
L’essentiel
Quelques jours après sa démission, Sébastien Lecornu est de retour à Matignon. Nommé Premier ministre le 9 septembre, il avait démissionné quelques semaines plus tard, après l’annonce de son gouvernement, qui avait suscité de vives critiques de la part de l’opposition et même au sein du «socle commun». Vendredi 10 octobre, Emmanuel Macron a choisi de lui renouveler sa confiance, dans l’espoir de rétablir un semblant de stabilité politique à la veille d’échéances économiques décisives.
Le nouveau gouvernement a été dévoilé dimanche 12 octobre. Aux côtés de figures fidèles du camp présidentiel, telles que Roland Lescure et Amélie de Montchalin, font leur entrée David Amiel, macroniste de la première heure, ainsi que plusieurs personnalités issues de la société civile, dont Jean-Pierre Farandou (SNCF) et Serge Papin (ex-PDG de Système U), chargés de remettre l’économie française sur les rails.
Dès mardi, le premier Conseil des ministres du gouvernement Lecornu 2 sera consacré à la présentation du projet de loi de finances pour 2026. Un budget scruté de près, alors que le déficit public reste supérieur à 5% du PIB et que la dette flirte avec les 115%. Bruxelles presse Paris de présenter une trajectoire crédible, pendant que les marchés financiers réclament des gages de sérieux.
Mais cette instabilité politique répétée inquiète les observateurs. Après la chute du gouvernement Bayrou, la démission puis la renomination de Sébastien Lecornu à Matignon, les remaniements à répétition brouillent le message et pèsent sur la confiance des acteurs économiques. Entre rigueur budgétaire, fiscalité sous tension et croissance atone, la France joue désormais sa crédibilité financière autant que sa cohésion politique.
Le direct
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Merci de l’avoir suivi. Nous vous donnons rendez-vous dès demain, mardi 14 octobre, pour la présentation du budget 2026.
Gouvernement de Sébastien Lecornu 2
Le Palais de l’Elysée a dévoilé, dimanche 12 octobre 2025, la composition du nouveau gouvernement dirigé par Sébastien Lecornu, Premier ministre chargé de la planification écologique et énergétique. Ce gouvernement, formé par décret présidentiel pris sur sa proposition, mêle continuité et renouvellement, associant des figures confirmées de la majorité à plusieurs personnalités issues de la société civile. Voici la liste des membres du gouvernement Lecornu 2.
Emmanuel Macron «donne carte blanche» à Sébastien Lecornu
Emmanuel Macron «donne carte blanche au Premier ministre» Sébastien Lecornu, qu'il a renommé quatre jours après sa démission, a assuré vendredi soir l'entourage du président. Cela concerne «les négociations» sur le fond avec les partis politiques comme «les propositions de nominations», a précisé à l'AFP un proche du chef de l'Etat. La nomination est intervenue exactement à l'expiration du délai de 48 heures que s'était fixé Emmanuel Macron mercredi soir pour désigner un nouveau chef de gouvernement, après d'ultimes tractations avec ses alliés. «J'accepte - par devoir - la mission qui m'est confiée», a commenté sur X Sébastien Lecornu, en affirmant que le nouveau gouvernement «devra incarner le renouvellement» et que «tous les dossiers évoqués» pendant les consultations des derniers jours avec les formation politiques seront «ouverts au débat parlementaire».
J’accepte - par devoir - la mission qui m’est confiée par le Président de la République de tout faire pour donner un budget à la France pour la fin de l’année et de répondre aux problèmes de la vie quotidienne de nos compatriotes.
— Sébastien Lecornu (@SebLecornu) October 10, 2025
Il faut mettre un terme à cette crise politique…
Petits patrons : comment vivez-vous l’impact de la crise politique ?
Vous êtes patron d’une TPE ou d’une PME ? Depuis le début de la crise politique vous éprouvez des difficultés de trésorerie, d’investissement, de recrutement ? Vous avez du mal à vous verser un salaire ? Vous êtes inquiet face à la situation politique actuelle ? Vous craignez de ne plus pouvoir emprunter ? Racontez-nous votre situation en nous écrivant via l’adresse mail suivante : [email protected]
Budget, gouvernement, retraites : l’exécutif sous pression avant un week-end décisif
En attendant, l’urgence est de déposer un projet de budget en début de semaine afin que le Parlement dispose bien de 70 jours pour l’examiner, comme le prévoit la Constitution. Mais, a précisé Pierre Moscovici sur RMC-BFMTV, ce projet devra être celui envoyé le 2 octobre au Haut Conseil des finances publiques, qui l’a «déjà examiné» et a préparé son avis. Il s’agit donc du texte qui a été le déclencheur de la crise actuelle, après le vote de défiance de l’Assemblée nationale ayant provoqué la chute de François Bayrou le 8 septembre.
«Qui peut imaginer qu’en 48 heures, on peut tout refaire ?», a interrogé Pierre Moscovici. Ce projet de budget «ne sera pas parfait», avait reconnu le Premier ministre démissionnaire mercredi, à l’issue de ses nombreuses rencontres avec les partis, et devra être débattu. La France aura-t-elle un gouvernement dès vendredi ou, à défaut, ce week-end ? Les principaux ministres en place seront-ils reconduits ? Remplacés par des ministres techniques ?
Le Premier ministre démissionnaire souhaite que la future équipe gouvernementale soit «complètement déconnectée des ambitions présidentielles pour 2027», des ambitions qu’il n’a lui-même jamais manifestées. Le président des Républicains, Bruno Retailleau, qui a précipité la chute du gouvernement Lecornu, a indiqué vendredi qu’il ne resterait pas au ministère de l’Intérieur. La veille, il était déjà monté au créneau, refusant la nomination d’un Premier ministre «de gauche» ou «macroniste». Emmanuel Macron est également très attendu sur une éventuelle suspension de la très controversée réforme des retraites de 2023, préalable posé par les socialistes pour un accord de non-censure.
La piste d’un Premier ministre de gauche s’éloigne, malgré les appels de la gauche
Si le nom de Jean-Louis Borloo a circulé avec insistance ces dernières heures, il paraît toutefois peu probable qu’il soit le choix final du président. Dans le jeu des pronostics, d’autres noms continuaient à émerger, parmi lesquels l’ancien Premier ministre socialiste Bernard Cazeneuve ou encore le premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, lui aussi issu du PS. Le chef de l’Etat doit relever un double défi : repousser autant que possible la menace d’une censure et, plus encore, celle d’une dissolution. En revanche, l’hypothèse d’un Premier ministre de gauche semblait s’éloigner, malgré l’appel lancé jeudi soir par les dirigeants des partis socialiste, communiste et écologiste à «entendre le pays». «La fable d’un Premier ministre de gauche n’a aucune réalité aujourd’hui», a ironisé vendredi Manuel Bompard (LFI). La gauche, à l’exception de LFI, a prévu de se concerter avant de se rendre à l’Elysée.
Emmanuel Macron convoque en urgence les chefs de partis à l’Elysée pour tenter de sortir de l’impasse gouvernementale
Emmanuel Macron s’est finalement résolu à entrer dans l’arène. Les dirigeants des forces politiques se sont rendus vendredi à l’Elysée pour une réunion convoquée en urgence par le président de la République, contraint de désigner un Premier ministre face aux vetos croisés. Aucun des participants - ni les responsables de la droite et du centre, arrivés séparément, ni ceux de la gauche, venus groupés dans la cour d’honneur du palais présidentiel sous l’œil des caméras - n’a fait de déclaration. L’hypothèse d’une reconduction de Sébastien Lecornu, quatre jours après sa démission, provoque pourtant des crispations jusque dans le camp présidentiel.
Les téléphones ont commencé à sonner vers 2 heures du matin ce vendredi : Emmanuel Macron a invité les chefs de parti et de groupe à l’Assemblée nationale, à l’exception du Rassemblement national et de La France insoumise, à se réunir à 14h30 à l’Elysée. Cette rencontre doit être «un moment de responsabilité collective», s’est contentée de commenter laconiquement la présidence plusieurs heures plus tard, semblant donner à ce rendez-vous un caractère dramatique et laissant planer la menace d’une dissolution. Le président ne s’est pas exprimé depuis la démission spectaculaire de Sébastien Lecornu, même si ses proches évoquent une prochaine prise de parole.
Emmanuel Macron a promis de nommer un Premier ministre d’ici vendredi soir, après deux jours supplémentaires de discussions pour tenter d’obtenir, faute de majorité à l’Assemblée, un accord de non-censure sur le futur gouvernement. Le scénario dominant reste celui d’une reconduction du Premier ministre démissionnaire, un fidèle macroniste qui s’est imposé sur la scène politique depuis son arrivée à Matignon. «Je ne comprendrais pas qu’il y ait une renomination d’un Premier ministre macroniste», a toutefois averti Agnès Pannier-Runacher, macroniste de la première heure, résumant un sentiment largement partagé dans le camp présidentiel. Le chef du parti Renaissance, Gabriel Attal, a de son côté une nouvelle fois demandé à Emmanuel Macron de «partager le pouvoir».
Pas d'indemnités pour les ministres démissionnaires, confirme Sébastien Lecornu
Le Premier ministre démissionnaire a confirmé qu'il n'y aurait «pas d'indemnités pour les ministres démissionnaires». «J'ai décidé de les suspendre, on ne peut pas vouloir faire des économies si on ne maintient pas une règle d'exemplarité», a-t-il rappelé.
«Les perspectives d'une dissolution s'éloignent»
Le Premier ministre démissionnaire a assuré qu'il existait une «volonté de créer un mouvement» et une «convergence qui éloigne les perspectives de dissolution». Il voit désormais une convergence vers un objectif de déficit public «en dessous» de 5% et non plus de 4,7%.
Un budget avant le 31 décembre ?
Intervenant depuis Matignon, Sébastien Lecornu a indiqué qu'il y avait «de bonnes raisons» que la France ait un budget «avant le 31 décembre». Les consultations des derniers jours «avec l'ensemble des formations politiques» donnent cet espoir à Sébastien Lecornu.
Sébastien Lecornu va s'exprimer à 9h30
Le Premier ministre démissionnaire, Sébastien Lecornu, va faire une déclaration depuis Matignon à 9h30, et cela juste avant de recevoir les représentants du Parti socialiste dans le cadre de ses consultations pour tenter de trouver une issue à la crise politique. Selon Olivier Faure qui en a été informé, ce devrait être un «point d'étape».
Suspension de la réforme des retraites : la «volte-face» d'Elisabeth Borne sur les retraites interroge
Quelques minutes après le changement de paradigme d'Elisabeth Borne sur la réforme des retraites, l'opposition n'a pas tardé à réagir. Si le PS, via Olivier Faure, a décrit «un réveil tardif» mais un «réveil positif», la CGT a estimé que la «volte-face (d’Élisabeth Borne) est un aveu» et que «la réforme des retraites est un échec». Alors que La France insoumise parle d'«enfumage et intox», la CFDT a souligné un «signal positif».
Réforme des retraites : Elisabeth Borne favorable à une «suspension»
Dans un entretien accordé au Parisien, l'ancienne Première ministre Elisabeth Borne, a surpris tout le monde en indiquant être favorable à une suspension de sa propre réforme. «Dans le contexte actuel, pour avancer, il faut savoir écouter et bouger», a-t-elle dit, tout en reconnaissant que certaines «pistes d’amélioration portées par les organisations syndicales, notamment sur la pénibilité et la situation des femmes» méritaient d’être étudiées.
Le «décrochage» économique est «enclenché», selon le patron du Medef
Le président du Medef Patrick Martin a fait part ce mardi 7 octobre sur Franceinfo de sa «colère» et de son «inquiétude» au sujet de la situation politique de la France, après la démission du Premier ministre Sébastien Lecornu qui plonge le pays dans l'incertitude. L'incertitude est telle, selon le patron du Medef, que «le décrochage» économique de la France «est enclenché» face à des pays comme l'Espagne, dont la croissance est «quatre fois supérieure à celle de la France cette année», ou l'Allemagne, dont «le gouvernement de coalition (...) prend des mesures de soutien massif aux entreprises».
Déplorant des «débats» qu'il juge «très hors sol», le dirigeant à la tête de la première organisation patronale du pays appelle à «une prise de conscience collective» de la classe politique, alors que quatre chefs de gouvernement se sont succédé en moins de deux ans et qu'aucun consensus ne semble pouvoir être obtenu à l'Assemblée nationale. Le coût de «l'indécision politique» a «été chiffré à 9 milliards de produit intérieur brut de moins cette année» relève Patrick Martin qui «pense que c'est le minimum» que pourrait coûter la situation.
