
La Bourse de Paris évolue en petite hausse lundi, soutenue par l'attente d'une Réserve fédérale américaine (Fed) plus accommodante et avant le vote de confiance du gouvernement français, qui pourrait ouvrir la porte à une nouvelle période d'incertitude. Le CAC 40, l'indice vedette de la Bourse de Paris, prenait 0,25%, soit 18,81 points, pour s'établir à 7.693,59 points vers 10H15 heure locale. Vendredi, le CAC 40 avait perdu 0,31% à 7.674,78 points. Les indices européens surfent toujours sur les chiffres décevants sur l'emploi américain en août, publiés la semaine dernière, qui alimentent les attentes de baisse imminente des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed).
La Banque centrale européenne (BCE) devrait quant à elle laisser jeudi ses taux directeurs inchangés, l'inflation restant contenue en zone euro, mais la probable chute du gouvernement français et la faiblesse persistante de l'économie allemande lui compliquent la donne.
Un climat politique français qui inquiète la Bourse
La crise politique en France, «avec la perspective d'une chute imminente du gouvernement», devrait en effet «retenir l'attention des investisseurs au cours de la séance», commente John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank. A 15H00 (13h00 GMT), le Premier ministre français François Bayrou montera à la tribune de l'Assemblée pour engager la responsabilité de son gouvernement, après avoir présenté en juillet un plan d'économies de plus de 40 milliards d'euros.
Sauf coup de théâtre, M. Bayrou devrait ainsi devenir lundi le premier chef de gouvernement de la Ve République à tomber sur un vote de confiance en France. Un scénario qu'il a lui même provoqué et qui ouvre une nouvelle période d'incertitudes, au moins jusqu'à la nomination de son successeur. «L'impasse budgétaire paraît quasi certaine et les 44 milliards d'euros de coupes prévues par Bayrou seront sans doute abandonnés», estime Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB. «Conséquences : un marché actions français (CAC 40) plus faible et des rendements obligataires plus élevés», poursuit-elle.



















