«Je ne nie pas la situation budgétaire actuelle, mais il y a d’autres manières de rentrer dans le sujet» pour redresser les finances publiques, a déclaré Olivier Faure sur le plateau de BFMTV, mardi 15 juillet. Quelques heures après les multiples annonces du gouvernement Bayrou, le Premier secrétaire du Parti socialiste a noté des «mesures profondément injustes» qui feraient craindre une censure prochaine de l’équipe gouvernement en place par le PS.

C’est en tout cas ce qui semble inévitable lorsque l’on entend Olivier Faure. Il prévient, mardi soir, que «sur les bases actuelles la seule perspective possible est la censure». Sans minimiser «le sujet de la dette», il dénonce une «situation qui s'est dégradée continuellement ces huit dernières années», sous-entendant depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron.

Le PS d'Olivier Faure encore prêt à discuter ?

S’il s’interroge sur la trajectoire que prend le gouvernement de François Bayrou, le patron des socialistes s'est toutefois dit prêt à discuter : «Nous ferons nos propres propositions et nous verrons comment réagira le gouvernement».

Questionnant le choix du gouvernement de chercher désespérément 44 milliards d’euros, Olivier Faure s’est également souvenu «que Michel Barnier», le prédécesseur de François Bayrou, «était passé devant la commission européenne et avait proposé 25 milliards d’euros» sans que l’instance européenne ne bronche. Interrogé sur la volonté de François Bayrou de supprimer deux jours fériés - le lundi de Pâques et le 8-Mai - Olivier Faure a indiqué qu'il ne votera pas en faveur de cette mesure qui fait déjà polémique.