« Mettons l’IA au travail », clame le slogan d’IBM. A sa manière, le département des ressources humaines du géant américain du numérique (62 milliards de dollars de chiffre d’affaires, 288 000 salariés fin 2023) applique cette devise, à tous ses effectifs, y compris ceux de sa filiale française. Depuis plusieurs années, WatsonX, sa plateforme phare d’intelligence artificielle, fait chauffer ses réseaux de neurones pour statuer sur d’éventuelles augmentations de salaire, et ce individuellement, pour chacun des employés de l’entreprise.

Les syndicats déplorent l'opacité du cerveau artificiel

Pour livrer son verdict - en substance, le pourcentage d'augmentation qui peut être accordé -, WatsonX s’appuie selon nos informations sur une quarantaine de critères, parmi lesquels figurent notamment l’ancienneté du salarié, l’écart entre sa propre rémunération et la moyenne estimée à son poste sur le marché, son niveau de performance, ses compétences stratégiques et leur degré de rareté ou encore, le risque que l’employé démissionne si son salaire stagne.

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