«Le président de la République fait le choix du chaos institutionnel», accuse la CGT
«Le président de la République a fait le choix du chaos institutionnel» et son Premier ministre Sébastien Lecornu «n'a pas eu le courage d'affronter les grands patrons» ou de «rompre avec la politique de l'offre», accuse la CGT dans un communiqué transmis lundi à l'AFP. «Il est donc le 5e Premier ministre en 2 ans à être contraint à la démission du fait de la violence sociale de sa politique», juge la CGT. «Au lieu de revoir sa copie, de renoncer aux reculs sociaux (année blanche, réforme de l’assurance chômage, doublement des franchises médicales…), au lieu de mettre en place la justice fiscale et d’abroger la réforme des retraites, Sébastien Lecornu a préféré maintenir le budget et le gouvernement de son prédécesseur», estime la deuxième centrale syndicale.
Macron demande à Lecornu de mener «d'ici mercredi soir d'ultimes négociations»
Emmanuel Macron a demandé lundi au Premier ministre démissionnaire Sébastien Lecornu de mener «d'ultimes négociations» d'ici «mercredi soir» afin d'aboutir à une «plateforme d'action» pour la «stabilité du pays», a annoncé l'Elysée. «Le président de la République a confié à M. Sébastien Lecornu, Premier ministre démissionnaire en charge des affaires courantes, la responsabilité de mener, d’ici mercredi soir, d'ultimes négociations afin de définir une plateforme d'action et de stabilité pour le pays», a précisé la présidence.
Bruno Le Maire annonce renoncer à participer au gouvernement
Bruno Le Maire, dont la nomination dimanche soir à la tête du ministère des Armées avait fait polémique, a annoncé lundi sur X renoncer à participer au gouvernement démissionnaire du Premier ministre Sébastien Lecornu. «J'ai proposé en fin de matinée au président de la République de me retirer du gouvernement sans délai et de transférer mes responsabilités de ministre des Armées au Premier ministre» démissionnaire, écrit-il, en affirmant «souhaite(r) que cette décision permette la reprise des discussions en vue de former un nouveau gouvernement dont la France a besoin».
Le Medef reporte son meeting prévu le 13 octobre
Le Medef, principale organisation patronale en France, a annoncé le report de son meeting prévu le 13 octobre à Paris, affirmant vouloir contribuer à «l'apaisement» du pays à la suite de la démission du Premier ministre Sébastien Lecornu. «Depuis plus d’un an, notre pays traverse une crise majeure. Il est paralysé politiquement et économiquement. Ce matin, nous sommes entrés dans une nouvelle phase qui risque de nous conduire à une crise institutionnelle», a déclaré le Mouvement des entreprises de France dans un communiqué. «Dans ce contexte, nous appelons l’ensemble des responsables politiques à prendre la mesure d’une situation qui peut amener notre pays au chaos et aggraver plus encore notre situation économique», poursuit l’organisation.
Le Medef a ainsi choisi de reporter le meeting qu’il devait tenir lundi prochain à l’Accor Arena de Bercy, à proximité du ministère de l’Economie et des Finances. L’événement était déjà marqué par l’absence des deux autres principales organisations patronales, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) et l’U2P (entreprises de proximité). «Le moment d’extrême tension que nous traversons nous incite à contribuer à participer à l’apaisement du pays», a-t-il expliqué.
Bruno Retailleau ne se sent «pas du tout» responsable de la démission de Lecornu
Le président des Républicains Bruno Retailleau a indiqué lundi qu'il ne se sentait pas «du tout» responsable de la démission de Sébastien Lecornu, ajoutant qu'il était «hors de question» pour son parti de «cautionner un Premier ministre de gauche». Le ministre démissionnaire de l'Intérieur a assuré sur TF1 que Sébastien Lecornu lui avait «caché la nomination de Bruno Le Maire» comme ministre des Armées, ce qui pose «un problème de confiance». Il a demandé au chef de l'Etat de prendre la parole «évidemment». Toutes les réactions de la classe politique par ici :
Après la démission de Sébastien Lecornu, les banques françaises dévissent en Bourse
L’annonce de la démission du Premier ministre a provoqué une forte baisse des valeurs bancaires à la Bourse de Paris, très sensibles au risque lié à la dette française. BNP Paribas (-4,35% vers 12h10), la Société Générale (-5,91%) et le Crédit Agricole (-4,35%) ont chuté immédiatement après l’annonce, survenue peu après l’ouverture des marchés. Vers 12h10, le CAC 40 reculait de 1,49%, après avoir brièvement perdu plus de 2% dans la foulée de la démission. La baisse des banques est «100% attribuable à cette décision politique», a indiqué à l’AFP Alexandre Baradez, responsable de l’analyse marché chez IG France.
L’euro chute après la démission surprise de Sébastien Lecornu
L’euro reculait lundi après l’annonce de la démission du Premier ministre français Sébastien Lecornu, un départ qui accentue la crise politique en France et ravive le risque d’une dégradation de la note souveraine du pays sur le marché obligataire. Vers 11h05 à Paris, la monnaie unique cédait 0,63% face au dollar, à 1,1688 dollar pour un euro.
Nommé le 9 septembre, le chef du gouvernement devait présider dans la journée son premier Conseil des ministres. Il s’est finalement rendu dans la matinée à l’Elysée pour remettre sa démission au président Emmanuel Macron, qui l’a acceptée, selon un communiqué de la présidence. Cette démission plonge la France dans une crise politique inédite depuis des décennies. Ce départ «montre clairement à quel point la fracture au sein du Parlement rend presque impossible l'adoption d'un budget visant à réduire le déficit», a souligné Jack Allen-Reynolds, analyste de Capital Economics à l'AFP.
Sébastien Lecornu : «Les conditions n'étaient plus remplies» pour rester Premier ministre
«Les conditions n'étaient plus remplies», a déclaré Sébastien Lecornu pour justifier sa démission du poste de Premier ministre lundi matin, qui a été acceptée par le président de la République. Le renoncement à l'article 49.3 de la Constitution, pour redonner la main au Parlement, «n'a pas permis ce choc de se dire qu'on peut faire différemment», les partis politiques «continuent d'adopter une posture comme s'ils avaient tous la majorité absolue» et la composition du gouvernement «a donné lieu au réveil de quelques appétits partisans», a affirmé le Premier ministre démissionnaire dans une déclaration sur le perron de Matignon.
Chute du CAC 40 chute, forte hausse de l'écart entre les taux d'emprunt de la France et l'Allemagne
L'indice CAC 40 de la Bourse de Paris a brutalement chuté de plus de 2% lundi vers 10 heures à la suite de l'annonce de la démission du Premier ministre Sébastien Lecornu. Le chef du gouvernement a remis sa démission à Emmanuel Macron, qui l'a acceptée, a annoncé lundi l'Elysée dans un communiqué. Nommé le 9 septembre, Sébastien Lecornu était sous le feu des critiques des opposants et de la droite après avoir dévoilé dimanche soir une partie de son gouvernement. Après avoir glissé de plus de 2% peu après l'annonce de cette démission, l'indice vedette CAC 40 cédait un peu plus tôt ce lundi matin à 1,91%.
L'annonce surprise de la démission du Premier ministre Sébastien Lecornu a ainsi momentanément fait bondir le taux d'intérêt français à dix ans, et mécaniquement augmenter l'écart avec le taux allemand, appelé «spread». La démission de Sébastien Lecornu, survenue moins de 24 heures après la formation de son gouvernement, a fait grimper le coût de l'emprunt français à dix ans qui est monté momentanément à 3,61% avant de redescendre à 3,57%, en hausse de sept points de base par rapport à la dernière clôture. «Si le seuil des 3,60% est franchi, la dette française pourrait être exposée à des attaques massives, amplifiant la nervosité des marchés», s'est inquiété Antoine Andreani, qui dirige la recherche chez XTB France.
L'écart entre les taux d'emprunt français et allemand sur les marchés a quant à lui atteint 89 points de base, au plus haut depuis janvier. La veille, l'écart était de de 81 points de base. «La démission de Lecornu plonge la scène politique dans l'incertitude. Les investisseurs craignent un effet domino sur la politique économique et budgétaire», a encore commenté Antoine Andreani.
Le gouvernement Lecornu démissionne, la France s'enfonce dans la crise politique et... économique
Déflagration politique. A peine quelques heures après avoir formé son gouvernement, Sébastien Lecornu a présenté ce lundi 6 octobre sa démission au président Emmanuel Macron, sous le feu des critiques et affaibli de l’intérieur par la fronde des Républicains menée par Bruno Retailleau. Ce gouvernement devient ainsi le plus éphémère de la Ve République, n’ayant tenu qu’une douzaine d’heures. Sa chute plonge la France dans une crise politique sans précédent depuis plusieurs décennies.
Troisième Premier ministre en un an, Sébastien Lecornu, proche d’Emmanuel Macron, a été désigné dans un contexte déjà explosif, marqué par la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024 et la formation d’un hémicycle ingouvernable, éclaté entre trois blocs irréconciliables. Il avait pourtant dévoilé dimanche soir un gouvernement resserré de 18 ministres, dont 12 reconduits dans leurs fonctions, avant que les dissensions internes ne précipitent sa chute.
Très remonté face à une composition qui «ne reflète pas la rupture promise», le patron de LR Bruno Retailleau, lui-même reconduit à l'Intérieur, avait immédiatement convoqué en urgence le comité stratégique du parti gaulliste, qui se tiendra à 11h30. En cause, selon plusieurs sources : le retour surprise aux Armées de Bruno Le Maire, symbole pour la droite du dérapage budgétaire des dernières années de gouvernements macronistes ; ou encore la large part réservée à Renaissance dans la répartition du gouvernement - avec 10 ministres, contre 4 à LR.
Plusieurs cadres du camp présidentiel envisageaient même déjà, dimanche soir, l'hypothèse de voir la droite sortir du gouvernement. Quant au chef des centristes de l'UDI, Hervé Marseille, il s'est montré très déçu auprès de l'AFP, estimant que «les choix effectués par le Premier ministre redonnent à l'UDI sa liberté».
Vers une dissolution de l'Assemblée nationale ?
Mais plusieurs voix du camp central, comme le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot (Modem) ou la nouvelle porte-parole Aurore Bergé (Renaissance) avaient appelé lundi au calme, refusant sur France Inter «une forme de chantage» pour le premier, en appelant sur France 2 «au sens de l'Etat» de Bruno Retailleau pour la deuxième. Cette instabilité provoquait lundi matin la chute de près de 2% de la Bourse de Paris.
Presque simultanément à l'annonce de cette démission, le président du Rassemblement national Jordan Bardella a appelé Emmanuel Macron à dissoudre l'Assemblée nationale et provoquer de nouvelles législatives anticipées. «Il ne peut y avoir de stabilité retrouvée sans un retour aux urnes», a-t-il déclaré en arrivant au siège du parti à la flamme pour évoquer la situation avec Marine Le Pen, avant une réunion de groupe prévue à 17 heures à l'Assemblée nationale.
Quant au leader de la France insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon, il a demandé l'examen «immédiat» d'une motion de destitution du président de la République. «Recyclage», «provocation», «bras d'honneur», «déni de démocratie», choix «effarant et inexplicable» ou «insultant»... L'exaspération s'était fait sentir dans tous les partis d'opposition dimanche, ravivant le spectre d'une censure rapide. Le PS d'Olivier Faure avait à nouveau promis lundi matin de faire tomber le gouvernement sauf à obtenir un nouveau débat parlementaire sur la réforme des retraites. Jean-Luc Mélenchon avait dès dimanche dénoncé la nomination d'un «cortège de revenants à 80% de LR et anciens LR» qui «ne tiendra pas». «A quoi jouent les macronistes ? Leur obstination plonge chaque jour un peu plus le pays dans le chaos», avait pour sa part raillé le chef des députés PS Boris Vallaud.
Acculé, Sébastien Lecornu avait défendu, lui, un gouvernement sans «surprise», qui «rassemble et ressemble au socle commun qui nous soutient au Parlement». Quant à la «rupture» promise dès son premier jour en poste, le Premier ministre avait tenu à clarifier : «Sans 49-3, le Parlement aura le dernier mot : la vraie rupture est celle-là», a-t-il écrit sur X dans la soirée de dimanche, en référence à sa volonté de se priver de l'outil constitutionnel permettant de faire passer des lois sans vote à l'Assemblée.
Bruno Retailleau (LR) craint «une coalition des démagogues» pour faire voter le budget
Le patron des Républicains, Bruno Retailleau, a quant à lui exprimé ses doutes sur le renoncement à l'article 49.3 de la Constitution, craignant qu'il ne conduise à «une coalition des démagogues» pour faire adopter un budget «contraire aux intérêts supérieurs de notre pays». «Dans un contexte d’absence de majorité», renoncer au 49.3 «c’est un choix qui se comprend, à condition qu’une coalition des démagogues n'aboutisse pas au vote d’un budget qui serait contraire aux intérêts supérieurs de notre pays», a réagi le ministre démissionnaire de l'Intérieur sur le réseau X.
