
Les prix des carburants battent de nouveaux records. Lundi 18 mai, et pour la première fois depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le sans-plomb a dépassé les deux euros le litre quand le gazole était affiché en moyenne à 2,16 euros. Cela représente respectivement 33 et 44 centimes de plus qu’au début du mois de mars. Pour le gazole, son plus haut niveau date tout de même de début avril à près de 2,39 euros le litre. Et pour l’heure, la situation ne semble pas s’arranger.
Raison pour laquelle, en marge de la publication de ses résultats, TotalEnergies avait décidé du prolongement du plafonnement de ses prix en station en place déjà depuis le 8 avril, à savoir 1,99 euro le litre pour l’essence et 2,25 euros le litre pour le diesel. Comme l’a appris Franceinfo, le groupe pétrolier français a décidé, sans grande surprise, de maintenir ce plafonnement pour le week-end de la Pentecôte, mais surtout de renouveler son opération de blocage des prix déjà mise en place pour les précédents ponts (1er mai, 8 mai et Ascension).
De nouvelles aides annoncées le 21 mai
Ainsi, durant ces trois jours, du samedi 23 au lundi 25 mai, l'essence coûtera 1,99 euro le litre et le gazole 2,09 euros le litre «sur l'ensemble de son réseau hexagonal», fait savoir TotalEnergies dans un communiqué. Plus globalement, le groupe pétrolier qui a fait état en avril d’un bénéfice net de 4,96 milliards d'euros, en hausse de 51% sur un an (et un doublement par rapport au dernier trimestre 2025) avait rappelé qu’il maintiendrait ses opérations de blocage des prix «tant que la crise au Moyen-Orient durera», et dans un contexte international «où le prix du pétrole s'apprécie jour après jour».
L’entreprise s’était également engagée à «répercuter sans délai toute fluctuation à la baisse des cours du diesel et de l'essence en cas d'évolution favorable des cours internationaux». Dans un tel contexte, Sébastien Lecornu doit annoncer ce jeudi 21 mai un «nouveau paquet» d’aides ciblées. Le Premier ministre dit notamment détailler des mesures destinées aux secteurs les plus touchés applicables dès juin. Elles devraient «protéger les Français qui travaillent et les secteurs économiques les plus touchés des effets de la hausse des prix du pétrole et des produits dérivés».




















