
C’est une facture pour le moins salée. Alors que 133 cardinaux électeurs du monde entier se sont réunis en conclave pour élire le cardinal Robert Francis Prevost comme successeur du pape François, ces derniers doivent se conformer à un protocole millimétré et très strict. Si la Constitution apostolique interdit la divulgation d’informations liées au conclave qui se tient à huis clos - sous peine d’excommunication -, l’archevêque émérite italien Anselmo Guido Pecorari s’est livré à quelques confidences auprès du Corriere della Sera.
Sans briser le silence des délibérations qui se sont déroulées au sein de la chapelle Sixtine, l’homme de foi a raconté au quotidien italien une anecdote pour le moins savoureuse qu’il a vécue lors d’un ancien conclave. Alors que les cardinaux séjournent durant tout le conclave à la résidence Sainte-Marthe, cet établissement fonctionne en réalité comme un hôtel. Une précieuse indication qu’a semblé ignorer un cardinal étranger. «Ce cardinal étranger, qui pensait que tout était gratuit, a invité dans sa chambre quelques collègues pour discuter après le dîner», a d’abord expliqué Anselmo Guido Pecorari.
Le contenu du minibar totalement vidé
La soirée s’étant prolongée dans une ambiance des plus conviviales, les hommes d’Église n’avaient visiblement rien contre un petit coup à boire. «Ils ont vidé le minibar, ils ont rapidement fini toutes les petites liqueurs», a poursuivi l’archevêque. Ce n’est finalement que plus tard, à son grand désarroi, que le cardinal a découvert que ces boissons étaient loin d’être gratuites. «Il s’est retrouvé avec tout ça sur la facture, et il l’a très mal pris», s’est souvenu Anselmo Guido Pecorari. Et d’ajouter : «Quand il a reçu la facture, il était bouleversé.»


















