Ils dînaient ensemble, partaient en vacances ensemble, ont même vécu ensemble. Des amis en somme. Mais cet habitant de Valence dans la Drôme a découvert que ceux qu’il considérait comme des proches étaient en fait des arnaqueurs, raconte Le Dauphiné Libéré. Tout commence en 2024. Après plusieurs années de relation, Ce Drômois se sépare de sa femme. Son couple d’amis se retrouve alors sans logement et va alors vivre chez eux pendant six mois. C’est là que l’homme du couple annonce qu’il a investi dans les cryptomonnaies.

Puis, le couple part vivre au Maghreb. «Il me disait qu'il avait des supers contrats pour des investissements et il me faisait signer des faux contrats d'un certain montant», raconte la victime auprès du Dauphiné. A plusieurs reprises, il dit avoir placé entre 20 000 et 40 000 euros sur différents comptes. Rendement annoncé : 2 175 euros par mois. Trop beaucoup pour être vrai ? Sans doute, mais le Drômois reçoit son argent les deux premiers mois. Ensuite, les virements s’arrêtent, mais le couple a toujours une bonne excuse. Souvent, ils lui disaient aussi qu’il serait payé sur son portefeuille en bitcoin. «J'étais en totale confiance», reconnaît-il.

Des vacances avec ses bourreaux… à ses frais

En plus de ces virements en retard, le quadragénaire a dû leur avancer de l’argent pour divers motifs, que ce soit des fournitures scolaires, des frais d’essence ou encore d’autres petites sommes. Mais il ne se doute de rien et continue de faire confiance, d’autant qu’il est invité à plusieurs reprises chez eux. Il va même partir en vacances avec eux en Corse sur un yacht. Sauf que ce qu’il ne savait pas, c’est qu’il était invité… à ses frais. Plus les mois avancent, plus les sommes s’accumulent. L’homme commence donc à se douter de quelque chose.

De l’autre côté, le couple a réponse à tout et montre à sa victime des pseudo preuves. L’affaire va basculer en décembre 2025 quand une autre victime du couple va le contacter, explique Le Dauphiné libéré. «La personne avait eu accès à son ordinateur et j'ai vu que tout était faux», indique-t-il. Au total, il aurait perdu dans l’affaire plus de 160 000 euros. S’il a déposé plainte, il espère se faire rembourser, car séparé de sa compagne, et criblé de dettes, il a du mal à faire face.

En invalidité depuis 2007, il a ainsi perdu toutes ses économies. «Ils ont profité de ma vulnérabilité», regrette-t-il aujourd’hui. Reconnaissant s’être fait «berner correctement», il a de ses dires «ouvert la boîte de Pandore». Obtiendra-t-il justice ? Il l’espère. Selon ses informations, son ancien «ami» serait aujourd’hui en prison au Maghreb tandis que la compagne serait rentrée en France. La procédure pourrait être longue.