Marine Le Pen : «Pour le Rassemblement national, c'est la rupture ou la censure»
Marine Le Pen a jugé que la décision du Premier ministre de ne pas recourir à l'article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le budget était «plus respectueuse de la démocratie», se félicitant «d'un pouvoir supplémentaire» accordé aux députés. Pour autant, elle «attend le discours de politique générale» du Premier ministre en début de semaine prochaine pour voir «s'il existe une rupture ou pas», a-t-elle dit, à l'issue de son entretien avec Sébastien Lecornu, rappelant que «pour le Rassemblement national, c'est la rupture ou la censure».
LFI entend toujours déposer une motion de censure contre le gouvernement Lecornu
La France insoumise entend toujours déposer une motion de censure «dès la nomination» du gouvernement de Sébastien Lecornu, malgré la promesse de ce dernier de ne pas utiliser le 49.3 à l'Assemblée nationale, a prévenu sur X le coordinateur national de LFI Manuel Bompard. «Sébastien Lecornu vient sceller aujourd'hui la dernière pierre de son accord avec (le RN) pour faire voter à l'Assemblée Nationale un budget», a estimé le député des Bouches-du-Rhône, qui a une nouvelle fois appelé «toute la gauche» à voter la motion de censure qui sera déposée par LFI.
Fabien Roussel (PCF) trouverait «raide» de censurer d'emblée un gouvernement qui renonce au 49.3
Le patron du Parti communiste, Fabien Roussel, trouverait «raide» de censurer d'emblée un gouvernement qui renonce à utiliser l'article 49.3 de la Constitution alors que c'est une proposition «défendue» par la gauche et qui «rend la balle» au Parlement. «Il faut sortir de l'impasse, il faut avancer. Moi, je suis plus dans la culture du dialogue et de laisser le Parlement faire son boulot», a réagi le dirigeant communiste sur BFMTV/RMC après l'annonce de Sébastien Lecornu, de renoncer à utiliser l'article 49.3 de la Constitution.
Fabien Roussel, qui est reçu vendredi en milieu de journée à Matignon, veut cependant s'assurer auprès du Premier ministre «qu'il n'y ait pas d'arnaques» derrière cette annonce qui permettent au gouvernement d'utiliser d'autres procédures pour forcer la main du Parlement. Pour le dirigeant communiste, cela crée notamment de l'espoir pour une adoption d'un texte qui abrogerait la réforme des retraites, sur lequel il y aurait une majorité à l'Assemblée nationale. Concernant la proposition faite par le Premier ministre aux socialistes d'une taxe «sur le patrimoine financier», Fabien Roussel a jugé devant la presse avant son entretien avec Sébastien Lecornu que «toute mesure qui permettrait de faire rentrer des sous dans le budget de l'Etat en allant chercher chez les plus riches irait dans le bon sens». Le maire de Saint-Amand-les-Eaux a également indiqué que les communistes seront ouverts à une «alternative» à la taxe Zucman, sur laquelle il a appelé à ne pas se «focaliser».
Le gouvernement a d'autres outils pour «caporaliser le Parlement», réagit Boris Vallaud (PS)
Le chef des députés socialistes, Boris Vallaud, a aussitôt estimé que le renoncement de Sébastien Lecornu à faire usage de l'article 49.3 de la Constitution pour faire adopter un texte sans vote, n'empêcherait pas le gouvernement de «caporaliser le Parlement», à l'aide d'autres outils constitutionnels. Juste après l'annonce du Premier ministre, le député socialiste a rappelé sur franceinfo «la dureté des outils du parlementarisme rationalisé et cette possibilité de caporaliser le Parlement», en citant notamment «les votes bloqués» ou «l'article 40 qui empêche des dépenses nouvelles». «Le Premier ministre appelle au compromis. Mais au moment où nous allons le rencontrer, il ne nous en propose aucun», a-t-il ajouté. De son côté, le premier secrétaire du PS Olivier Faure a estimé que Sébastien Lecornu avait présenté «une copie très insuffisante et à bien des égards alarmante» sur le budget 2026, mais lui accorde «le bénéfice des prochaines heures pour réfléchir» jusqu'à son discours de politique générale.
Le Premier ministre décide de «renoncer» à l'article 49.3 de la Constitution pour gouverner
Sébastien Lecornu a annoncé, ce vendredi 3 octobre, qu’il «renonçait» à recourir à l’article 49.3 de la Constitution pour gouverner et, en particulier, pour faire adopter le budget sans vote. «Dès lors que le gouvernement ne peut plus être en situation d'interrompre les débats, il n'y a donc plus aucun prétexte pour que ces débats (parlementaires) ne démarrent pas la semaine prochaine», a déclaré le Premier ministre depuis Matignon, s’adressant aux oppositions qu’il doit recevoir dans la matinée, alors qu’il travaille toujours à la composition d’un nouveau gouvernement.
Sébastien Lecornu : «Le service public n’est pas qu’une affaire d’élus»
Sur X, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé la préparation d’un vaste projet. «Nous présenterons au Parlement un grand acte de décentralisation, de clarification et de liberté locale, après une large concertation : le service public n’est pas qu’une affaire d’élus», a-t-il écrit, au lendemain de son déplacement dans la ville de Mâcon (Saône-et-Loire). L'ancien ministre des Armées insiste sur la nécessité de «réduire la dilution des responsabilités et le millefeuille administratif payé par le contribuable, sans jamais tomber dans la critique facile de nos fonctionnaires.» Il précise également que «chaque administration doit être sous l’autorité directe d’un ministre, d’un préfet ou d’un élu local», estimant que «quand on sait qui commande, on sait à qui demander des comptes.»
La rupture concerne autant la méthode que le fond.
— Sébastien Lecornu (@SebLecornu) September 14, 2025
Nous présenterons au Parlement un grand acte de décentralisation, de clarification et de liberté locale, après une large concertation : le service public n’est pas qu’une affaire d’élus.
Pour réduire la dilution des…
Le syndicat agricole FNSEA appelle à «une grande journée d’action» dans les prochains jours
Ce dimanche 14 septembre, le syndicat agricole FNSEA appelle à «une grande journée d’action» le vendredi 25 septembre, à travers toute la France, pour dénoncer les accords internationaux jugés désastreux pour les produits agricoles. Dans les colonnes du JDD, son président, Arnaud Rousseau, alerte sur les conséquences des importations massives et de la baisse de la production, qui menacent la souveraineté alimentaire.
Budget 2026 : Patrick Martin refuse toute hausse de la fiscalité des entreprises
Alors que le futur gouvernement devra élaborer dans un délai très court le budget 2026, le président du Medef, Patrick Martin, a adressé une mise en garde claire. Il s’oppose fermement à toute augmentation des impôts pesant sur les entreprises et prévient que, si une telle mesure devait être envisagée, une «grande mobilisation patronale» serait organisée en signe de protestation.
Sébastien Lecornu enterre la suppression de deux jours fériés et cherche d’autres économies
Dans un entretien publié par plusieurs journaux régionaux, dont Ouest-France, Sud-Ouest ou La Provence, paru samedi 13 septembre, le tout nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé qu’il retirait la mesure prévoyant la suppression de deux jours fériés (le lundi de Pâques et le 8 mai). Cette proposition, présentée par Bayrou dans son projet de budget de 44 milliards d’euros d’économies, avait suscité une forte opposition. Sébastien Lecornu justifie sa décision par la volonté d’épargner «celles et ceux qui travaillent» et affirme entendre les préoccupations des citoyens. Toutefois, il prévient que le retrait de cette mesure obligera à trouver d’autres sources de financement pour réduire la dette publique. Le Premier ministre doit encore former son gouvernement et préparer un nouveau budget qui sera débattu au Parlement. Il souhaite un dialogue «moderne et franc» avec le PS, les Ecologistes et le PCF, mais critique La France insoumise. Concernant le Rassemblement national, il n’exclut pas la possibilité de discussions.
Plus tôt samedi, lors de son premier déplacement en tant que chef du gouvernement à Mâcon (Saône-et-Loire), consacré à la santé et à «la vie quotidienne» des Français, l’ancien ministre des Armées a notamment annoncé la création d’un réseau «France Santé», destiné à faciliter l’accès aux soins.
L’accès aux soins est encore trop souvent une source d’angoisse.
— Sébastien Lecornu (@SebLecornu) September 13, 2025
Depuis 2017, nous avons commencé à inverser la tendance, notamment sur la formation et le recrutement de médecins, mais nous devons faire plus.
L’État sera au rendez-vous, en faisant confiance aux acteurs locaux… pic.twitter.com/duGeYlDCLZ
Sophie Binet (CGT) dénonce «une politique au service des plus riches»
A quelques jours de la mobilisation intersyndicale du 18 septembre, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, appelle à en faire «le rendez-vous à ne pas louper» dans une interview accordée à Ouest-France. Elle réaffirme que l’abrogation de la réforme des retraites reste une priorité pour son organisation et demande plus de transparence sur les aides publiques, accusant les grands groupes de capter ces soutiens tout en supprimant des emplois. Interrogée sur la nomination de Sébastien Lecornu comme Premier ministre, elle estime que «on prend les mêmes et on recommence», jugeant la situation «très inquiétante» et appelant à rompre avec une politique «au service des plus riches». Elle se montre sceptique face aux engagements de rupture annoncés, rappelant que «le coup des belles paroles, ce n’est pas la première fois qu’on nous le fait».
Sébastien Lecornu a déjeuné avec le chef de l'Etat à l'Elysée
Sébastien Lecornu a déjeuné ce jeudi avec Emmanuel Macron à l’Élysée, à la veille de son premier déplacement comme Premier ministre, rapporte BFMTV.
Premier déplacement pour Lecornu samedi en Saône-et-Loire, sur le thème de la santé
Le Premier ministre effectuera son premier déplacement en Saône-et-Loire, à Mâcon, ce samedi 13 septembre 2025. A cette occasion, Sébastien Lecornu visitera le centre de santé départemental, où il rencontrera les porteurs du projet, notamment les élus, et l’équipe médicale. Ils présenteront le modèle d’accès aux soins de cet établissement.
Patrick Martin invite tous les partenaires sociaux à venir discuter au Medef
Le président du Medef, Patrick Martin, a adressé jeudi un mail aux syndicats et organisations patronales pour relancer l’«agenda social autonome», c’est-à-dire des discussions sans l’Etat. Dans ce courrier, révélé par Les Echos et consulté par l’AFP, il souligne que ce cadre est «plus que jamais» nécessaire dans le contexte politique et économique actuel. Il propose une rencontre prochaine au siège du Medef afin d’aborder les futurs dossiers paritaires, notamment le financement du modèle social, l’évolution du modèle productif, les grandes transitions (numérique, environnementale, démographique) et l’emploi des jeunes, qualifié de «priorité nationale». Cette initiative intervient alors que le nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu, a entamé ses consultations avec les syndicats et doit recevoir le Medef vendredi soir.
Confiante face à la crise française, Christine Lagarde appelle à renforcer la zone euro
La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a dit jeudi sa confiance dans l'action politique pour résoudre la crise en France qui rend méfiants les investisseurs, tout en appelant la zone euro à se muscler face aux tensions géopolitiques. «Je suis convaincue que les décideurs tiendront compte de cette période d'incertitude et feront tout leur possible pour la réduire», a déclaré l'ancienne ministre des Finances devant la presse, interrogée sur la situation politique et budgétaire en France au sortir d'une réunion monétaire ayant prolongé la pause sur les taux d'intérêts. «Nous ne limitons pas notre jugement à un pays en particulier», a-t-elle cependant prévenu.
Premier geste politique : Sébastien Lecornu reçoit Nicolas Sarkozy
Le tout nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu, a rencontré jeudi matin l’ancien président Nicolas Sarkozy à Matignon, selon l'entourage de l'ex-chef de l'Etat à l'AFP. Nicolas Sarkozy «était heureux de voir» Sébastien Lecornu, qui a pris mercredi ses fonctions à Matignon, «il lui a redit son amitié et témoigné son soutien», selon la même source, confirmant des informations de Paris Match et BFMTV. Les deux hommes avaient échangé par téléphone le jour de la nomination de Sébastien Lecornu et avaient convenu de ce moment, a-t-on précisé. Sébastien Lecornu a fait ses premières armes politiques à l'UMP (devenu LR), avant de rejoindre Emmanuel Macron en 2017. Il continuait néanmoins à voir régulièrement Nicolas Sarkozy auprès duquel il s'était engagé politiquement. Le nouveau Premier ministre fait partie des premières personnalités issues de la droite ayant basculé en macronie comme Edouard Philippe, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, Thierry Solère, ou encore Franck Riester.
Retraites : la CFDT ferme la porte à tout nouveau conclave
L’arrivée de Sébastien Lecornu relancera-t-elle l’idée d’un conclave sur les retraites ? La CFDT balaie aussitôt cette hypothèse.
