
Le conclave menant à l’élection d’un nouveau pape est normalement un événement très fermé, secret même. Jusqu’à ce qu’un nouveau souverain pontife soit élu, aucune information ne filtre. Mais les jours qui suivent, quelques langues se délient et certains membres du conclave se laisseraient aller à quelques confidences. Ainsi, malgré les délibérations à huis clos, on en sait un peu plus sur les quatre tours du scrutin qui ont mené à l’élection de Robert Francis Prevost, le pape Léon XIV. Selon les informations du Corriere Della Sera, ce conclave ressemblait à celui de 2013.
Pourquoi ? Car le résultat serait le fruit d’une intelligence ecclésiastique et spirituelle des votants, mais également politique. Cette année, le grand favori était en effet l’Italien Pietro Parolin, bras droit du pape François. Très rapidement, il semble que le cardinal Parolin ait obtenu un nombre important de voix, tout comme le cardinal Luis Antonio Tagle. Mais ils se neutralisèrent. Derrière, Robert Francis Prevost obtenait également de nombreuses voix. Le 8 mai, des décomptes (non officiels) auraient fait état de 49 voix pour Parolin et 38 pour Prevost.
Un retrait de Parolin avant le quatrième tour ?
Si le cardinal italien serait resté en tête au cours des trois premiers tours, son soutien n’aurait jamais dépassé la quarantaine de voix quand celui accordé à l’Américain grimpait à chaque tour. Mais alors, comment obtenir les deux tiers des suffrages, soit 89 voix ? Il semblerait que le cardinal Parolin se soit retiré juste avant le quatrième tour, donnant pour consigne implicite de voter pour Robert Francis Prevost.
Evidemment, ces informations ne sont pas officielles, mais elles expliqueraient pourquoi Léon XIV a été élu aussi rapidement finalement. L’hypothèse d’un pape italien en a-t-il échaudé plus d’un ? La figure de modéré de Robert Francis Prevost a sans doute permis de rassembler, notamment parmi les Américains, Sud-Américains et Européens.
Pour rappel, tout membre du conclave qui se risquerait à faire fuiter une information pourrait être excommunié. Lors de la bénédiction de la place Saint-Pierre par le nouveau pape, le cardinal Parolin figurait en tout cas tout sourire aux côtés de Robert Francis Prevost.


















