Dimanche 3 mai, le Premier ministre Sébastien Lecornu a accordé une interview à La Tribune du Dimanche, dans laquelle il encourage TotalEnergies à plafonner les prix à la pompe davantage. Une demande qui vise aussi à redistribuer les superprofits engrangés par le géant français de l’énergie, grâce à la hausse des prix du pétrole brut. Selon le chef du gouvernement, «le bon sens c'est un plafonnement généreux qui peut redevenir intéressant pour les consommateurs français, qui peuvent voir l'intérêt d'avoir un groupe pétrolier français». Cet appel du Premier ministre est aussi poussé par une partie de la classe politique, qui presse le gouvernement d’imposer une taxation des superprofits.

De son côté, le Parti socialiste a déposé une proposition de loi soutenue par la gauche, pour taxer les superprofits des groupes énergétiques. Par ailleurs, Marine Le Pen a également déclaré être en faveur de cette mesure dans le cas où le plafonnement mis en place par TotalEnergies ne serait pas suffisant pour redistribuer les bénéfices de l’entreprise. Selon BFM, le bénéfice de TotalEnergies a bondi de 51 % au premier trimestre 2026, en raison du blocage du détroit d’Ormuz et du conflit au Moyen-Orient. Toutefois, selon Le Parisien, ces bénéfices sont majoritairement réalisés à l’étranger, puisque l’activité de raffinage de Total est en fait peu rentable.

Le gouvernement privilégie les aides ciblées

Pour faire face à la crise du pétrole, TotalEnergies a déjà instauré un plafonnement sur certains carburants en France. Par exemple, le litre d’essence est plafonné à 1,99 euro et le litre de diesel est plafonné à 2,09 euros. Selon le groupe, ce plafonnement sera maintenu sur toute la durée de la guerre au Moyen-Orient.

Le gouvernement, lui, reste prudent et ne met en place que des aides ciblées à certains secteurs pour l’instant. Les secteurs les plus touchés par la hausse des carburants.