
L’argent rend parfois fou, et c’est peut-être encore plus le cas quand on travaille à son contact. C’est sans doute ce qui a coûté cher à ce conseiller bancaire des Alpes-Maritimes, raconte Nice-Matin. Le 9 mars dernier, ce banquier exerçant à Antibes a eu la désagréable surprise d’être interpellé, la brigade financière le soupçonnant d’avoir détourné l’argent d’une de ses clientes. On ne parle pas ici d’une petite somme. Non, le conseiller bancaire aurait détourné pas moins de 91 000 euros en espérant que ses petites manigances passent sous les radars.
Toutefois, selon les premiers éléments de l’enquête, le prévenu semblait avoir bien réfléchi à son stratagème. S’il se servait directement sur le compte de sa cliente, il n’effectuerait pas de virements sur son compte personnel (trop voyant). Nos confrères de Nice-Matin indiquent qu’il réalisait chaque semaine, ou toutes les deux semaines, des retraits en espèces en agence, en imitant sa signature. Comment ? En utilisant les identifiants de sa victime auxquels il avait accès. Mais à force de voir de l’argent s’évaporer sur son compte, la cliente a donné l’alerte.
Voiture, appartement et objets de luxe
Alertant une première fois le directeur d’agence, ce dernier a mené une petite enquête, constaté l’infraction, puis accompagné la victime dans ses démarches pour déposer plainte, jusqu’à fournir tous les documents nécessaires. Evidemment, le directeur d’agence a également fait en sorte que la cliente soit intégralement remboursée. L’enquête a également mis au jour le fait que de l’argent transitait sur les comptes de son frère et de sa mère, visiblement pas au fait de ses agissements. A quoi servait cet argent ? A mener un train de vie de luxe !
Les enquêteurs ont notamment découvert que l’argent volé avait servi à financer le leasing d’un véhicule, plus précisément une Tesla, et qu’il avait également pu acquérir en novembre 2025 un appartement à Antibes à hauteur de 150 000 euros. Les policiers ont découvert lors d’une perquisition de nombreux objets de luxe comme des chaussures, des téléviseurs ou de l’électroménager. S’il veut bénéficier d’une procédure simplifiée, le conseiller bancaire, qui a reconnu les faits, doit rembourser la somme volée sous un mois.
S’il ne parvient pas à réunir la somme dans le délai imparti, il est passible de cinq ans d’emprisonnement, d’une lourde amende ainsi que la totalité de la somme dérobée à rembourser. Ce genre de cas reste fort heureusement rare. Depuis quelques mois, de nombreuses arnaques similaires ont vu le jour, mais elles sont liées à de faux conseillers bancaires. Il s’agit d’escrocs qui usurpent l’identité d’une banque et tentent d’amadouer leurs victimes pour vider leurs comptes bancaires. Dans tous les cas, il est conseillé de vérifier ses comptes le plus souvent possible.




















