
Les titres-restaurant ont la côte. Plus de 5,5 millions de salariés les utilisent quotidiennement. Jugé «indispensable» pour près de 74 % d’entre eux selon le baromètre d’Openeat réalisée par Selvitys, ce moyen de paiement alimentaire est toujours aussi incontournable. Restaurants, supermarchés, épiceries, boulangeries… une multitude de commerces agréés les acceptent.
Mais chez qui préférez-vous utiliser ces titres ? Le grand gagnant, c’est le supermarché. Plus de 4 salariés sur 10 en font mensuellement usage dans ce type de commerce. Un nombre en hausse par rapport à l’année dernière. Devenu essentiel pour faire ses courses alimentaires, près de la totalité des travailleurs (93 %) trouve utile de s’en servir dans les supermarchés, hypermarchés, supérettes de quartier ou en drive. Surtout, le recours à ce moyen de paiement au sein des restaurants recule considérablement en un an, passant de 34% en 2025 à 31% en 2026. «Les salariés français ont adopté le titre-restaurant comme un outil de budget alimentaire au sens large, bien au-delà du déjeuner au bureau», affirme Catherine Coupet, CEO d’Openeat.
Quant à la nature des achats réalisés, les salariés semblent couper la poire en deux : une moitié est utilisée pour acheter des aliments non directement consommables (pâtes, riz, steaks hachés, etc.), l’autre moitié étant dédiée à des repas prêts à consommer comme des plats cuisinés, des sandwichs ou encore des des plats préparés au restaurant.
Les salariés pas favorables au retour d’un titre uniquement utilisable au restaurant
Les salariés se sont prononcés, et ils ne sont pas pour un retour en arrière. Près de 80% ne souhaitent pas le retour d’un titre dont l’utilisation ne pourrait être permis qu’au sein d’un restaurant. Toutefois, une tendance va redonner du baume au cœur aux restaurateurs. S’il fallait faire un choix entre un titre exclusivement dédié aux restaurants ou aux commerces alimentaires, 40% des salariés privilégieraient le premier cité. Un chiffre en augmentation de 10 points depuis 2025, et de 17 points par rapport à 2024. Parmi les principales raisons invoquées, on retrouve le plaisir procuré par la pause déjeuner, ainsi que le besoin de décompresser et de sortir du bureau. Ce qui est sûr, c’est que le titre-restaurant, important dans l’esprit des Français, a de beaux jours devant lui.


















