En Bourse, les actions de la cybersécurité ont de belles perspectives de hausse à long terme… Et pour 2026 ? SMS frauduleux, e-mails piégés, appels téléphoniques suspects… Les tentatives de cyberattaque se multiplient et s’invitent désormais dans notre quotidien. Les cybercriminels usurpent l’identité d’une banque, d’un livreur ou encore d’un opérateur de péage pour soutirer quelques euros… ou bien davantage. «Derrière ces pratiques devenues presque banales se cache une réalité bien plus structurante : le cybercrime s’est transformé en une véritable industrie», relève Aurélien Lux, analyste financier chez Galilee AM. Le développement du Cybercrime-as-a-Service (CaaS) en est l’illustration la plus marquante.

En industrialisant les attaques, il les rend accessibles, scalables et quasi standardisées. Cette mutation s’accompagne de l’émergence d’une économie criminelle complète : outils malveillants, accès à des infrastructures, kits d’attaque prêts à l’emploi… «tout se loue ou s’achète. Les modèles de Ransomware-as-a-Service (RaaS) ou de Phishing-as-a-Service (PhaaS) reprennent d’ailleurs les codes du SaaS traditionnel qu’ils détournent. Les chiffres donnent la mesure du phénomène : le coût global de la cybercriminalité pourrait atteindre près de 10 000 milliards de dollars en 2025, en intégrant pertes financières, rançons, interruptions d’activité et coûts de remédiation», souligne l’expert.

En Bourse, les actions du secteur de la cybersécurité ont subi des turbulences mais les besoins n’ont jamais été aussi élevés

Dans ce contexte, le contraste avec les marchés financiers est saisissant. Longtemps considérées comme l’un des piliers les plus prometteurs de la tech cotée, les entreprises de cybersécurité traversent une période de turbulences boursières. «Depuis le début de l’année, la thématique a été chahutée, pénalisée notamment par les interrogations sur sa capacité à négocier le virage de l’intelligence artificielle. L’émergence de nouveaux modèles, portée par des acteurs comme Anthropic, nourrit l’idée d’une rupture technologique susceptible de rebattre les cartes», indique Aurélien Lux.

Et pourtant, ce désamour des marchés contraste avec la réalité opérationnelle, selon lui. Les besoins en cybersécurité n’ont jamais été aussi élevés. L’intelligence artificielle ne se contente pas de renforcer les défenses : elle accélère également les offensives malveillantes, en simplifiant et en automatisant la conception d’attaques. En 2025, le nombre d’attaques menées à l’aide de l’IA a bondi de 89%, illustrant l’ampleur du basculement en cours.

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Pour autant, ces turbulences «ne remettent pas en cause les fondamentaux de la thématique. La montée en puissance de l’IA, la démocratisation des data centers et la dispersion géographique du stockage des données renforcent structurellement les besoins en cyberdéfense. Dans ce contexte, le repli récent des valorisations pourrait constituer un point d’entrée intéressant pour les investisseurs», juge Aurélien Lux. D’un point de vue boursier, l’Indicateur Thématique Galilee (ITG) Cybersécurité affiche un recul de -3,7% depuis le début de l’année, en deçà des attentes. La dynamique de fond demeure toutefois solide, avec une croissance annualisée du chiffre d’affaires de +11 % sur trois ans et une progression des bénéfices par action de +23%. Avec un PER (valeur en Bourse rapportée aux profits attendus sur 12 mois, jauge traditionnelle du degré de cherté des actions) estimé autour de 22 fois et une volatilité sur un an de 23%, le segment conserve un profil typique growth (croissance).

Pour s’exposer à cette thématique (investir sur les actions de la cybersécurité), plusieurs approches sont possibles selon le profil d’investisseur. Les adeptes du stock picking (la sélection d’actions au cas par cas) peuvent se tourner vers «des valeurs emblématiques telles que Palo Alto Networks, CrowdStrike ou Fortinet», relève Aurélien Lux. Ceux privilégiant une approche diversifiée «peuvent opter pour des fonds et ETF spécialisés, comme le fonds Pictet Security ou l’ETF iShares Digital Security, afin de capter plus largement le potentiel de la thématique», indique l’analyste. Les lecteurs de Capital et de sa lettre d’investissement Momentum (une lettre Bourse basée sur l’analyse technique et l’analyse financière, donnant à ses lecteurs des recommandations d’achat ou de vente quotidiennes sur les actions) ont pu profiter ces dernières années de nos conseils d’investissement en Bourse sur le secteur de la cybersécurité. En choisissant un abonnement d’un an, 5 mois sont offerts. Pour en profiter, il suffit de cliquer sur le lien ci-après.