Et de quatre. Comme l’a annoncé le chef de l’Etat Emmanuel Macron ce lundi 1er juin, un nouveau navire russe, sous sanctions internationales a été arraisonné par la Marine française : «La Marine nationale a arraisonné hier matin un nouveau pétrolier sous sanctions internationales en provenance de Russie : le Tagor. Notre détermination est constante et totale», a affirmé le chef de l’Etat. Une intervention réalisée «en Atlantique, en haute mer, avec le soutien de plusieurs partenaires, dont le Royaume-Uni, dans le strict respect du droit de la mer».

Emmanuel Macron a aussi rappelé qu’il était «inacceptable que des bateaux contournent les sanctions internationales, violent le droit de la mer et financent la guerre que mène la Russie contre l’Ukraine depuis plus de quatre ans», soulignant enfin que ce genre de navires «qui ne respectent pas les règles les plus élémentaires de navigation maritime constituent une menace pour l’environnement et pour la sécurité de tous».

Quatrième arraisonnement en dix mois

Comme le rappelle BFM, la France a annoncé le 8 avril dernier qu’elle voulait doubler les peines applicables aux infractions de défaut de pavillon, mais également celle pour refus d'obtempérer. Le but étant de renforcer les moyens de lutte contre les navires de la flotte fantôme russe. Le 20 mars dernier, la Marine nationale avait déjà arraisonné un pétrolier-cargo en provenance de Russie en Méditerranée occidentale, le «Deyna». Il était suspecté d’arborer un faux pavillon et avait finalement été autorisé à repartir un mois plus tard après avoir payé une amende.

En janvier, un autre pétrolier, le «Grinch», en provenance de Mourmansk, avait été arraisonné dans la même zone, lui aussi suspecté d'arborer un faux pavillon. Enfin, en septembre 2025, le «Boracay» avait été arraisonné au large de la Bretagne. Vladimir Poutine avait même dénoncé l’opération menée par la Marine française, la qualifiant de «piraterie».

Selon la Marine nationale, le pétrolier «Tagor» était une nouvelle fois parti de Mourmansk (mer de Barents). Les équipes sont montées à bord et ont confirmé l’irrégularité liée au pavillon arboré. Escorté vers un point de mouillage, il va être inspecté dans les heures à venir. A noter qu’un signalement a été effectué auprès du procureur de Brest.