Taxe Zucman : Gérard Larcher ferme la porte, la gauche en fait un préalable aux négociations
A la suite de la nomination de Sébastien Lecornu comme Premier ministre, mardi 9 septembre, Gérard Larcher s’est dit «hostile» à l’instauration d’une taxe sur les très hauts patrimoines, dite taxe Zucman. Sur BFMTV, le président du Sénat a profité de l’occasion pour exposer ses réserves.
Sébastien Lecornu temporise sur la composition de son gouvernement
Nommé en urgence après la démission de François Bayrou, Sébastien Lecornu prend le temps avant de désigner ses ministres. Emmanuel Macron lui a confié comme priorité l’élaboration du budget 2026 et la recherche d’accords parlementaires. Depuis la passation de pouvoir du 10 septembre, le tout nouveau Premier ministre a entamé des consultations avec les partis du «bloc central» (Renaissance, MoDem, Horizons), ainsi qu’avec Yaël Braun-Pivet (Renaissance), présidente de l'Assemblée nationale, et Gérard Larcher (Les Républicains), président du Sénat. Il doit aussi rencontrer les partis d’opposition : PS, Ecologistes et PCF ont accepté, tandis que LFI prépare déjà une motion de censure et que le RN attend une «rupture» politique.
Les socialistes et écologistes conditionnent leur soutien à un changement de cap, notamment sur la taxation des grandes fortunes et l’abandon du 49.3. Sébastien Lecornu promet de la «rupture» dans la méthode et sur le fond, affirmant qu’aucun «chemin n’est impossible» pour sortir de la crise. Pour l’heure, la composition du gouvernement reste inconnue. Gérard Larcher plaide pour un «contrat de gouvernement» autour de quelques dossiers urgents, surtout le budget. De son côté, Gérald Darmanin a exprimé sa volonté de rester à la Justice. En revanche, le cabinet du Premier ministre est déjà constitué : Philippe Gustin devient directeur de cabinet.
Marine Le Pen confirme sa candidature et érige Jordan Bardella en «excellent Premier ministre»
Invitée du 20 Heures de TF1 jeudi, Marine Le Pen a réaffirmé son intention de se présenter à l’élection présidentielle de 2027, malgré sa condamnation en mars dernier dans l’affaire des assistants parlementaires du RN. Le tribunal correctionnel de Paris l’avait sanctionnée de quatre ans d’emprisonnement, dont deux ferme, assortis d’une inéligibilité de cinq ans avec exécution immédiate. Elle sera rejugée en appel du 13 janvier au 12 février 2026. «Je vais utiliser tous les recours en ma possession», a déclaré la présidente des députés RN, se disant déterminée à défendre son innocence et à «protéger le droit des Français de choisir leur candidate». Elle a insisté : «Je viens défendre ce droit, celui de ne pas se voir privés de leur candidate». Si la justice lui restait défavorable, Marine Le Pen a de nouveau évoqué Jordan Bardella comme solution de repli, le qualifiant d’«excellent candidat» et même d’«excellent Premier ministre». Et d’ajouter : «Nous allons essayer de le démontrer le plus rapidement possible, lorsque Emmanuel Macron acceptera enfin de faire confiance au peuple français.»
Le RN ne veut pas censurer immédiatement Lecornu, mais attend une «rupture»
Le Rassemblement national ne veut pas censurer immédiatement le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu, mais attend une «rupture» avec la politique menée jusqu'ici, a expliqué son président Jordan Bardella mercredi à Strasbourg. Le parti à la flamme ne compte pas censurer «a priori» mais d'abord «écouter le discours de politique générale» de Sébastien Lecornu, a déclaré Jordan Bardella lors d'un point presse en marge d'une session plénière du Parlement européen. «Soit il y a rupture, soit il y aura censure», a-t-il résumé. Le RN réclame notamment un durcissement de la politique migratoire et s'oppose à toute hausse de la fiscalité pour la «France qui travaille», a-t-il souligné. Jordan Bardella a aussi réclamé que parmi les premières mesures de Sébastien Lecornu soit actée l'opposition de la France au traité de libre-échange avec les pays latino-américains du Mercosur. Après la chute de François Bayrou lundi lors d'un vote de confiance des députés, puis son remplacement à Matignon au bout de 24 heures par Sébastien Lecornu, le chef du RN n'a toutefois «aucune illusion» et juge le bail du nouveau chef du gouvernement «très précaire».
🗨️ "Soit il y a rupture, soit il aura censure"
— BFMTV (@BFMTV) September 10, 2025
Jordan Bardella met en garde le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu pic.twitter.com/bkbZvXEs0n
La FFB dénonce l’instabilité et alerte sur une hémorragie d’emplois dans le bâtiment
«Il va falloir remettre tout ça en place» : le secteur du bâtiment appelle le nouveau gouvernement à relancer la rénovation énergétique. Le président de la Fédération française du bâtiment (FFB), Olivier Salleron, dénonce un dispositif MaPrimeRénov’ «instable», affaibli par des aides réduites et des exclusions à venir. «L'instabilité gouvernementale va encore coûter cher», a prévenu Olivier Salleron, qui souhaite voir «des personnes au niveau et au courant des dossiers» rester au gouvernement, notamment la ministre démissionnaire chargée du Logement Valérie Létard, dont il a salué l'action. La profession craint une baisse de 3,4% de l’activité en 2025 et la perte de 30 000 emplois.
🔴 Crise politique : entreprise en péril ? "On connaît malheureusement l'instabilité politique : c'est tous les ans ou tous les 6 mois qu'on nous change les règles du jeu", explique Olivier Salleron, président de la Fédération française du bâtiment. #canal16 pic.twitter.com/fk6xNVNLti
— franceinfo (@franceinfo) September 9, 2025
Ferracci veut que la programmation énergétique soit «en haut de la pile» du gouvernement Lecornu
Le ministre de l’Energie sortant, Marc Ferracci, assure vouloir faire en sorte que le texte stratégique et sensible de la programmation énergétique, retardé cet été, «soit en haut de la pile», qu’il soit reconduit ou non, a indiqué mercredi son entourage à l’AFP. «Le ministre s’est battu jusqu’au bout sur ce texte», qui fixe les orientations en matière de production d’énergie, «pour le faire sortir étant donné l’urgence dans laquelle nous sommes pour faire avancer les projets permettant de mettre en œuvre le mix énergétique français», a-t-on expliqué. Avec la chute du gouvernement Bayrou, les acteurs de l’énergie se sont inquiétés que ce texte, déjà en retard de deux ans et qui divise la classe politique, ne tombe dans les limbes. Mais l’entourage de Marc Ferracci l’assure : «Le ministre, qu’il soit reconduit ou non, s’attachera à faire en sorte que ce dossier soit en haut de la pile du nouveau gouvernement» de Sébastien Lecornu.
Pour Sophie Primas, le premier défi de Sébastien Lecornu sera de «réunir la France»
Sophie Primas estime que Sébastien Lecornu est «un bon négociateur». Selon la porte-parole du gouvernement démissionnaire, son premier objectif sera de «réunir la France». A la sortie de l’Hôtel de Matignon, elle a ajouté : «Il prendra aussi les leçons de ce qu’il s’est passé. Il regardera avec attention où se situent les blocages et il y remédiera, en tout cas c’est ce que je souhaite.»
Nouveau Premier ministre : Sébastien Lecornu "est un bon négociateur (...) Il prendra aussi les leçons de ce qu'il s'est passé. Il regardera avec attention où son situés les blocages, il y remédiera en tout cas c'est ce que je souhaite", @sophieprimas pic.twitter.com/MNqyQ6E0Ar
— LCI (@LCI) September 10, 2025
Sébastien Lecornu va recevoir les forces politiques et syndicales
Le nouveau locataire de Matignon a rappelé qu’il fallait «mettre fin à ce double décalage : le décalage entre la situation politique et ce qu’attendent légitimement nos concitoyens pour leur vie quotidienne». Il va ainsi recevoir «dans les prochains jours les forces politiques et syndicales».
Le nouveau Premier ministre veut des «ruptures» sur «la forme et sur le fond»
«Il va falloir des ruptures, et pas seulement sur la forme ou dans la méthode. Des ruptures aussi sur le fond», a expliqué Sébastien Lecornu dans son discours. Il a également affirmé la nécessité de «changer» de méthode, «d’être plus créatif», tout en étant «plus sérieux dans la manière de travailler avec nos oppositions».
Sébastien Lecornu rend hommage à François Bayrou et adresse un message aux Français
Le nouveau Premier ministre a d’abord remercié François Bayrou pour «l’aide» qu’il venait de lui proposer, avant de saluer son «courage» après huit mois à la tête du gouvernement. Le nouveau locataire de Matignon a tenu à adresser un message : «Dire aux Françaises et aux Français qu’on va y arriver.»
A Matignon, François Bayrou souhaite «la bienvenue» à Sébastien Lecornu
Sur le perron de l’Hôtel de Matignon, François Bayrou a souhaité «la bienvenue» à Sébastien Lecornu. «Je ferai tout ce que je peux pour aider le gouvernement», a déclaré le Premier ministre démissionnaire.
EN DIRECT | Cérémonie de passation de pouvoir à Matignon entre François Bayrou et Sébastien Lecornu. https://t.co/JeBflkTN8i
— Gouvernement (@gouvernementFR) September 10, 2025
La Bourse de Paris ouvre en hausse, à l'unisson des autres places financières
La Bourse de Paris a ouvert en hausse mercredi, à l’unisson des autres places financières, au lendemain de records à Wall Street, dans un marché soutenu par la perspective de baisses de taux de la banque centrale américaine (Fed). Vers 9h50, l’indice vedette CAC 40 progressait de 0,81%, soit 62,82 points, à 7.812,21 points. La veille, le CAC 40 avait gagné 14,55 points (+0,19 %), pour s’établir à 7.749,39 points à la clôture. La hausse des marchés européens et asiatiques est alimentée par les records en clôture des trois principaux indices de la Bourse de New York mardi soir, portés par les anticipations de baisses de taux de la Fed d’ici la fin de l’année, après une forte révision des données sur l’emploi aux Etats-Unis.
Gérald Darmanin (LR) souhaite rester garde des Sceaux
«Je n'ai pas d'autre envie que de rester au ministère de la Justice», a assuré mercredi le garde des Sceaux sortant Gérald Darmanin, qui se refuse à «faire du tourisme ministériel» alors que le nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu, doit former son gouvernement. «Je trouve que nous avons fait des choses utiles pour la Nation. (...) Donc, oui, mon avenir, je le souhaite au ministère de la Justice», a insisté Gérald Darmanin sur RTL, qui a notamment dit vouloir «faire quatre (nouvelles) prisons» de haute sécurité, «pour qu'une prison ressemble à une prison, où les délinquants ne puissent pas communiquer à l'extérieur».
🔴 EN DIRECT
— RTL France (@RTLFrance) September 10, 2025
Gouvernement Lecornu : Gérald Darmanin annonce sur RTL vouloir rester au ministère de la Justice https://t.co/0pxCsG0J0X pic.twitter.com/2A1vhvn5N9
Journée de mobilisations et blocages limités en France, en attendant un nouveau gouvernement
De nombreuses actions, mais sans perturbation majeure, avaient lieu mercredi matin à l’occasion d’un appel lancé sur les réseaux sociaux à bloquer la France, journée d’évaluation de la colère sociale dans un contexte d’incertitude politique en attendant la désignation d’un nouveau gouvernement. Emmanuel Macron a nommé mardi soir un de ses fidèles, le ministre de la Défense Sébastien Lecornu, au poste de Premier ministre en remplacement du centriste François Bayrou, démissionnaire après la chute lundi de son gouvernement lors d’un vote de défiance des députés sur son plan de désendettement du pays. La journée baptisée «Bloquons tout» a été lancée sur les réseaux sociaux durant l’été avec de multiples revendications, dont l’abandon du projet de budget de François Bayrou.
Les Ecologistes prêts à censurer le gouvernement Lecornu ?
Sur BFM TV, Marine Tondelier, secrétaire nationale des Ecologistes, affirme que le groupe de députés des verts à l'Assemblée nationale votera sans «beaucoup de suspens» la censure du gouvernement de Sébastien Lecornu.
Marine Tondelier qualifie la nomination de Sébastien Lecornu à Matignon de "provocation" pic.twitter.com/0C44mlA3Op
— BFMTV (@BFMTV) September 10, 2025
Faure demande à Lecornu de «renoncer au 49.3» pour démontrer un changement de méthode
Le patron du Parti socialiste Olivier Faure a demandé mercredi au nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu de renoncer à utiliser l'article 49.3 de la Constitution, permettant l'adoption d'un texte sans vote de l'Assemblée, pour démontrer «que la méthode change» par rapport aux précédents gouvernements. Sur franceinfo, Olivier Faure a affirmé qu'il n'y avait «aucun scénario où le Parti socialiste participe à l'équipe gouvernementale», et a affirmé qu'il ne refusait pas de discuter avec le nouveau chef de gouvernement, mais qu'il refusait de lui donner «un chèque en blanc» sans savoir ce qu'il fera notamment en matière budgétaire.
