Le Premier ministre arrivera-t-il à sauver sa peau ? Le 8 septembre prochain, les députés seront réunis pour lui accorder, ou non, leur confiance au gouvernement de François Bayrou. Cependant, ce dernier sent bien que ce scrutin semble tourner en sa défaveur et compte profiter de ces prochains jours pour négocier avec les différentes oppositions.

Le Rassemblement National est, notamment, prêt à rencontrer le Premier ministre avant le vote de confiance, mais ne bougera pas de sa ligne. Sebastien Chenu, le vice-président du parti, se prépare déjà à des élections législatives anticipées lors desquelles le RN remporterait la majorité des sièges de l’Assemblée nationale. Sur RTL, il songe même au nom du prochain Premier ministre : «Jordan Bardella ira à Matignon s'il a le nombre de députés qui lui permettent d'avoir la confiance de l'Assemblée nationale et une majorité absolue».

Un vote de confiance bien trop tardif

Avant que ce scénario arrive, Sébastien Chenu n’en a pas fini avec François Bayrou. Toujours au micro de RTL, il lui demande «de présenter ses excuses aux Français, d'avoir amené notre pays aux portes de la ruine économique, sociale et sécuritaire». Si François Bayrou n’est qu’à la tête du gouvernement que depuis huit mois seulement, le vice-président du RN ne minimise pas sa responsabilité sur la dette du pays : «François Bayrou est au Modem, un parti qui a voté tous les budgets sous Emmanuel Macron et sous François Hollande.»

Pour Sébastien Chenu, enfin, le vote de confiance n’est pas une mauvaise décision. Simplement, le timing n’est pas le bon. Selon lui, c’était «la première chose à faire» à la suite du discours de politique générale énoncé par François Bayrou lors de ses premiers pas en tant que Premier ministre.