
A partir de combien d'enfants une famille peut-elle être considérée comme «nombreuse» ? On vous invite à lancer le débat autour de vous. Peu, on s'en doute, avanceront un chiffre inférieur à trois. D'autres placeront peut-être le curseur sur 4, voire 5. Personne, cependant, ne vous répondra «106». Et pourtant. 106, c'est bien le nombre d'héritiers que le milliardaire Pavel Durov affirme avoir. Evidemment, pour atteindre un tel nombre de bouches à nourrir, il faut avoir fait preuve d'un véritable don de soi. Ou de sperme, en l'occurrence, le cofondateur de la messagerie Telegram étant inscrit aux fichiers des donneurs de douze pays.
Sur ces 106 têtes blondes enregistrées, Durov n'en élève «que» six officiellement, nés de trois femmes différentes précise Le Point, qui a publié un entretien exclusif avec l'homme d'affaires russe de 40 ans. Mais celui-ci affirme ne faire aucune différence : «Ils sont tous mes enfants et auront tous les mêmes droits !» Ils vont être servis : leur géniteur prévoit en effet de leur léguer, de son vivant, une fortune de 17,1 milliards de dollars, et ce de façon équitable – soit plus de 160 millions de dollars chacun.
Ils ne pourront pas toucher à cet argent avant juin 2055
Mais attention : Pavel Durov a assorti cette donation d'une condition à laquelle les héritiers ne devront pas déroger. Ils ne pourront en effet profiter de cette somme qu'à partir de leur 30e anniversaire, et ils ne pourront pas la réclamer avant le 19 juin 2055. Pour le milliardaire, cette contrainte va imposer à ses enfants de «se construire par eux-mêmes», veut-il croire : «Je ne veux pas qu’ils soient dépendants d’un compte en banque» explique-t-il.
Pour rappel, le patron de Telegram est mis en examen depuis août 2024 par la justice française pour 17 chefs d'inculpation. Il est notamment poursuivi pour la gestion de sa messagerie cryptée, accusée de favoriser les activités criminelles (trafics de drogue, partages de contenus pédopornographiques...) Des accusations que Durov juge «absurdes» : «Ce n’est pas parce que des criminels utilisent notre messagerie parmi tant d’autres que cela fait de ceux qui la dirigent des criminels...», ajoutant que «rien n’a jamais été prouvé».

















