
Vous avez l’habitude de pêcher avec vos amis ou vos enfants ? Vous devriez être particulièrement attentif au nouveau règlement encadrant cette activité. En effet, si jusqu’ici la pratique récréative était plutôt plus libre que celle des professionnels, cela changera l’année prochaine. À compter du 10 janvier 2026, un certain nombre d’entre eux auront à s’enregistrer en ligne et à mentionner chacune de leurs prises, rapporte Ouest France en exclusivité. La raison ? Un nouveau règlement européen pris en 2023 qui entrera en vigueur prochainement.
Nos confrères ont pu échanger avec Aurélie Darpeix, cheffe du service pêche maritime de la Direction générale des Affaires maritimes (DGAMPA). «L’idée est de mieux connaître la population de pêcheurs et de connaître leurs prélèvements sur les espèces sensibles», assure-t-elle. Pour autant, seule la France métropolitaine et la Corse seront concernées. De même, une différence s’appliquera entre la côte méditerranéenne et celle atlantique. Pour la première citée, les pêcheurs auront l’obligation de s’enregistrer, mais ne devront faire état que des prises concernant des espèces sensibles. Pour les autres, seuls ceux qui «souhaitent pêcher des espèces sensibles devront s’enregistrer».
Pas d’amendes envisagées pour le moment
Aurélie Darpeix assure que la mise en place du site RecFishing répond à une double demande. Tout d’abord, les professionnels assurent que les prises par les pêcheurs de loisir sont conséquentes. En outre, les fédérations des pratiquants récréatifs ont également appelé de leurs vœux la création d’un fichier afin de prendre connaissances des données. La cheffe du service pêche maritime de la DGAMPA assure que des travaux ont été entrepris pour que le site en question devienne plus ergonomique pour les utilisateurs.
De son côté, Clara Ulrich, coordinatrice des expertises halieutiques à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), rapporte que plusieurs millions de personnes sont concernées par la pêche récréative en Europe. C’est pourquoi on peut parler selon elle de «chantier révolutionnaire». En revanche, dans les colonnes de Ouest France, elle se refuse à parler d’amendes pour le moment. Et de justifier : «Il y a déjà tellement à faire en termes de pédagogie.» Avant de penser à la répression, elle veut que le paquet soit mis sur l’information et la prévention.


