LFI déposera une motion de censure à l'Assemblée contre Sébastien Lecornu
La France insoumise déposera «dès le premier jour de la session parlementaire à l'Assemblée nationale» une motion de censure spontanée contre le gouvernement du nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu, a indiqué ce mercredi 10 septembre le coordinateur du mouvement Manuel Bompard sur RMC et BFMTV. Si Sébastien Lecornu ne demande pas la confiance de l'Assemblée, «dès le premier jour de la session parlementaire à l'Assemblée nationale, nous déposerons une motion de censure sur la base de l'article 49.2 de la Constitution», a dit Manuel Bompard, dénonçant une nomination qui s'apparente pour lui à un «déni de démocratie». Si cette motion de censure était votée par l'ensemble de la gauche et le Rassemblement national, elle renverserait le gouvernement du nouveau Premier ministre.
Qui est Sébastien Lecornu, le nouvel homme fort de Matignon ?
Décrit comme discret mais ambitieux, apprécié de tous, en particulier d'Emmanuel Macron, Sébastien Lecornu aura la lourde tâche de de mettre en place un nouveau budget pour 2026. Portrait.
Sébastien Lecornu a rencontré Emmanuel Macron à l'Elysée
Selon les informations de Franceinfo, Sébastien Lecornu a rencontré le chef de l'Etat à l'Elysée ce mardi soir aux alentours de 21h30. Son entourage indique par ailleurs qu'il devrait appeler à «un changement de méthode» mercredi lors de son discours de prise de fonctions à Matignon.
Gouvernement : les premières consultations ont débuté
Selon les informations de BFMTV, le nouveau Premier ministre «a d'ores et déjà commencé ses consultations» en vue de former son gouvernement.
«Plus que jamais #BloquonsTout», lâche Mathilde Panot (LFI)
La présidente du groupe LFI à l’Assemblée, Mathilde Panot, dénonce la décision d’Emmanuel Macron de nommer Sébastien Lecornu à Matignon, à la veille de la mobilisation sociale du 10 septembre : «Une provocation.» Elle critique la continuité de la ligne gouvernementale : «La même politique pour les riches, minoritaire à l’Assemblée et dans le pays.» Et attaque directement le nouveau Premier ministre : «Lecornu, celui qui face aux Gilets Jaunes ou aux Guadeloupéens en lutte pour le droit à l’eau n’a répondu que par la répression»... Mathilde Panot appelle enfin à la mobilisation : «Nous le censurerons. Plus que jamais demain #BloquonsTout pour faire partir Macron !»
La nomination de Sébastien Lecornu à la veille du mouvement du 10 septembre est une provocation.
— Mathilde Panot (@MathildePanot) September 9, 2025
La même politique pour les riches, minoritaire à l’Assemblée et dans le pays.
Lecornu, celui qui face aux Gilets Jaunes ou aux guadeloupéens en lutte pour le droit à l’eau n’a…
Première réaction de Sébastien Lecornu après sa nomination à Matignon
Alors que les réactions se multiplient, le nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu, remercie le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, pour sa «confiance» et salue le Premier ministre démissionnaire, François Bayrou, pour son «courage». «Le président de la République m'a confié la tâche de construire un gouvernement avec une direction claire : la défense de notre indépendance et de notre puissance, le service des Français et la stabilité politique et institutionnelle pour l'unité du pays», écrit l'ancien ministre des Armées sur X.
Le Président de la République m'a confié la tâche de construire un Gouvernement avec une direction claire : la défense de notre indépendance et de notre puissance, le service des Français et la stabilité politique et institutionnelle pour l'unité du pays.
— Sébastien Lecornu (@SebLecornu) September 9, 2025
Je tiens à le…
Pour le PS, Emmanuel Macron «prend le risque de la colère sociale»
Avec la nomination de Sébastien Lecornu à Matignon, Emmanuel Macron «prend le risque de la colère sociale légitime et du blocage institutionnel du pays», a dénoncé dans un communiqué le PS, qui «prend acte» de ce choix. «Emmanuel Macron s’obstine donc dans une voie à laquelle aucun socialiste ne participera. Celle qui a conduit à l’échec et au désordre et qui aggrave la crise, la défiance et l'instabilité», ajoute le Parti socialiste, qui estime que «sans justice sociale, fiscale et écologique, sans mesures pour le pouvoir d’achat, les mêmes causes provoqueront les mêmes effets».
Edouard Philippe (Horizons) fixe ses «limites»
Invité de TF1, Edouard Philippe a salué la nomination de Sébastien Lecornu, estimant que le nouveau Premier ministre «a les qualités» pour «discuter» et «trouver un accord» avec les autres partis. L’ancien chef du gouvernement, aujourd’hui à la tête du parti Horizons, s’est dit disposé à collaborer : «Quand on discute on est obligé de faire des compromis, je suis prêt à faire des compromis avec quelques limites.» «Les budgets des armées, de la police, de la justice doivent être conservés», prévient le maire du Havre.
🔴 Sébastien Lecornu nommé Premier ministre : "Il sait discuter et il va avoir besoin de ce talent de discussion et d'écoute pour réussir à avoir un accord. "
— TF1Info (@TF1Info) September 9, 2025
➡ Edouard Philippe, maire du Havre au 20h de TF1 pic.twitter.com/858ybvw5wp
Raphaël Glucksmann (Place publique) met en garde contre «la chute»
A l’annonce de la nomination de Sébastien Lecornu comme Premier ministre, Raphaël Glucksmann a réagi en pointant le choix d’un profil très proche du chef de l’Etat : «Le Président a choisi un Premier Ministre (très) proche de lui, comme s’il espérait encore que rien ne change.» Mais, pour l’eurodéputé, la situation impose désormais un tournant profond. Selon lui, Emmanuel Macron et son nouveau Premier ministre ne pourront éviter la rupture avec la ligne suivie jusqu’ici : «Pour éviter la chute, (Sébastien Lecornu) devra accepter des politiques (très) éloignées de ce qui fut fait jusque là. La justice fiscale est la condition de la stabilité.»
Le Président a choisi un Premier Ministre (très) proche de lui, comme s’il espérait encore que rien ne change.
— Raphael Glucksmann (@rglucks1) September 9, 2025
Mais, pour éviter la chute, il devra accepter des politiques (très) éloignées de ce qui fut fait jusque là. La justice fiscale est la condition de la stabilité.
Gabriel Attal (Renaissance) souhaite tous ses vœux de succès à Sébastien Lecornu
Sur X, l'ancien Premier ministre a souhaité bonne chance à l'actuel ministre des Armées, assurant que son camp cherchera «toujours à aller dans le sens de l’intérêt général et le soutiendrons pour cela».
Tous mes vœux de succès à @SebLecornu dans ses nouvelles fonctions de Premier ministre.
— Gabriel Attal (@GabrielAttal) September 9, 2025
Avec les @DeputesEnsemble et @Renaissance, nous chercherons toujours à aller dans le sens de l’intérêt général et le soutiendrons pour cela.
Dans cette période si critique pour le pays, il…
Bruno Retailleau (LR) prêt à «trouver des accords»
Le chef des Républicains et ministre de l'Intérieur sortant Bruno Retailleau s'est dit prêt mardi soir à «trouver des accords» avec le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu afin de bâtir une «majorité nationale». «Je souhaite que nous trouvions des accords. Je crois qu'il y a la possibilité de construire un projet qui satisfasse ce que j’appelle la majorité nationale», a-t-il dit à la sortie d'un bureau politique de LR en «se félicitant» qu'un Premier ministre socialiste n'ait pas été nommé.
Nouveau Premier ministre : Bruno Retailleau souhaite «trouver des accords» avec Sébastien Lecornu https://t.co/0NMfNzRdcv
— CNEWS (@CNEWS) September 9, 2025
Une «provocation» pour Marine Tondelier (EELV)
Interrogée sur BFMTV, la chef de file des écologistes, Marine Tondelier, a déploré une «provocation» après la nomination de Sébastien Lecornu à Matignon. «Le macronisme se réduit sur lui-même à une forme d'entre-soi.»
"Tout ça est une provocation", Marine Tondelier réagit à la nomination de Sébastien Lecornu comme nouveau Premier ministre pic.twitter.com/NC58dQxtvg
— BFMTV (@BFMTV) September 9, 2025
«Une triste comédie» pour Jean-Luc Mélenchon
Sur le réseau social X, le chef de file des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, a fustigé une «triste comédie» et appelé une nouvelle fois au départ du chef de l'Etat. «Seul le départ de Macron lui-même peut mettre un terme à cette triste comédie du mépris du Parlement, des électeurs et de la décence politique.»
Réponse de Macron au renversement de Bayrou : dorénavant c'est absolument comme auparavant.
— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) September 9, 2025
Seul le départ de Macron lui-même peut mettre un terme à cette triste comédie du mépris du Parlement, des électeurs et de la décence politique.
Pour Marine Le Pen (RN), Macron «tire la dernière cartouche du macronisme»
Une des premières a réagir à la nomination de Sébastien Lecornu n'est autre que Marine Le Pen. «Le président tire la dernière cartouche du macronisme», a-t-elle lancé sur X, ajoutant que le président français était «bunkerisé avec son petit carré de fidèles». Pour la leader du RN, «après les inéluctables futures élections législatives, le Premier ministre s’appellera Jordan Bardella».
Le Président tire la dernière cartouche du macronisme, bunkerisé avec son petit carré de fidèles. Après les inéluctables futures élections législatives, le Premier ministre s’appellera Jordan Bardella.
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) September 9, 2025
Nouveau Premier ministre : la passation de pouvoir aura lieu ce mercredi
Dans un communiqué, Matignon indique que la passation de pouvoir aura lieu ce mercredi 10 septembre à 12h.
«Bâtir les accords indispensables aux décisions des prochains mois»
Dans un communiqué l'Elysée détaille que Sébastien Lecornu sera chargé de «consulter» les partis en vue de «bâtir les accords indispensables aux décisions des prochains mois». Elle poursuit : «Il l’a chargé de consulter les forces politiques représentées au Parlement en vue d’adopter un budget pour la Nation et bâtir les accords indispensables aux décisions des prochains mois. A la suite de ces discussions, il appartiendra au nouveau Premier ministre de proposer un gouvernement au président de la République.»
Sébastien Lecornu nommé nouveau Premier ministre
Comme évoqué ces dernières heures, Sébastien Lecronu a été nommé Premier ministre par Emmanuel Macron. L'acteul ministre des Armées aura la lourde tâche de succéder à François Bayrou et de présenter un nouveau budget en accord avec les oppositions.
Nouveau Premier ministre : nomination imminente ?
Selon plusieurs sources, dont celles de LCI, le nouveau Premier ministre pourrait être nommé dans les minutes à venir. Le nom de Sébastien Lecornu revient avec insistance.
Nouveau dépôt de motion de destitution à l'encontre d'Emmanuel Macron
Une nouvelle fois, les députés de La France insoumise ont déposé une motion de destitution contre le président de la République, Emmanuel Macron. A l'initiative de Mathilde Panot et de 85 de ses collègues, rappellent que l’article 68 de la Constitution prévoit qu’en cas de «manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat», le Président de la République peut être destitué. Pour rappel, aucune motion de destitution n’a jamais été adoptée sous la Ve République.
Lecornu, Vautrin, Darmanin… qui pour remplacer François Bayrou à Matignon ?
Les paris vont bon train. Le grand favori reste Sébastien Lecornu, actuel ministre des Armées. Attendu ce mardi à Londres pour deux jours de réunions sur l’Ukraine, il a finalement annulé son déplacement. Proche d’Emmanuel Macron, qu’il a rejoint cet été à Brégançon, il apparaît en première ligne pour Matignon. Autre nom cité : Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles, déjà pressentie pour le poste avant la nomination d’Élisabeth Borne. D’autres pistes circulent encore pour tenter d’identifier le futur Premier ministre.
François Bayrou a démissionné : que recouvrent les « affaires courantes » qu’il doit expédier ?
Maintenant que François Bayrou a officiellement remis sa démission au chef de l'Etat, il devra expédier les «affaires courantes», jusqu'à la nomination d'un successeur à Matignon. Cette expression renvoie à un principe traditionnel du droit public français : elle désigne la gestion quotidienne de l’administration, mais aussi les urgences, comme une catastrophe naturelle ou un attentat. Cette période s'achèvera lorsqu'un nouveau gouvernement sera nommé.
Démission de François Bayrou: va-t-elle faire flamber votre rendement d'assurance-vie ?
