À Rouen, la municipalité a décidé de sévir. 150 commerces sont sans occupants. Une incongruité contre laquelle la Ville compte bien lutter, rapporte franceinfo, le 6 août 2025. Désormais, si le propriétaire ne trouve pas de nouveau commerçant pour utiliser les lieux, il est pénalisé. Pire encore, la note devient de plus en plus salée au fil du temps. Nicolas Zuili, adjoint de la proximité des quartiers de la rive droite de Rouen, détaille au micro de nos confrères les différents stades : «Quand le commerce est fermé pendant deux ans il a une majoration de 20 %, lorsque c'est trois ans c'est 30 % et quatre ans, 40 %.» Cette mesure n’entrera toutefois en vigueur qu’à partir de 2026, précise l’élu.

Cette réglementation n’est pas nouvelle. Si elle ne s’appliquera à Rouen que l’année prochaine, elle a déjà été activée dans d’autres communes. Les propriétaires de Sarreguemines en font les frais depuis 2021. Sur les 300 commerces que compte la commune, certains restent inoccupés. Pour autant, depuis la mise en œuvre de la taxe, les fermetures sont compensées par des ouvertures. Mieux encore, le taux de vacances a baissé de 3%, assure franceinfo.

Pousser les propriétaires à revoir leurs attentes

Contacté par nos confrères, Sébastien Jung, adjoint au maire de Sarreguemines, affiche son objectif : «Évidemment, j'aimerais baisser en dessous des 10 %, mais ça, c'est l'avenir qui nous dira.» Pour ce faire, un seul mot d’ordre : le travail. Il espère que la pression mis sur les propriétaires portera encore plus ses fruits à l’avenir. Certains commerçants profitent de la taxe pour négocier les loyers. C’est notamment le cas de Sarah Bartolomei, propriétaire du café Uni-K L’arrosoir.

Elle raconte à franceinfo que personne ne contactait le propriétaire des lieux. «Mon propriétaire a changé les vitrines. À partir de ce moment, il y avait beaucoup d'appels pour le local. Et après, le fait que les loyers aient été baissés, ça m'a permis d'avoir un budget travaux qui était beaucoup plus important», raconte celle qui profite désormais d’un lieu attractif.