un vêtement trop petit ou trop grand, un jeu que vous avez déjà, un objet que vous n’aimez pas… Vous allez donc être tenté de faire un retour en magasin. Pour cela, l’Institut national de la consommation prévoit des règles strictes. Comme le rapporte Le Maine Libre, «la reprise et le remboursement d’un produit, d’un vêtement ou d’un appareil acheté, ne sont pas une obligation pour le professionnel. Autrement dit, la loi ne prévoit pas le principe d’un droit au remboursement». C’est donc au commerçant de prendre cette initiative, ce qui est assez courant.
Pour autant, si vous avez reçu un cadeau défectueux, «vous pouvez invoquer la garantie légale de conformité». Si vous avez eu la chance de recevoir un nouveau téléphone sous le sapin, mais que celui-ci ne s’allume pas, vous pouvez demander l’échange ou le remboursement de celui-ci sous 14 jours. En revanche, si vous êtes en cause pour ce dysfonctionnement, le vendeur n’a aucune obligation. C’est tout de même à lui de prouver qu’il n’est pas responsable. Concernant les achats en ligne, vous avez le droit de changer d’avis, peu importe la raison. C’est ce qu’on appelle le droit de rétractation. Vous avez 14 jours pour l’exercer à partir du moment où vous avez reçu le colis.
Que faire si on me refuse le remboursement ?
Il y a ensuite les achats de seconde main. Si ceux-ci ont été faits entre particuliers, ce sont les règles de la plateforme qui s’appliquent, comme Vinted ou Le Bon Coin. S’il s’agit d’un vendeur professionnel, la garantie est de mise. Si un commerçant refuse d’appliquer les règles, que ce soit celles qui sont affichées en magasin ou celles mises en place par la loi, vous pouvez dénoncer cette pratique via la plateforme Signal Conso. Enfin, concernant les achats faits sur un marché de Noël, il n’y a aucune obligation d’appliquer le droit de rétractation.


















