
C’est un phénomène qui n’est pas rare, surtout dans les grandes villes où les logements sont chers. Les enfants partent tard du domicile familial. Il y en a pour qui l’envol se fait à 20 ans, d'autres à 25, et certains restent même après avoir trouvé un emploi stable qui pourrait leur permettre de subvenir, même modestement, à leurs besoins. C’est le cas de cette famille italienne, comme le rapporte le Corriere della Sera. La mère d’un grand garçon de 31 ans, habitant à Ravenne, proche de Bologne, a saisi la justice en 2024.
Elle décrivait alors une cohabitation impossible : «Il travaille mais ne fait pas le ménage et ne paie pas les factures.» En somme, un grand enfant de 31 ans. Pourtant, il avait un salaire : 1 400 euros par mois grâce à un CDI de serveur. Pas assez pour vivre dans le grand luxe, mais au moins de quoi participer aux finances de la maison. Mais l’adulescent a réagi d’une manière surprenante. Il a quitté son emploi pour ne plus avoir de ressources et dépendre totalement de sa mère. Il avait même réussi à obtenir une pension alimentaire de sa mère. Logé, nourri, blanchi et avec de l’argent de poche en prime, 30 ans passés.
La justice statue du côté de la mère
Mais la mère de famille ne s’est pas arrêtée là. Le juge en charge de l’affaire n’a pas non plus apprécié la manœuvre du fils. «Il a atteint un âge où on présume qu’il a acquis une autonomie de vie, avec une pleine capacité de travail», a-t-il statué. Le fils a donc trois mois pour quitter le domicile familial. Cela devrait être suffisant pour trouver un autre emploi ainsi qu’un logement. Il doit aussi prendre en charge les frais de justice de sa mère (3 000 euros), qui ne sera plus obligée de lui verser de pension alimentaire. L’oisillon a donc fini par quitter le nid, bien que ce soit avec l’aide de la justice.



















