La colère gronde contre le gouvernement. Alors que la pétition contre la loi Duplomb a dépassé le million de signatures, l’intersyndicale, qui rassemble la CFDT, la CGT, FO, CFE-CGC, Unsa, FSU et Solidaires, hausse le ton et dénonce elle aussi dans une pétition un plan d’économies présenté par le Premier ministre «d’une brutalité sans précédent».

Publiée sur change.org, les revendications qui y figurent sont simples : un «abandon immédiat» du projet, selon Les Échos. «Le gouvernement a choisi de faire payer les travailleuses et les travailleurs, les précaires, les retraités, les malades», déclare l'intersyndicale dans un communiqué qui accompagne la pétition. Un mouvement qui rappelle celui du barrage contre la réforme des retraites de 2023.

Des mesures jugées «brutales et injustes»

Les reproches sont nombreux : coupes budgétaires pour le service public, réformes à venir pour l’assurance-chômage, gel des prestations sociales, désindexation des retraites… Et pour l’intersyndicale, il n’est pas question de nier la réalité du déficit. C’est l’angle d’attaque qui est vivement critiqué. «Sans tenir compte des aspirations des travailleuses et travailleurs comme de l'évolution du monde du travail, le gouvernement nous annonce à nouveau une litanie de mesures là encore, brutales, injustes et inefficaces !», lit-on sur le communiqué de l’intersyndicale. Pour eux, la solution est du côté des recettes, notamment en remettant en cause les aides aux entreprises sans contrepartie, mais aussi celle des «dividendes record, surtout en cas de licenciements ou délocalisations», ou encore «en taxant les plus hauts revenus qui échappent à toute contribution réelle».

Le plan d’économies, présenté le 15 juillet dernier par François Bayrou, est donc loin de rallier les oppositions. Lors de sa présentation, de vives critiques s’étaient déjà fait entendre, notamment à gauche, tout comme des réserves dans le camp des centristes.