
Coup dur pour les salariés d’Alinéa. La société roumaine SDC Holding, qui avait proposé de reprendre l’enseigne française de décoration et d'ameublement et de conserver 575 postes, a finalement retiré son offre ce jeudi 12 février, rapporte France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur. «C’est la deuxième douche froide après l’annonce des offres de reprise», confie Letizia Franzoso, gestionnaire RH au magasin d’Aubagne dans les Bouches-du-Rhône.
Le repreneur devait présenter les détails de son projet devant le comité social et économique (CSE) du groupe, mais ne s’est pas présenté. Cette décision marque un nouveau revers pour l’enseigne emblématique, fondée en 1988 à Avignon. D’autres repreneurs sont en lice pour certains magasins, mais leurs offres prévoient de reprendre les salariés tout en changeant de marque. Certains points de vente pourraient ainsi devenir des magasins Grand Frais, Ikea ou Leroy Merlin.
Les salariés en grève ce samedi
A Aubagne, Toulon et Cabriès, 291 postes sont directement menacés. Au niveau national, près de 1 000 emplois pourraient disparaître sur les 1 172 que compte le groupe, précisent nos confrères. Les candidats à la reprise ont jusqu’au 2 mars pour améliorer leurs propositions, le tribunal de commerce devant trancher fin mars.
Face à cette situation, les salariés envisagent de se mettre en grève pour obtenir un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) satisfaisant, en négociant avec le principal actionnaire, la famille Mulliez, déjà impliquée dans la liquidation puis le rachat de l’enseigne en 2020. Une manifestation est prévue ce samedi.



