Votre épargne va-t-elle être impactée par la démission de François Bayrou, remise ce mardi 9 septembre ? Une nouvelle crise politique resurgit, et l'absence de gouvernement et de budget cet automne suscite l'inquiétude des investisseurs. Ces derniers réclament de recevoir des intérêts plus élevés pour prêter de l’argent à la France, perçue comme un pays moins sûr de les rembourser.
Démission de François Bayrou : incertitude autour du budget 2026
Renversé lundi 8 septembre à l’Assemblée nationale lors d’un vote de confiance, François Bayrou a présenté sa démission à Emmanuel Macron ce mardi 9 septembre. Le projet de budget 2026, au cœur du scrutin, est désormais suspendu jusqu’à la nomination d’un nouveau Premier ministre. Selon l’Élysée, cette désignation devrait intervenir «dans les tout prochains jours».
La chute de François Bayrou va-t-elle faire remonter les taux de crédit immobilier ?
Du jamais vu depuis 15 ans : ce mardi 9 septembre, la France emprunte légèrement plus cher que l’Italie sur les marchés financiers. Le taux de l’OAT à 10 ans atteint 3,48 %, contre 3,47 % pour son équivalent italien, un pays pourtant souvent pointé comme l’un des plus fragiles de la zone euro. Une situation liée à la chute du gouvernement Bayrou, qui conduit les marchés à percevoir la dette française comme plus risquée.
François Bayrou a quitté l’Élysée après avoir remis sa démission au président
Le Premier ministre François Bayrou vient de quitter l’Elysée. Il a remis sa démission à Emmanuel Macron. Pour l'heure, il reste Premier ministre démissionnaire et expédira les affaires courantes, tant qu'un nouveau Premier ministre n'a pas été nommé.
Sébastien Lecornu annule son déplacement à Londres
Initialement attendu à Londres ce mardi après-midi pour un déplacement de deux jours consacré à des réunions sur l’Ukraine avec ses homologues du «groupe E5» (France, Allemagne, Pologne, Italie et Royaume-Uni), le ministre des Armées Sébastien Lecornu a finalement annulé son voyage. Cette décision, prise lundi soir, intervient dans le contexte de la chute du gouvernement Bayrou. Cité parmi les successeurs potentiels du Premier ministre, le ministre a préféré rester à Paris.
Les groupes de gauche se réunissent à l’Assemblée nationale à 15h30
Une réunion des présidents des groupes de gauche à l'Assemblée nationale se tiendra à 15h30, en présence de Mathilde Panot (LFI), Stéphane Peu (GDR) et Cyrielle Chatelain (Ecologistes).
Boris Vallaud (PS), lui, ne participera pas à cette rencontre, qui «était envisagée sur le renouvellement des instances de l'Assemblée nationale, bien avant le vote de confiance d'hier, et compte tenu de l’actualité politique, on a proposé de décaler cette réunion», précisent les socialistes.
François Bayrou a quitté Matignon pour se rendre à l’Elysée
Le Premier ministre François Bayrou a quitté Matignon pour se rendre à l’Elysée afin de remettre sa lettre de démission à Emmanuel Macron.
«Sébastien Lecornu prépare son gouvernement», selon Xavier Bertrand
Le président LR des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a reconnu ce mardi qu’il ne serait pas nommé à Matignon. Lors d’une réunion des dirigeants de son parti, il a en outre précisé que «Sébastien Lecornu est en train de composer son propre gouvernement», rapporte BFMTV.
«Le président a déjà fait son choix et il a dit qu’il ne souhaitait pas de présidentiable à Matignon», a affirmé Xavier Bertrand lors d’un comité stratégique de LR. L’entourage de Sébastien Lecornu, le ministre des Armées, a immédiatement démenti ces informations.
L’instabilité politique fait planer le doute sur les start-up françaises
Selon un baromètre publié ce mardi par France Digitale, relayé par Le Parisien, les start-up françaises expriment de vives inquiétudes face aux incertitudes économiques et politiques à venir les 12 prochains mois. Près de 75% des jeunes entreprises sondées estiment que la situation politique est porteuse de risques, un chiffre qui grimpe à 82% lorsqu’il s’agit du contexte économique national.
Mobilisation du 10 septembre : Bruno Retailleau anticipe 100 000 manifestants
Le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau prévoit près de 100 000 manifestants demain, lors de la journée du 10 septembre, dans le cadre de la mobilisation intitulée «Bloquons tout», selon BFMTV. Il avertit : la baisse des effectifs pourrait être compensée par une plus grande intensité des actions.
François Bayrou démissionne à la mi-journée, Macron veut nommer très vite un Premier ministre
Le Premier ministre remettra sa démission, ainsi que celle de son gouvernement, vers 13h30, à Emmanuel Macron, selon les informations du Parisien. De son côté, le chef de l’État a annoncé qu'il nommerait un nouveau Premier ministre dans les «tout prochains jours», d'après un communiqué de l’Élysée.
Les présidents de groupe réunis à l’Assemblée nationale ce matin
Une conférence des présidents de groupe se tient ce matin depuis 9h30 à l’Assemblée nationale, en présence notamment de Yaël Braun-Pivet. A l’ordre du jour : les prises de position des différents groupes parlementaires sur le fonctionnement de l’Assemblée en période d’affaires courantes.
La Bourse de Paris attendue en baisse à l'ouverture ce mardi
La Bourse de Paris est attendue en baisse à l'ouverture ce mardi, après que l'Assemblée nationale a, sans surprise, renversé le Premier ministre François Bayrou, qui a échoué à obtenir la confiance des députés. Le contrat à terme sur l'indice vedette CAC 40 reculait de 0,19% une quarantaine de minutes avant l'ouverture de la séance (à 9h, heure de Paris). Lundi, le CAC 40 a gagné 60,06 points (+0,78%) pour s'établir à 7 734,84 points à la clôture. «Les marchés européens devraient ouvrir en légère baisse ce matin, inquiets, mais pas paniqués, par la chute du gouvernement français», commente John Plassard dans une note.
Yaël Braun-Pivet regrette la chute du gouvernement, qui «ne règle rien» au problème de la dette
Invitée sur RTL ce matin, la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a affirmé «regretter» la décision des députés de ne pas voter la confiance au gouvernement Bayrou. «Il a posé de vrais constats, une question essentielle à la représentation nationale sur la dette et sur la trajectoire pour la réduire, malheureusement il n'a pas réussi à remporter l'adhésion des parlementaires, c'est dommage», a-t-elle estimé. «Il nous faut toujours affronter cette question de la dette, rien n'est réglé aujourd'hui, on ne peut que le déplorer», a-t-elle insisté.
François Bayrou devrait présenter sa démission à Emmanuel Macron «autour de midi»
La démission de François Bayrou, ainsi que celle de son gouvernement, est attendue «autour de midi», selon BFMTV.
LFI va déposer une motion de destitution ce mardi
Après la chute du gouvernement Bayrou, La France insoumise cible désormais Emmanuel Macron. Mathilde Panot, cheffe des députés Insoumis, a annoncé que leur groupe déposerait ce mardi «une motion de destitution contre le président de la République».
200 rassemblements à travers le pays pour fêter le départ de François Bayrou
Des milliers de personnes ont célébré lundi soir la démission du gouvernement Bayrou devant plusieurs mairies. Selon la police, environ 11 000 manifestants ont participé à 200 rassemblements à travers le pays. Les plus importantes mobilisations ont eu lieu à Rennes (750 personnes), Lyon (500), Brest (400), Grenoble (250) et Le Havre (220), dans une atmosphère «globalement festive».
La démission de François Bayrou attendue ce mardi matin
Selon les informations de BFMTV, la lettre de démission que remettra François Bayrou ce mardi est prête. Le Premier ministre devrait la déposer au chef de l'Etat qui a d'ores et déjà confirmé qu'il allait «accepter la démission de son gouvernement».
Pas de stabilité politique sans justice sociale pour la CGT
Interrogée par l'AFP, la secrétaire générale de la CGT a martelé que La France ne connaîtra pas de stabilité politique sans justice sociale. «Le point commun entre Gabriel Attal, Michel Barnier et François Bayrou, c'est qu'ils sont tous tombés à cause de la violence sociale de leur politique», a dénoncé Sophie Binet.
«Pas peur de la dissolution» : Olivier Faure veut une autre forme de cohabitation
Interviewé sur BFMTV, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, s'est positionné en faveur d'«une cohabitation d'un genre nouveau». Pour lui, «il faut rallumer la lumière». Le leader du PS a par ailleurs assuré qu'il n'avait «pas peur de la dissolution» et que son parti serait «loin devant La France insoumise» en cas d'élection. Plus tôt, Jean-Luc Mélenchon avait confié qu'il ne «soutiendra pas» l'éventuelle nomination du premier secrétaire socialiste Olivier Faure à Matignon.
«L'euro et l’Union européenne tout entière pourraient chanceler»
Analysant la situation politique en France, le journaliste Christoph von Marschall du Tagesspiegel s’inquiète : «Avec la France qui chancelle, c’est l’euro et l’Union européenne tout entière qui pourraient chanceler.» Il rappelle que le taux d’endettement de la France dépasse très largement les 60% autorisés par le pacte de stabilité, qui fixe des limites aux pays membres de l’Union européenne, souligne Courrier international.
«Une rouste sans précédent», ironise le député Alexis Corbière
L'ancien député insoumis, Alexis Corbière, a raillé la chute du gouvernement Bayrou, la qualifiant de «rouste sans précédent». «Ce qu'a voulu faire François Bayrou et Michel Barnier, ça ne marche pas», a ensuite rétorqué sur BFMTV l'élu (L'Après).
Le RN ne soutiendra pas «un ministre de gauche»
Invité à réagir sur la chute du gouvernement Bayrou, le premier vice-président du RN et maire de Perpignan, Louis Aliot, ne veut pas négocier. «S'il y a un Premier ministre de gauche, il sera censuré a priori», a-t-il laissé entendre sur BFMTV.
Raphaël Glucksmann plaide pour «un accord»
Interrogé sur LCI, l'eurodéputé et co-président de Place publique, Raphaël Glucksmann souhaite que cette nouvelle page politique soit «celle de la capacité à trouver un accord». Et d'ajouter : «La période qui s'ouvre maintenant doit être celle de la responsabilité.»
«Se poser la question de pour quoi faire», avance Laurent Wauquiez
Toujours à droite, le président du groupe Droite républicaine à l'Assemblée nationale, Laurent Wauquiez, considère désormais que la balle est désormais dans le camp du nouveau gouvernement, à qui «il faut un programme de travail et avant de se poser la question de qui, se poser la question de pour quoi faire». Il faudra aussi selon lui «tirer les leçons des erreurs du passé».
Bruno Retailleau veut un Premier ministre «le plus vite possible»
Interrogé sur France 2 sur une éventuelle candidature à Matignon, le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau assure «ne pas être sur les rangs». Toutefois, il réclame un Premier ministre «le plus vite possible».
Olivier Faure : «Il est temps pour la gauche de gouverner ce pays»
Interrogé dans le 20h de TF1, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, assure qu'il «est temps pour la gauche de gouverner le pays». «Les Français sont épuisés, on vit un jour sans fin», a-t-il ajouté. Afin de «donner de l'espoir» au pays, Olivier Faure attend désormais : «Nous proposons et nous verrons comment le Parlement avance avec nous.»
🔴 Olivier Faure affirme qu'il « est temps pour la gauche de gouverner à nouveau ce pays »
— TF1Info (@TF1Info) September 8, 2025
▶️ #LE20H @GillesBouleau pic.twitter.com/52Kd5UxbcN
«Une bouffée d’air pour les Français», juge Fabien Roussel
Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, s'est à son tour satisfait du renversement de François Bayrou : «La chute de François Bayrou et de l'amicale de l’austérité est une bouffée d’air pour les Français. C’est une victoire pour tous ceux qui refusent qu’on touche aux services publics et aux jours fériés», a-t-il réagi sur X, avant d'appeler à la mobilisation les 10 et 18 septembre.
Pas de compromis pour François-Xavier Bellamy qui ne veut pas «s'associer» au PS
Interrogé par BFMTV, le vice-président exécutif des Républicains, François-Xavier Bellamy, a indiqué ne pas vouloir «s'associer au parti socialiste» dans un futur gouvernement, et ce malgré les propos de Laurent Wauquiez à la tribune de l'Assemblée nationale appelant à «des compromis».
Gabriel Attal souhaite «un accord d'intérêt général»
L'ancien Premier ministre Gabriel Attal a appelé lundi soir à un «accord d'intérêt général» entre «les forces républicaines» pour les 18 mois à venir. Pour obtenir un accord, il plaide pour un «négociateur» afin notamment d'obtenir des «compromis» sur le budget avant de nommer un Premier ministre. Son but serait de «réunir dès demain et pendant trois à quatre semaines, l'ensemble des chefs de partis représentés à l'Assemblée 24 heures sur 24, sept jours sur sept, pour s'entendre sur un accord».
