
Licenciements en cascade chez Meta. Le géant américain du Web, propriétaire de Facebook et Instagram, a mis à la porte une vingtaine de ses employés en raison de fuites d’informations. Le groupe de Mark Zuckerberg a en effet mis fin à la collaboration d’une vingtaine de ses salariés car ces derniers avaient communiqué des informations internes sur des produits ou des réunions, à des contacts extérieurs, principalement à la presse, comme le rapporte BFMTV.
«Nous le disons aux employés lorsqu'ils rejoignent l'entreprise, et nous leur rappelons périodiquement, qu'il est contraire à notre règlement de divulguer des informations internes, quelle que soit l'intention», a déclaré Dave Arnold, porte-parole de l’entreprise, ce jeudi 27 février, en précisant que Meta a pris cette décision après avoir mené une enquête. «Nous nous attendons à ce qu’il y en ait d’autres», a-t-il ajouté.
Rapprochement avec les positions de Donald Trump
Le site américain The Verge fait partie des médias qui ont relayé les propos de Mark Zuckerberg lors d’une réunion fin janvier, au cours de laquelle le dirigeant avait notamment dit à ses équipes «d’attacher leur ceinture» et de se préparer à une année «intense». Le patron de Meta s’était également emporté contre les fuites d’informations et avait défendu un «partenariat productif» avec le gouvernement américain pour «défendre» les intérêts du pays.
Depuis la réélection de Donald Trump, Mark Zuckerberg a multiplié les avances à l’égard de celui qui le menaçait l’été dernier de «prison à vie», à cause de son exclusion de Facebook en janvier 2021, quand il avait encouragé l’assaut du Capitole. Depuis, le patron de Meta a dîné avec le républicain à plusieurs reprises, il a fait un don d’un million de dollars pour sa cérémonie d’investiture le 20 janvier et nommé plusieurs de ses alliés à des postes clés. Il a aussi mis fin aux programmes conçus pour favoriser la diversité du personnel et à la vérification des faits sur les plateformes de Meta aux États-Unis.
Les règles de modération des contenus sur Facebook et Instagram ont été assouplies : davantage d’insultes et d’appels à l’exclusion des femmes et des personnes LGBT + des institutions sont désormais autorisés. Autant de mesures alignées avec les vues conservatrices du président et de ses alliés, comme Elon Musk.


















