
Il est connu sous le nom de «H.W. Bush» ou encore «George H.W. Bush», voire «USS George H.W. Bush». Fleuron de l’armée américaine, le porte-avions américain est arrivé au Moyen-Orient jeudi 23 avril. Un événement de taille, a souligné le Commandement central des États-Unis, car avec son déploiement, c’est «la première fois depuis des décennies» que trois des onze porte-avions américains opèrent simultanément dans une même zone. Plus précisément, ce n’était pas arrivé depuis 2003. Le H.W. Bush a ainsi rejoint l’USS Abraham Lincoln (arrivé en janvier) et l’USS Gerald R. Ford (en février).
C’est sur ce dernier qu’a eu lieu un incendie début mars, causant la perte de 600 couchettes de marins, rappelle La Voix du Nord. C’est peut-être pour cette raison que le H.W. Bush a été déployé. Dixième et dernier-né des porte-avions à propulsion nucléaire de la classe Nimitz, ce géant des mers nommé en l’honneur du 41ᵉ président américain George H.W. Bush (1989-1993), dispose d’un vaste pont de 1,8 hectare pouvant accueillir jusqu’à 90 avions ou hélicoptères. Selon TF1, un avion peut décoller toutes les 20 secondes.
Moins cher que le futur porte-avions français
Combien a-t-il coûté ? Plus de 6,2 milliards de dollars (soit 8 milliards d’euros) après son lancement en 2003. Pouvant tirer des missiles comme les Sea Sparrow (intercepteurs) ou les RAM (destructeurs de cibles proches), il est également équipé de canons automatiques Phalanx. Ceux-ci, qui tirent à très haute cadence, peuvent neutraliser des projectiles, se révélant être un efficace système de défense. D’ailleurs, le navire possède un autre système de défense, ainsi qu’un laser anti-drones testé récemment.
Cette arme, le LOCUST, aurait «efficacement détecté, suivi, engagé et neutralisé plusieurs drones, marquant ainsi une étape décisive vers la mise en service de capacités opérationnelles en matière d'énergie dirigée», selon le service de diffusion de photos du ministère américain de la Défense (DVIDS). Déplaçant près de 100 000 tonnes en pleine charge, il peut naviguer à une vitesse de 30 nœuds, soit plus de 50 km/h.
Selon le Commandement central des États-Unis, avec ses trois porte-avions, les Etats-Unis ont déployé 200 aéronefs et 15 000 marins et fusiliers marins. A titre de comparaison, le nouveau porte-avions nucléaire, le «France libre», annoncé par Emmanuel Macron, devrait coûter environ 12 milliards d’euros. 20 ans plus tard, les coûts ont sans doute grimpé, mais le chef de l’Etat a rappelé que cet investissement était nécessaire pour la souveraineté de la France.




