Une «victoire et un soulagement populaire», pour Jean-Luc Mélenchon
Immédiatement après le verdict, le fondateur de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon a parlé de «victoire et de soulagement». Il appelle le chef de l'Etat à partir : «Macron est désormais en première ligne face au peuple. Lui aussi doit partir.»
Les Ecologistes veulent que les partis de gauche soient reçus par Emmanuel Macron
La Secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, demande officiellement qu'Emmanuel Macron reçoive les chefs de parti de gauche avant de nommer un Premier ministre. Elle peut être reçue «seule ou avec [ses] collègues du Nouveau Front populaire», avec ou sans Jean-Luc Mélenchon, «comme il le souhaite».
Le PS évoque un moment «triste» et «grave»
Interrogé dans les couloirs de l'Assemblée nationale, le président des députés PS, Boris Vallaud, a évoqué un moment «assez triste» et «assez grave». Selon lui, son parti n'a reçu «depuis plusieurs mois (...) qu'indifférence, silence et trahison de la part de celui qui avait pu faire adopter un budget».
Macron évoque un successeur à François Bayrou «dans les tout prochains jours»
Quelques minutes après la chute du gouvernement Bayrou, Emmanuel Macron a réagi officiellement. S'il «prend acte» de ce vote, il annonce qu'il nommera son successeur «dans les tout prochains jours».
Nombre de ministres, motions de censure, recours au 49.3… Les chiffres qui ont marqué le second quinquennat d’Emmanuel Macron
François Bayrou a perdu sa place à Matignon sous le coup d’un vote de confiance. Emmanuel Macron devra nommer un nouveau Premier ministre. Il deviendra le cinquième chef de gouvernement depuis le début du second quinquennat du président de la République. Zoom sur les chiffres qui ont marqué la présidence d’Emmanuel Macron depuis 2022.
Chute du gouvernement de François Bayrou : démission, nouveau Premier ministre… et après ?
Le gouvernement de François Bayrou est tombé. Le Premier ministre n’a pas obtenu la confiance des députés. Dans les jours qui suivent, le chef du gouvernement doit donner sa démission à Emmanuel Macron. Le président de la République est ensuite chargé de désigner un nouveau Premier ministre. On vous explique tout sur le calendrier à venir, juste ici :
Le gouvernement de François Bayrou est renversé par le vote de confiance
Sanction pour François Bayrou. L’Assemblée nationale a décidé de ne pas accorder sa confiance au Béarnais. Par conséquent, comme le dispose l’article 49.1 sur le vote de confiance, le Premier ministre et son gouvernement chutent. François Bayrou devra donner sa démission à Emmanuel Macron dans les prochains jours.
La Bourse de Paris termine en hausse en attendant le vote de confiance
La Bourse de Paris a terminé en hausse de 0,78% lundi, à l'issue d'une séance attentiste avant d'être fixée sur l'issue du vote de confiance sollicité par le Premier ministre François Bayrou, la chute du gouvernement étant largement anticipée.
Le vote de confiance est lancé
La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet a suspendu la séance. Les députés rejoignent désormais les salons voisins de l’Hémicycle dans lequel se déroule le scrutin. Chaque député vote sur une machine, pour, contre ou peut aussi choisir de s’abstenir. Le vote prendra fin à 18h50.
François Bayrou reprend la parole avant le vote de confiance
A l’issue des prises de paroles des onze groupes politiques qui composent l’Assemblée nationale, François Bayrou, qui dispose d’un droit de réponse, reprend le micro. «Je ne répondrais pas aux polémiques, je ne répondrais pas aux propos insultants», a réagit le Premier ministre avant de remercier les membres de son gouvernement et l’Assemblée nationale.
C'est la fin des réponses des onze groupes politiques de l'Assemblée nationale
C’est désormais l’heure de la dernière prise de parole. Philippe Bonnecarrère représente les députés non-inscrits. «La France n’attend pas un gouvernement parfait, elle attend des élus responsables», avance le député.
«Le président ne souhaite pas changer de politique, alors il nous faudra changer de président», lance Mathilde Panot (LFI)
Mathilde Panot est la dixième présidente de groupe politique à prendre la parole suite à la déclaration de politique générale de François Bayrou. «Nous ne partageons pas votre diagnostic et encore moins votre remède», lance la cheffe de file des députés Insoumis pour qui François Bayrou n’est «pas seulement une imposture, mais un danger pour le pays». La députée donne rendez-vous le 10 septembre, jour de mobilisation citoyenne.
«Le président ne souhaite pas changer de politique, alors il nous faudra changer de président», a poursuivit Mathilde Panot dont le groupe n’accordera pas sa confiance à François Bayrou.
«Les députés de mon groupe voteront pour la stabilité», assure Gabriel Attal
L’ex-Premier ministre Gabriel Attal prend la parole après Marine Le Pen. Le président du groupe Ensemble pour la République dénonce le «mépris absolu» de ceux qui appellent à faire revoter «comme si les Français avaient mal voté». «Le compte à rebours a commencé», met en garde le député : «La France devra avoir un budget le 31 décembre».
«Les députés de mon groupe voteront pour la stabilité», avance Gabriel Attal qui explique que l’objectif de son parti politique est de «protéger la France pour qu'elle reste debout». «Nous serons toujours en première ligne pour une France debout», ajoute le député qui ne nie pas les «désaccords» avec le gouvernement de François Bayrou.
«Dirigeants de droite comme de gauche vous êtes coupables», lance Marine Le Pen
C’est maintenant au tour de Marine Le Pen de venir s’exprimer devant les députés. «Dirigeants de droite comme de gauche vous êtes coupables», lance la patronne du Rassemblement national. «Vous ne pouvez pas pleurer devant les caméras les conséquences des méfaits que vous avez vous même commis», ajoute la députée.
Marine Le Pen qui veut «préparer la grande alternance» assure ne pas appeler à la «destitution» du président de la République mais met en garde contre l’«enlisement institutionnel du pays». La solution pour la patronne du RN : la «dissolution». «Le président n’a qu’une possibilité, convoquer de nouvelles élections», assure Marine Le Pen.
Eric Ciotti réclame la «dissolution» ou la «démission»
Eric Ciotti à la tête de l’Union des droites pour la République dispose de 10 minutes pour répondre au Premier ministre qu'il accuse d'être «avec Emmanuel Macron, les artisans de la débâcle française». «Vous craquez des allumettes sur des flaques de kérosène depuis huit ans, mais nous devrions vous faire confiance pour éteindre l'incendie ?», interroge Éric Ciotti. Son parti ne votera «pas la confiance au président Macron» a déclaré le député qui réclame la «dissolution ou la démission».
Un projet de budget «ni fort ni juste» pour les Communistes
Stéphane Peu à la tête du groupe de la Gauche démocrate et républicaine - Communistes estime que le projet de budget de Francois Bayrou «n’est ni fort ni juste». Il accuse le Premier ministre d’utiliser «la dette pour effrayer les français».
La majorité des députés LIOT n'accordera pas sa confiance à François Bayrou
Laurent Panifous est lui aussi monté au perchoir de l’Assemblée nationale pour donner la réponse du groupe LIOT (Groupe Libertés, indépendants, outre-mer et territoires) à François Bayrou. Il souligne d’abord un «désaccord sur la méthode» notamment concertant la présentation du budget le 15 juillet dernier, après la fin de la session parlementaire. Rappelant de «nombreuses incompréhensions», Laurent Panifous affirme qu’une «large majorité des députés du groupe LIOT n'accordera pas la confiance» à François Bayrou. Toutefois, le président du groupe LIOT appelle à ne pas dissoudre l'Assemblée nationale.
Le groupe Horizons «votera bien évidemment en faveur de la stabilité»
Fondé par Edouard Philippe, le parti Horizons est représenté par Paul Christophe. «La situation financière de la France est plus que préoccupante», lance le député qui insiste : «le temps que nous perdons aujourd’hui, nous le paierons demain, nos enfants le paieront». Paul Christophe dit «saluer l’exercice de responsabilité et de transparence de notre Premier ministre et ses prédécesseurs». «Le groupe horizons et Indépendants votera bien évidemment en faveur de la stabilité», a conclu le député.
«Nous voterons en faveur de votre déclaration», affirme Marc Fesneau pour le MoDem
Après quelques minutes de suspension de séance, la discussion à l’Assemblée nationale reprend. C’est au tour de Marc Fesneau qui représente le MoDem, le parti de François Bayrou, de prendre la parole. Le député appelle à «dialoguer dans le respect» et invite à avoir le «courage de voir la vérité en face». «Nous voterons en faveur de votre déclaration», ajoute le proche du Premier ministre selon qui «la dette, est le combat de la vie de François Bayrou».
Ce qu’il faut retenir du discours de François Bayrou devant les députés
François Bayrou s’est exprimé pendant presque 45 minutes devant les députés ce lundi 8 septembre. La déclaration de politique générale est une première étape obligatoire avant l’organisation du vote de confiance. Retrouvez ce qu’il faut retenir du discours du Premier ministre dont la tête est mise à prix juste ici.
«Pour sortir de l’impasse, le président n’a d’autre choix que d’accepter une cohabitation», pour les Ecologistes
Cyrielle Chatelain, porte-parole des Écologistes, répond à son tour à François Bayrou. «Personne ne peut imposer sa politique sans tomber», assure la députée selon qui «pour sortir de l’impasse, le président n’a d’autre choix que d’accepter une cohabitation». «Nous remplacerons l’austérité par la justice fiscale», s’engage Cyrielle Chatelain.
«Je ne demande jamais aux députés de mon groupe de voter contre leur conscience», affirme Laurent Wauquiez
Laurent Wauquiez, patron des députés Les Républicains prend la suite de Boris Vallaud (PS). Le «gouvernement est sur le point de tomber, personne ne peut s’en réjouir», déclare le député qui dit s’inquiéter de «la voie de l’instabilité». Laurent Wauquiez a eu un mot pour Jean-Luc Mélenchon, leader des Insoumis, affirmant que «l'extrême gauche est le premier danger pour notre république française».
Le député est allé dans le même sens que François Bayrou déclarant que «la situation budgétaire appelle un sursaut». S’il se dit d’accord sur le principe du budget présenté par le Premier ministre, Laurent Wauquiez cite deux mesures contre lesquelles il s’oppose : des «augmentations d'impôts déguisées» et la «suppression de deux jours fériés».
«Je ne demande jamais aux députés de mon groupe de voter contre leur conscience», a lancé Laurent Wauquiez ajoutant que certains au sein des Républicains «voteront contre sans grande conviction et ce sera (son) choix et d’autres qui ne voteront pas pour».
«C’est désormais à la gauche arrivée en tête de gouverner», lance Boris Vallaud (PS)
Boris Vallaud (Parti socialiste) est le premier à venir s’exprimer devant ses collègues et le Premier ministre en réponse à sa déclaration de politique générale. «De quoi votre plan est-il le nom ? de la souffrance humaine», dénonce le socialiste. «Nous sommes au regret de ne pas pouvoir vous faire confiance», déclare Boris Vallaud qui rappelle que le PS n’accordera pas sa confiance à François Bayrou.
«Nos choix ne sont pas les vôtres mais ils sont ceux des Français», lance le député qui affirme que «c’est désormais à la gauche arrivée en tête de gouverner» rappelant le résultat des élections législatives anticipées de l’été 2024. Il affirme que les socialistes sont «prêts, avec la gauche et les écologistes, à gouverner et à rechercher dans un même élan la stabilité politique et la justice fiscale, sociale, territoriale».
"C'est au Parlement, sur la base de nos propositions, sans recours au 49.3, que nous chercherons des majorités", affirme @BorisVallaud. Et de lancer à Emmanuel Macron : "Nous sommes prêts, qu'il vienne nous chercher."#DirectAN #VoteDeConfiance pic.twitter.com/wNbbxq8QFF
— LCP (@LCP) September 8, 2025
Chacun des groupes politiques va désormais prendre la parole
François Bayrou a fini sa déclaration de politique générale. C’est maintenant au tour des porte-paroles des onze groupes politiques qui composent l’Assemblée nationale de s’exprimer. Le temps de parole est réparti selon le nombre de députés. Voici les députés qui vont s’exprimer :
- Parti socialiste (Boris Vallaud pendant 10 minutes)
- Droite républicaine (Laurent Wauquiez, 15 minutes)
- Les Écologistes (Cyrielle Chatelain, 10 minutes)
- Les Démocrates - Modem (Marc Fesneau, 15 minutes)
- Horizons (Paul Christophe, 10 minutes)
- Liot (Laurent Panifous, 10 minutes)
- Groupe de la Gauche démocrate et républicaine - Communistes (Stéphane Peu, 10 minutes)
- Union des droites pour la République (Éric Ciotti, 10 minutes)
- Rassemblement national (Marine Le Pen, 15 minutes)
- Ensemble Pour la République (Gabriel Attal, 13 minutes et pas 35 comme son temps de parole le lui permet)
- La France insoumise (Mathilde Panot, 10 minutes)
- Un député non-inscrit (Philippe Bonnecarrère, 5 minutes)
«Il y a un chemin pour la France, celui de la vérité partagée et du courage qu'on choisit ensemble», lance François Bayrou
«Il y a un chemin pour la France, celui de la vérité partagée et du courage qu'on choisit ensemble», a conclu François Bayrou devant l’Assemblée nationale au terme de son discours de politique générale.
