La bataille fait rage autour du travail le 1er mai. Le débat a été relancé il y a quelques jours par la Fédération professionnelle des boulangers-pâtissiers qui souhaite autoriser le travail de ses salariés volontaires. Pourquoi ? Parce que des contrôles ont eu lieu ces dernières semaines, mettant à l’amende certains artisans. En effet, selon la loi, il n’existe aucune exception pour les professionnels du pain. Interrogé sur ce sujet sur Sud Radio, le député de La France insoumise de l’Essonne, Antoine Léaument s’est montré «défavorable» à son tour.

Le député LFI estime que «le 1er mai est un jour sacré» et rappelle qu’il s’agit de «la fête des travailleurs». Il ajoute : «Il faut qu’il y ait des jours qui soient des jours sanctuarisés dans lesquels il y a un point d’intérêt au fait que l’on soit tous ensemble et réunis autour d’une date.» A ce jour, il manquerait d’ailleurs «des jours sur lesquels l'ensemble du pays a des jours communs».

Un jour férié pour célébrer la Commune de Paris

Mais le député est allé encore plus loin, évoquant une autre piste, plus polémique cette fois-ci. Il propose la suppression de certains jours fériés : «S’il faut supprimer des jours fériés, il y en a un certain nombre d’autres qui sont associés à la religion qu’on pourrait éventuellement modifier», lance-t-il face à Jean-Jacques Bourdin. Faut-il supprimer Pâques, Noël ou encore l’Ascension ? «Je laisse libre», glisse seulement le député LFI.

Mais Antoine Léaument a une autre solution : créer un nouveau jour férié. Il indique d’ailleurs qu’il a «déposé une proposition de loi pour rajouter un jour férié le 18 mars». Pourquoi cette date ? Car il s’agit du «point de départ de la Commune de Paris», une «grande date de notre histoire nationale qui n’est pas assez célébrée», selon lui. Toujours sur le 1er mai, Antoine Léaument considère que des autorisations pour de nouveaux secteurs pourraient ouvrir la porte à tout.

Pour cela, il fait le parallèle avec le travail du dimanche : «On a commencé par ça et on a déstructuré des formes de temps de pause qui existaient dans la société.» Il ajoute sur Sud Radio : «Maintenant, ce n’est plus vrai que les gens peuvent choisir de travailler le dimanche : quand on laisse le capitalisme entrer par la petite porte, il met non seulement le pied, mais il entre dans le bâtiment et casse tout à l’intérieur.»

>> EURL, SARL, SCI, auto-entreprise... Entrepreneurs, notre service pour créer rapidement et simplement votre société