Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier 2026, l’incendie du Constellation à Crans Montana a fait quarante et un morts et 115 blessés, dont plusieurs de nationalité italienne. Plusieurs familles de ces dernières ont eu la surprise de recevoir à domicile des factures de plusieurs milliers d’euros, relatives aux soins de leurs proches, selon Le Parisien. Ces factures provenaient de l’hôpital de Sion, situé en Suisse. Pour rappel, treize personnes sont visées par l’instruction pénale du ministère public du Valais, notamment le copropriétaire français du bar Jacques Moretti.

D’après les informations du quotidien italien Il Sole 24 Ore, deux victimes se sont vues adresser des factures qui dépassaient la somme de 18 000 euros. L’une des victimes, Manfredi Marcucci, âgé de 16 ans, a été hospitalisé après l’incendie pendant quinze heures. Sa famille a reçu une facture de 75 000 euros. Une très mauvaise surprise, dans un contexte très sensible, bien que figure au pied de la facture une mention indiquant qu'elle n’a pas à être payée.

Une «erreur» administrative

L’affaire s’est rapidement ébruitée et a fait réagir, jusqu’au sommet de l’État. Mardi 21 avril, la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni a réagi sur X. «Je suis restée choquée par la nouvelle» écrit-elle. «C’est une insulte, en plus d’être une moquerie, comme seule une bureaucratie inhumaine pourrait faire», continue-t-elle. Par la suite, elle a demandé des explications aux autorités diplomatiques, et l’ambassadeur italien en Suisse a assuré que les familles n’avaient rien à payer.

Du côté de la Suisse, les autorités du canton du Valais où les victimes ont été hospitalisées, ont reconnu une «erreur». Elle serait due à un fonctionnaire, à un excès de zèle ou à de la distraction, d’après les informations du journal italien. Lundi 20 avril, le président du canton suisse Mathias Reynard et l’ambassadeur italien à Berne Gian Lorenzo Cornado ont échangé. Le président du canton valaisien en a profité pour réaffirmer que les familles des victimes concernées n’avaient rien à payer.