
À la suite d’un été où le gouvernement Bayrou n’a cessé de prévenir les Français sur la gravité de la dette du pays, la boussole du Medef, Patrick Martin, poursuit dans cette même lignée en cette rentrée de septembre. Présent à Saint-Malo pour le Forum économique breton, il a regretté, au micro de Ouest France, la démission de François Bayrou, qui a créé de l’incertitude, aussi bien «sur la scène politique» que pour «les entreprises et les ménages». «Préjudiciable à l’économie», il espère une solution politique «pérenne» le plus tôt possible, avec une priorité : s’occuper de la dette française.
En effet, selon Patrick Martin, le «rétablissement des finances publiques relève de l’intérêt général». «N’oublions pas que la dette française est majoritairement détenue par des bailleurs de fonds étrangers», insiste-t-il. Il n’est alors pas question, pour le patron du Medef, d’approuver l’idée du parti Socialiste, disant que les 44 milliards d’économies voulues par François Bayrou auraient entraîné une récession. «Le rythme de réduction de la dette française proposé par le PS» semble, pour Patrick Martin, «insuffisant et inadapté».
Pas concerné par le mouvement du 10 septembre
Au lendemain du mouvement «Bloquons tout» et à quelques jours d’actions syndicales prévues le 18 septembre prochain, le patron du Medef ne voit pas les entreprises être prises pour cible. «Nous avons le sentiment que les entreprises ne sont pas visées», a-t-il déclaré. Au contraire, il plaide même pour qu’elles «prennent part au débat public», en se basant sur un sondage Odoxa. De la même façon, il ne comprend pas les critiques émises sur les aides perçues par les entreprises, remettant alors en question un rapport sénatorial estimant à 211 milliards d’euros les aides accordées.
Patrick Martin souhaite enfin trouver des solutions pour sortir les Français de la précarité. «Pour lutter contre la pauvreté, il faut d’abord faciliter l’accès à l’emploi. L’accent doit être mis sur les jeunes», émet-il. Mais pas seulement ! Le chef du Medef veut «répondre aux difficultés rencontrées par celles et ceux qui subissent des temps partiels» en améliorant notamment «l’accès au logement et les dispositifs de garde d’enfants».


















