Plus d’un vol sur deux a été annulé au Moyen-Orient depuis le 28 février dernier, date du début des bombardements américano-israéliens contre l'Iran. Des chiffres partagés par Cirium, spécialiste en analyses aéronautiques, qui témoignent de l’ampleur des perturbations sur le trafic aérien. Plus de 6 millions de passagers ont alors été touchés depuis le début de la guerre.

Des plateformes aéroportuaires géantes des pétromonarchies, comme Dubaï et Doha, tournent toujours au ralenti après 14 jours de conflit. Avant la guerre, Dubaï était le deuxième aéroport mondial en termes de passagers, tandis que Doha rivalisait en fréquentation avec Hong Kong et Francfort. Néanmoins, le taux d'annulation de vols dans la région, après avoir dépassé 65% du 1er au 3 mars, est retombé sous 50% cette semaine, atteignant 46,5% jeudi 12 mars, toujours selon Cirium.

Qatar Airways, compagnie la plus touchée

Compagnie la plus touchée sur les programmes de vols au départ du Moyen-Orient, Qatar Airways a été contrainte d’annuler près de 93% de ses liaisons. Etihad, basée à Abou Dhabi, a quant à elle renoncé à 81,7% de ses vols au départ tandis que dans l'émirat voisin. Emirates, qui transporte beaucoup plus de passagers par avion que la moyenne régionale - 407 voyageurs, contre 299 à Qatar Airways et 261 chez Etihad, selon Cirium - a réussi à n'annuler que 56,5% de ses décollages de Dubaï.

Mercredi 11 mars, la porte-parole du gouvernement avait annoncé que 20 000 ressortissants français avaient été rapatriés du Moyen-Orient depuis le 28 février. Parmi eux, 2 000 ont pu bénéficier de vols affrétés par l’État.