
L’IA au détriment de l’emploi ? Le géant américain du web Meta a annoncé, jeudi 23 avril en interne, un vaste plan de réduction d’effectifs, portant sur environ 8 000 suppressions de postes, soit près de 10% de ses salariés. Selon une source proche du dossier citée par l’AFP, l’entreprise, maison mère de Facebook et Instagram, prévoit également de supprimer environ 6 000 postes actuellement non pourvus. Dans un mémo, la responsable des ressources humaines Janelle Gale justifie cette décision par la volonté de «gérer l'entreprise plus efficacement et de compenser les investissements» du groupe engagé dans une course stratégique effrénée à l’intelligence artificielle, rapporte la RTBF.
Fin décembre, Meta comptait 78 865 employés. Cette nouvelle vague de licenciements s’inscrit dans une série de restructurations déjà engagées ces dernières années. En 2022, l’entreprise avait supprimé environ 11 000 postes, puis encore 10 000 en 2023, avant de voir ses effectifs repartir légèrement à la hausse par la suite.
Entre 115 et 135 milliards de dollars pour l’IA
Si l’intelligence artificielle n’est pas officiellement présentée comme la cause directe de ce nouveau plan social, le PDG Mark Zuckerberg a déjà évoqué son impact sur l’organisation du travail. Selon lui, «des projets qui auparavant auraient nécessité de grosses équipes sont maintenant menés à bien par une seule personne de grand talent». «Nous parions sur les contributions individuelles et réduisons la taille des équipes», avait-il indiqué.
Dans le même temps, Meta poursuit ses investissements colossaux dans le développement de l’IA. Le groupe prévoit d’y consacrer entre 115 et 135 milliards de dollars en 2026, notamment pour renforcer ses infrastructures, ses centres de données et ses capacités de calcul.



















