Quand avez-vous découvert le plaisir de lire ?

Michel-Édouard Leclerc : Mes parents pensaient, à juste titre, que la culture élève. Tout petit, j’avais accès à la bibliothèque familiale. On avait le droit de tout lire ! J’ai découvert très jeune la bande dessinée – que j’aime toujours énormément, mais ce n’est pas une passion exclusive –, à travers des revues comme Tintin, Pif Gadget, L’Illustration et L’Assiette au beurre. Je me souviens aussi des pages de strips que je découpais dans les quotidiens pour en faire des albums… Cette habitude ne m’a d’ailleurs pas quitté : je continue à coller, assembler, annoter des choses lues ou vues, dans de multiples carnets !

Vos lectures nourrissent-elles votre pratique de dirigeant ?

La littérature foisonne d’études de cas qui peuvent alimenter la réflexion et conduire l’action. Elle structure la pensée, développe la sensibilité et ouvre au monde. En tant qu’homme d’action, je dois tout à la littérature. La force d’un chef d’entreprise consiste à être visionnaire, mais aussi à embarquer les autres. Il faut donc escalader la montagne et regarder ce qui nous entoure, les hommes et les choses. La fiction aide à voir plus loin et à aborder cette variété avec subtilité, loin d’une pensée qui catégorise, qui catalogue et qui enferme.

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