A l’orée des années 2000, le livre «La Maladie de Sachs» relatait le quotidien d’un médecin de campagne isolé face à ses patients. Qu’écrirait son auteur, Martin Winckler, en 2035 ? Remisé le stéthoscope, place au numérique! Le docteur Sachs utilise désormais l’IA pour scruter les symptômes, ausculter les données et établir ses diagnostics. Les algorithmes l’aident à passer des messages de prévention personnalisés. La médecine entre dans une nouvelle ère. Démonstration avec cinq révolutions médicales.

Le casque antidouleur pour les interventions chirurgicales

Ne plus passer en salle de réveil après une opération chirurgicale… Non, ce n’est pas une histoire à dormir debout. Les casques de réalité virtuelle sont en passe de remplacer les produits chimiques dans de nombreuses petites opérations (extraction de dent de sagesse, biopsie, ponction, changement de pansement…). Plusieurs études ont démontré que ces outils permettent de réduire l’anxiété et la douleur. C’est le cas des casques Bliss DTx, dispositif médical élaboré il y a huit ans par Butterfly Therapeutics. Cet objet numérique, aujourd’hui utilisé en solution de sédation en bloc opératoire pour des interventions ne nécessitant pas d’anesthésie générale, pourrait se démocratiser.

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Comment ça marche ? Le casque de réalité virtuelle diffuse des images en 3D et du son pour conduire le patient dans un état proche de la méditation et de l’hypnose. Plongé dans cet univers fictif, le malade est moins anxieux et ressent moins la douleur. «Endormir profondément une personne, avec plusieurs produits dont le Meopa, a un impact sur le temps passé au bloc et en salle de réveil, explique Etienne Lepoutre, CEO de Bliss DTx. Or, on peut faire sans chimie et éviter la salle de réveil, passer moins de temps à l’hôpital et avec un meilleur confort; le patient y gagne, le chirurgien y gagne et l’hôpital y gagne.»

Une réorganisation du parcours opératoire avec une moindre sollicitation des équipes médicales en période de forte tension d’effectifs et d’engorgement des hôpitaux serait économique mais aussi écologique. «Une dizaine de millions d’actes pourraient être réalisés sans Meopa ni gaz anesthésiants: les casques de réalité virtuelle participent de la révolution ambulatoire (on se fait opérer dans la journée, sans passer la nuit à l’hôpital, NDLR)», avance Etienne Lepoutre.

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