
Le blocage du détroit d’Ormuz, provoqué par la guerre au Moyen-Orient qui a débuté fin février dernier, a des conséquences pour de nombreux marchés. C’est le cas notamment du marché pharmaceutique et biopharmaceutique. Selon DSV, expert du domaine du transport et de la logistique, les entreprises pharmaceutiques, comme les autres secteurs, dépendent de chaînes d’approvisionnement. Aujourd’hui perturbées par le blocage, la relation avec ces chaînes devient donc beaucoup plus importante, afin de tenter de protéger les entreprises d’éventuels problèmes d’approvisionnement.
Selon une enquête Deloitte auprès des directeurs financiers européens du printemps 2025, citée par DSV, 90 % des dirigeants d’entreprises considèrent la géopolitique comme le premier risque pouvant impacter lourdement leur entreprise. Par ailleurs, le secteur pharmaceutique et de la santé pourrait être le plus vulnérable face au conflit au Moyen-Orient, puisque les entreprises doivent faire face à davantage de risques accrus de rupture de continuité ou encore d’accès retardé au marché. En cas de pénurie, les revenus des entreprises peuvent subir les effets directs de problèmes d’approvisionnement, puisque les patients se tournent vers les produits concurrents.
Les médicaments génériques dans le viseur
Selon des analyses citées par La Tribune, les médicaments génériques dits «à petites molécules» pourraient être les premiers concernés par des ruptures d’approvisionnement. En effet, le paracétamol et des antibiotiques reposent sur des intrants pétrochimiques, liés à l’approvisionnement en pétrole et en gaz.
L’Europe est aussi particulièrement exposée aux risques de pénurie. Selon le journal, environ 80 % des principes actifs viennent directement de Chine et d’Inde. Mais ces deux pays, en raison justement du conflit au Moyen-Orient, subissent eux aussi des difficultés d’approvisionnement énergétique. Et si d’autres routes existent, elles sont d’abord plus coûteuses et plus lentes.


















