Il fait partie des projets les plus remarqués présentés au salon du Bourget. Et du projet à la concrétisation, il n'y a plus qu'un pas que Dassault Aviation va pouvoir franchir avec l'aide du ministère des Armées (qui a signé une convention de soutien) et de l'Agence spatiale européenne (ESA), qui promet «des relations plus étroites» avec l'avionneur dans le cadre du projet Vortex. Il faut dire que cet engin spatial a tous les atouts pour mettre sur orbite la souveraineté française dans le domaine – chère à Emmanuel Macron.

Comme le rapporte BFMTV, Vortex est en fait un acronyme, pour Véhicule Orbital Réutilisable de Transport et d'Exploration. Un nom en forme de note d'intention : le véhicule spatial pourra assurer des missions civiles ET militaires mais surtout, il sera donc «réutilisable», apte à «transformer les usages du secteur spatial et ouvrir de nouveaux champs d'application» promet encore le groupe. Concrètement, le Vortex pourra : récupérer des objets, transporter du fret ou des voyageurs vers des stations spatiales, effectuer des largages, contribuer aux recherches scientifiques...

Le Vortex mesurera 12 mètres de long pour 6 à 7 mètres d'envergure

Pour l'heure, le Vortex n'en est qu'au stade de la maquette. Prudent, Dassault précise dans un communiqué qu'il s'agit là de «la première étape d'une feuille de route» amenée à évoluer au fur et à mesure. Ceux qui ont pu l'admirer au salon du Bourget ont pu avoir l'impression d'être devant un vaisseau tout droit sorti de Star Wars, avec ses lignes épurées et une silhouette toute en rondeur. Reste maintenant à développer le projet. Le PDG du groupe, Eric Trappier, affiche déjà sa volonté de ne pas «se laisser distancer par les États-Unis ou la Chine».

Reste à lancer la prochaine étape du développement du Vortex, qui devrait aboutir à la présentation d'un premier démonstrateur de vol en 2028, ambitionne Dassault Aviation. Cette étape liminaire est celle de la levée des risques et des essais de certains systèmes. A terme, le Vortex passera de l'état de maquette à celui d'un engin bien réel d'environ 12 mètres de long et 6 à 7 mètres d'envergure. BFMTV précise que ce projet d'avion spatial est inclus dans le cadre de la Loi de programmation militaire 2024-2030, dans le volet innovation doté d'un budget prévisionnel de 10 milliards d'euros.