
À l’âge de dix-huit ans, Óscar Vinaza a acheté un appartement en bord de mer à Cadix, en Espagne. Une fois acquis, il a décidé de le louer à une famille qui ne posait aucun problème au départ. «C'est une famille très modeste et travailleuse. Ils m'ont payé pendant sept ans sans problème», raconte-t-il au journal 20 Minutos. Mais avec l'arrivée de la pandémie, «ils n'ont pas pu me payer et je leur ai donné quatre mois gratuitement».
Malgré sa générosité, l’habitant de Puerto Real n’a pas touché un centime de leur part depuis un an. Résultat : la famille lui doit maintenant plus de 9 000 euros. À cela s’ajoute la séparation du couple qui a entraîné le départ du compagnon. «Le père m'a appelé pour me dire qu'il ne pouvait plus s'en occuper et que je devais parler à son ex-compagne. Je lui ai parlé, elle m'a bloqué sur son téléphone, et j'étais à Majorque pour le travail, sans savoir quoi faire», explique Óscar.
Le propriétaire s'installe devant chez lui pour protester
Lassé par l'inaction des autorités face à cette occupation illégale, le propriétaire a choisi de camper devant sa maison pour faire pression sur eux et obtenir leur expulsion dans les plus brefs délais. Il a même proposé de lui donner 2 500 euros mais sans succès. «Elle n'a pas changé d'avis. C'était il y a un an et demi. C'est pourquoi je suis venu ici et je dors depuis cinq jours sur mon matelas et une chaise de plage», poursuit l'homme.
Face à cette ex-locataire devenue squatteuse, le propriétaire dénonce l'abandon des autorités : «Je suis complètement impuissant. Cela ne devrait pas arriver. J'ai travaillé pendant vingt-cinq ans pour pouvoir acheter une maison. Maintenant, on vous dit qu'on ne vous paiera pas demain, et c'est tout. Il n'y a personne pour vous protéger, aucune loi, rien. C'est inadmissible».
Un accord bientôt trouvé ?
Cette situation commence à toucher mentalement le propriétaire ainsi que sa mère. «J'ai donné un ultimatum à cette fille. Je lui ai dit de changer d'attitude et de quitter ma maison. Elle a refusé. Hier soir, j'ai moi-même fait une crise d'angoisse et j'ai commencé à réfléchir», explique-t-il. Et alors que tout espoir semblait perdu, Oscar va peut-être trouver la lumière au bout du tunnel. «Un médiateur de cette famille m'a contacté, et il semble que nous ayons trouvé un accord», conclut-il.
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