
Après huit mois d’opérations en Indopacifique, le porte-avions britannique HMS Prince de Galles poursuit son déploiement en Atlantique et dans le nord de l’Europe marqué par un contretemps technique. Le navire de la Royal Navy a dû interrompre son activité pour une escale prolongée en Norvège, où des opérations de maintenance sont en cours. Remis en route fin avril après un arrêt technique à Portsmouth, le porte-avions avait repris la mer dans le cadre de l’opération «Firecrest».
Cette mission vise à afficher la puissance navale britannique dans l’Atlantique Nord et la zone arctique, dans un contexte où Londres et ses alliés de l’Otan évoquent une intensification des tensions avec la Russie. Le dispositif reste toutefois limité, souligne le site spécialisé Zone Militaire : le groupe aéronaval est composé du destroyer HMS Duncan et du pétrolier-ravitailleur RFA Tidespring. Côté aérien, seuls quelques hélicoptères embarqués – deux Merlin HM2 et deux Wildcat – composent pour l’instant la force embarquée, en attendant l’arrivée prévue de chasseurs F-35B.
Une escale technique en Norvège après un exercice de l’Otan
Entre le 14 et le 17 mai, le HMS Prince de Galles a fait escale à Stavanger, en Norvège, avant de participer à l’exercice Dynamic Mongoose 26, centré sur la lutte anti-sous-marine et organisé par l’Otan. C’est à cette période qu’un problème technique mineur a été détecté à bord. Si la nature exacte de l’avarie n’a pas été rendue publique, la Royal Navy a choisi de ne pas prendre de risque et de prolonger l’escale pour effectuer des réparations. Selon des informations relayées par des sources spécialisées, les travaux seraient réalisés directement par l’équipage, qui dispose des pièces nécessaires.
Toutefois, l’accès à certaines zones du navire compliquerait l’intervention, rendant la durée de l’immobilisation difficile à estimer. Le choix de procéder immédiatement à cette maintenance serait avant tout préventif : éviter que le dysfonctionnement ne s’aggrave et compromette la disponibilité opérationnelle du bâtiment. Dans ce contexte, le porte-avions britannique pourrait théoriquement reprendre la mer, mais la Royal Navy préfère sécuriser son état avant toute reprise d’activité.
Un calendrier légèrement perturbé
Cette situation devrait entraîner l’annulation ou le report de certaines escales prévues, notamment à Copenhague. En revanche, d’autres éléments du groupe aéronaval, comme le destroyer HMS Duncan, poursuivent leur route vers leurs objectifs initiaux. Le ministère britannique de la Défense assure que cette escale technique ne remet pas en cause le déploiement global du groupe aéronaval.
Selon un porte-parole, le départ du navire de Stavanger reste prévu «dans les prochains jours», tout en soulignant la poursuite de la coopération avec les alliés de l’Otan.











