Tout le monde s’accorde à dire que la situation est difficile dans les services publics. Les écoles et les hôpitaux sont particulièrement concernés. Pourtant, constate Antoine Armand, la dette des administrations publiques s’élève à 3.232,3 milliards d’Euros au 3e trimestre 2025. L’ancien ministre de l’Économie juge que «c’est la preuve que c’est un problème de gestion et que c’est un problème de réforme de l’État».

Sur le plateau des Grandes Gueules, il parle du symptôme «grosse tête, petit corps», déplorant les moyens mis dans l’administratif plutôt que dans les effectifs sur le terrain. «Une bonne administration», dit-il, «elle a une tête resserrée et beaucoup d’argent sur le terrain qui font tourner les services. En France, on a laissé se créer le contraire». Le ministre de l’Économie de Michel Barnier précise tout de même ne pas mettre la faute «sur les gens qui sont dans les bureaux» mais sur «un système avec un encadrement intermédiaire et une incapacité à se donner des règles».

Antoine Armand plaide pour une meilleure organisation

Pour étayer son propos, Antoine Armand prend l’exemple d’une fusion de six communes du côté d’Annecy (Haute-Savoie), où il vient tout juste d’être élu maire. «Quand on fusionne, on fait des économies, c’est ce qu’on explique à tout le monde. 7 ans après : 20 % de dépenses en plus, plus d’argent qu’avant la fusion», assure-t-il. Reste à voir les économies qu’il fera sur place pendant les six années à venir, avant les prochaines élections municipales.