
Il n'en veut pas. Invité du JT de 20 heures de France 2 le lundi 21 octobre, le ministre du Budget Laurent Saint-Martin a abordé plusieurs sujets fiscaux sensibles. Il a notamment réaffirmé son opposition catégorique à la création d’un nouvel impôt local et une hausse de la fiscalité sur les assurances-vie. «J’appartiens à une famille politique qui a supprimé la taxe d’habitation», a-t-il souligné, en réponse à des propositions émises par certains élus locaux qui souhaiteraient instaurer un nouvel impôt pour soutenir les collectivités. Pour le ministre, ce serait un retour en arrière : «Ce sont 20 milliards d’euros de pouvoir d’achat rendus à nos concitoyens.»
Il a tout de même concédé que les collectivités avaient le droit de soulever la question de la fiscalité locale, mais il reste convaincu que cela ne devrait pas nécessairement se traduire par la création d’une nouvelle taxe, et notamment la réinstauration d'une taxe d'habitation sur les résidences principales. Les efforts doivent, selon lui, se concentrer sur d’autres moyens de financement ou d’ajustement budgétaire sans augmenter les charges fiscales des citoyens.
🔴🗣 Le ministre du Budget Laurent Saint-Martin ne veut pas croire au retour de la taxe d'habitation : "Ces acquis-là, il faut les préserver." #JT20H #DirectAN @LaurentSMartin pic.twitter.com/NnKxtlFXpM
— Le20h-France Télévisions (@le20hfrancetele) October 21, 2024
Pas de hausse de la fiscalité sur l'assurance-vie
Concernant l’assurance-vie, le ministre s’est montré également défavorable à l’augmentation de la fiscalité. La semaine précédente, la commission des Finances avait adopté un amendement visant à imposer plus lourdement les contrats d’assurance-vie, en particulier ceux souscrits avant les 70 ans des bénéficiaires. Cette mesure aurait pour effet d’appliquer les mêmes droits de succession que pour les héritages classiques, ce qui n’est pas du goût de Laurent Saint-Martin. Il a rappelé que l’assurance-vie représente un des placements d’épargne les plus populaires en France, avec plusieurs dizaines de millions de contrats. «L’assurance-vie est souvent la meilleure épargne de nos concitoyens», a-t-il insisté.
Pour lui, la priorité du gouvernement reste de limiter l’imposition et de trouver d’autres leviers pour équilibrer le budget national. «J’ai vu plus de 50 milliards d’euros de nouveaux impôts proposés par la commission des Finances. Ce n’est pas la position du gouvernement qui veut avant tout faire des économies», a-t-il ajouté. Enfin, Laurent Saint-Martin a précisé qu’il s’opposait également à toute hausse des impôts sur les successions ou sur la plus-value lors de la vente d’une résidence principale.


















