
Ils sont deux millions à arriver chaque jour dans les aéroports parisiens. Les petits colis, provenant de l’étranger et notamment de Chine, peuvent parfois présenter un risque. Pourtant, ils sont nombreux à se retrouver dans des foyers français. En effet, d’après un rapport issu d'une mission d'information parlementaire créée il y a six mois, publié mardi 16 décembre, et relayé par TF1 Info, seulement 0,0082% des produits importés ont été contrôlés à leur arrivée en Europe, soit 80 articles pour un million.
De plus, parmi les échantillons contrôlés à l'aéroport francilien de Roissy, plus de 96 % d’entre eux étaient contrefaits ou non-conformes. C’est notamment le cas des chargeurs ou des bijoux. 86 % des jouets vendus en ligne par le commerce électronique sont, par ailleurs, dangereux pour les enfants. Ainsi, les parlementaires ont listé 29 recommandations afin de «reprendre le contrôle des produits importés» et mettre fin à «l’impunité» pour les sites comme Shein et les marketplaces responsables des produits non conformes vendus sur leurs plateformes.
Une hausse de la taxe «petits colis» ?
«Si vous êtes fraudeur, vous devez payer pour détruire votre fraude. Si vous vous faites prendre, non seulement vous devrez payer la destruction, mais en plus vous aurez à payer une amende en pourcentage de votre chiffre d'affaires pour que ce soit très clair et très dissuasif», affirme Antoine Vermorel-Marques, co-rapporteur de la mission et député Les Républicains de la Loire.
Les parlementaires militent aussi pour une hausse de la taxe «petits colis». Les députés ont voté, dans le cadre du projet de loi de Finances (PLF), une taxe de deux euros pour ces derniers. Les rapporteurs proposent aussi que, pour une entreprise française contrôlée, une entreprise étrangère le soit aussi. Enfin, il est suggéré d'envoyer des inspecteurs français pour contrôler les conditions de travail et la conformité des produits au Brésil ou en Chine.


