EN DIRECT | Déclaration de politique générale du Premier ministre, François Bayrou, à l’Assemblée nationale. https://t.co/arjH8hI6vc
— Gouvernement (@gouvernementFR) September 8, 2025
Le vote de confiance, l’«article premier du contrat démocratique» pour François Bayrou
François Bayrou défend son recours à l’article 49.1, celui qui organise le vote de confiance. Il dit croire qu’il faut «requérir le soutien du pays lorsqu’il faut agir». C’est pour lui l’«article premier du contrat démocratique». Selon le Premier ministre, il est nécessaire de «vérifier cet accord de fond auprès des français ou de leur représentant chaque fois que nécessaire»
François Bayrou met en garde contre le «tohu-bohu»
«Vous avez le pouvoir de renverser le gouvernement» mais pas «d'effacer le réel», lance Bayrou aux députés. «C’est la division qui menace de l’emporter», ajoute le Premier ministre qui accuse les oppositions de «préparer un tohu-bohu».
«Un pays comme le notre a besoin d’investisseurs privés», assume le Premier ministre
François Bayrou évoque ensuite la question de la taxation des plus hauts revenus. «Un pays comme le notre a besoin d’investisseurs privés», assume le Premier ministre, ajoutant que «les 1% des plus hauts contribuables assument une large part de l'investissement privé». Selon lui, dans un «monde de frontières ouvertes», la «réplique est simple et immédiate : ils déménagent», explique le chef du gouvernement, ajoutant sous les cris des députés, que ce type de fiscalité est «interdit par le Conseil constitutionnel».
S'il refuse une fiscalité «confiscatoire» pour les plus riches, François Bayrou appelle à «trouver un type de contribution qui fasse que les très hauts revenus et les très hauts patrimoines soient appelés à participer spécifiquement à l’effort national». Le chef du gouvernement cite aussi un «travail en profondeur» concernant les mesures «contre l'optimisation fiscale», «bien que judiciairement correcte, moralement discutable».
«Je suis d’accord pour vérifier mesure par mesure s’il y a des anomalies, des injustices au détriment de nos compatriotes», affirme François Bayrou
François Bayrou évoque la question de l’immigration devant l’Assemblée nationale. Il dit avoir déclaré «être d’accord pour vérifier mesure par mesure s’il y a des anomalies, des injustices au détriment de nos compatriotes» évoquant «l’Aide médicale d’état (AME)».
«Les jeunes se sentent génération sacrifiée», lance le Premier ministre
François Bayrou défend des «efforts modérés» : «dépenser moins que prévu» ou «freiner les dépenses». Le Premier ministre estime que «nous avons rompu le contrat entre génération» ajoutant que «les jeunes se sentent génération sacrifiée». «Que les plus avancés en âge unissent leur efforts pour alléger la charge des jeunes», invite François Bayrou.
François Bayrou qualifie la situation de la France d«'hémorragie»
«Un euro de déficit est un euro de dette supplémentaire», argumente François Bayrou qui a pris la parole devant l’Assemblée nationale à 15 heures cet après-midi. «Ce sont donc des dépenses obligatoires improductives», poursuit-il. «Pas un emploi de plus, pas un service amélioré, pas un équipement mis en place (...) notre pays travaille, croit s’enrichir et tous les ans s’appauvrit un plus», a ajouté François Bayrou qui compare la situation de la France à une «hémorragie».
«Le pronostic vital est engagé», lance François Bayrou
A quelques heures du vote de confiance, François Bayrou a pris la parole. Après avoir listé ce qu’il qualifie de «questions importantes», le Premier ministre est revenu sur le budget. Une «question vitale» pour le chef du gouvernement. «Le pronostic vital est engagé», selon lui. «La France n'a pas connu de budget en équilibre depuis 51 ans», a rappelé François Bayrou.
«La production, c’est (...) une urgence nationale», déclare François Bayrou
«La production, c’est (...) une urgence nationale», a déclaré François Bayrou devant les députés. Le Premier ministre dénonce un «pays qui produit moins que les autres» malgré des efforts dans la «création d’entreprises, dans l’emploie, l’investissement avec France 2030».
François Bayrou : «je l’ai voulu ce rendez-vous».
François Bayrou prend la parole devant les députés pour cette déclaration de politique générale qu’il qualifie d’«épreuve de vérité comme chef de gouvernement». Le Premier ministre l’assure : «je l’ai voulu ce rendez-vous».
François Bayrou arrive à l’Assemblée nationale avant le vote de confiance
François Bayrou arrive tout juste à l’Assemblée nationale. Le Premier ministre va monter au perchoir pour prononcer sa déclaration de politique générale. Il n’est pas limité en temps. Puis un porte-parole de chacun des onze groupes politiques de l’Assemblée nationale prendra la parole pour une durée totale d’environ 2h20. Enfin, le vote devrait avoir lieu aux alentours de 19 heures.
Jean-Luc Mélenchon et Marine Tondelier assisteront au vote de confiance
Le leader des Insoumis, qui n’est pas député, assistera à la déclaration de politique générale de François Bayrou cet après-midi. Dans les tribunes de l’Assemblée nationale on retrouvera aussi la secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier.
Les oppositions se mettent en ordre de bataille avant la déclaration de François Bayrou
L’actuel Premier ministre doit prononcer sa déclaration de politique générale, aujourd’hui à 15 heures. Avant cela, les oppositions ont déjà pris la parole pour exprimer la position retenue par leur camp politique. Manuel Bompard, député la France insoumise des Bouches -du-Rhône, estime qu’«il faut tourner la page de cette politique». Souhaitant aller plus loin, le député insoumis considère que «si on veut un changement de politique, ça passe par le départ du président de la République». Le Rassemblement national s’est lui aussi exprimé par la voix de son président, Jordan Bardella. Pour le député européen, le gouvernement a «décidé de lui-même de chuter». Laurent Wauquiez, chef des file des députés Les Républicains au Palais Bourbon, affirme que les députés LR auront une «liberté de vote», tout en indiquant voter «pour sans enthousiasme».
En parallèle, les Républicains se sont réunis ce lundi midi à l’Assemblée nationale quelques heures avant le vote de confiance. Les socialistes, eux aussi, se sont retrouvés à 14 heures selon BFMTV. Quant aux écologistes, ils se sont réunis dès dimanche soir afin de se préparer à tous les scénarios «y compris l’hypothèse d’une dissolution rapide», précise le parti dans un communiqué.
Les Écologistes sont prêts.
— Marine Tondelier (@marinetondelier) September 8, 2025
À la nomination d’un Premier ministre de gauche et / ou Écologiste, ce qui est notre priorité.
Et à une éventuelle dissolution si elle devait arriver.
Communiqué ⤵️ pic.twitter.com/Rm9Ss2Em1i
François Bayrou part de Matignon
François Bayrou vient de partir de Matignon. Le Premier ministre est en chemin pour l'Assemblée nationale où il prononcera un discours de politique générale. Le vote de confiance se déroulera ensuite sur la base de cette prise de parole.
Qui sont les favoris pour remplacer François Bayrou ?
Les rumeurs vont bon train concernant le profil de celle ou celui qui pourrait remplacer François Bayrou en cas de chute du gouvernement. Les noms des ministres Sébastien Lecornu (Armées), Gérald Darmanin (Justice), Catherine Vautrin (Travail et Santé) et Eric Lombard (Économie) ont circulé. Le président LR des Hauts-de-France Xavier Bertrand ainsi que l'ex-chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian sont aussi envisagés. D’autres se sont portés candidat comme Olivier Faure, à la tête du PS.
Emmanuel Macron veut «aller vite» en cas de chute du gouvernement Bayrou
Si le gouvernement de François Bayrou venait à être renversé - l’issue la plus probable de ce vote de confiance - Emmanuel Macron souhaite «aller vite» pour le remplacer, selon un macroniste historique (AFP). «Il l’a déjà dit par le passé», a cependant nuancé un autre proche. Pour rappel, entre la démission du gouvernement et Gabriel Attal, le 8 juillet 2024 et la nomination de Michel Barnier, le 21 septembre, 67 jours s’étaient écoulés. «Je n’ai pas l’impression qu’il ait tranché», a ajouté un ministre. Le suspense devrait donc planer un certain temps.
Quel est le mode de scrutin du vote de confiance ?
A l’inverse d’une motion de censure, les votes blancs, nuls et les abstentions ne sont pas pris en compte dans le décompte des voix d’un vote de confiance. La motion de censure ne peut être adoptée seulement si elle obtient la majorité absolue des membres de l’Assemblée nationale, soit au moins 289 sur les 577 qui la composent. Tandis que lors d’un vote de confiance, le Premier ministre doit réunir la majorité absolue des suffrages exprimés pour obtenir la confiance de l’Assemblée nationale.
Pourquoi François Bayrou a-t-il sollicité un vote de confiance sur le budget 2026 ?
Souvenez-vous, François Bayrou a annoncé le recours à l'article 49 alinéa 1 de la Constitution le 25 août. Aucun Premier ministre n’avait sollicité de vote de confiance depuis 2022, tant l’Assemblée nationale était morcelée. Le chef du gouvernement a dit vouloir provoquer un «électrochoc» concernant la dette publique de la France. Selon lui, s’il a mis son gouvernement en jeu, c’est «pour que tout le monde se rende compte de la situation» budgétaire. François Bayrou se savait menacé par une motion de censure à l’automne sur le budget 2026. Il a donc décidé de mêler son destin à celui du projet de loi de finances pour l’année prochaine.
Qu’est-ce qu’un vote de confiance ?
Le vote de confiance est un outil prévu par la Constitution. Le Premier ministre engage devant l’Assemblée nationale la responsabilité de son gouvernement. Il doit obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés. Dans ce cas, le chef du gouvernement fort de la confiance des députés reste en place. A l’inverse, sans soutien des députés, le gouvernement tombe. François Bayrou devra alors remettre la démission de son gouvernement à Emmanuel Macron.
Le 42e vote de confiance de la Ve République
Jamais un gouvernement n’est tombé dans l’histoire de la Ve République sous le coup d’un vote de confiance. Jusqu’à présent il a été utilisé 41 fois mais depuis cinq ans, pas un seul Premier ministre n’en a fait usage. Face à l’absence de majorité au sein de l’Assemblée nationale, les précédents chefs de gouvernement ont préféré faire l’impasse sur cette pratique.
Le discours de politique générale lu aussi au Sénat
L’Assemblée nationale comme le Sénat sont convoqués en session extraordinaire à partir de ce lundi 8 septembre alors que la rentrée des parlementaires était initialement prévue le 1er octobre. La ministre de l’Education nationale, Elisabeth Borne, la numéro 2 du gouvernement dans l’ordre protocolaire, lira le discours de François Bayrou simultanément à la déclaration de politique générale du Premier ministre. Puis les groupes politiques prendront la parole au Sénat comme à l’Assemblée nationale. En revanche, seuls les députés prendront part au vote de confiance.
🛎️ Le Parlement est convoqué en session extraordinaire à compter du 8 septembre 2025.
— Assemblée nationale (@AssembleeNat) August 28, 2025
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Le vote de confiance est attendu vers 19 heures à l’Assemblée nationale
Il faudra être patient. Après la déclaration de politique générale de François Bayrou devant les députés, un orateur choisi par chacun des onze groupes politiques que compte l’Assemblée nationale prendra la parole. Le temps accordé est proportionnel au nombre de députés. Le Premier ministre dispose de la possibilité de répondre à ces déclarations. Le vote se déroulera ensuite aux alentours de 19 heures dans les salons voisins de l’Hémicycle pour une durée de 30 minutes. Chaque député votera sur une machine, pour, contre ou pourrait aussi choisir de s’abstenir. Puis, le résultat sera annoncé vers 19h30.
François Bayrou prendra la parole à 15 heures ce lundi à l’Assemblée nationale
François Bayrou est attendu à 15 heures à l’Assemblée nationale. Le Premier ministre va prononcer un discours de politique générale concernant son projet de budget pour l’année 2026. Puis un représentant de chacun des onze groupes à l’Assemblée nationale se présentera au perchoir. Le temps de parole est calculé en fonction du nombre de députés. Ces échanges seront suivis d’un vote de confiance, le premier depuis cinq ans. Le Béarnais risque sa place. S'il n’obtient pas la majorité absolue des suffrages exprimés, il devra remettre sa démission à Emmanuel Macron.



















